Le premier adjoint au maire, Bruno Julliard, affirme que leur complicité d’antan s’est dégradée et se révèle être aujourd’hui une incompatibilité.

Des débats houleux aboutissant à de vifs désaccords semblent avoir séparé la maire et son adjoint.  Ce dernier, ayant mûri sa décision tout l’été, a présenté sa démission le lundi 17 septembre  tout en refusant sa proposition de devenir son directeur de campagne pour les élections municipales de 2020.

La maire de Paris, élue depuis 2014, collectionne les critiques de toutes parts. Face à la mauvaise gestion de la mairie de Paris, les opinions convergent ; c’est Anne Hidalgo le problème. Son mandat est caractérisé par une politique traitant les maux et non les symptômes.

Les critiques houleuses

Désireuse de faire participer Paris aux jeux olympiques de 2024, la maire, qui dispose d’un agenda truffé de rencontres et voyages étrangers, ne fait qu’accumuler du retard dans la gestion de sa ville. Ces faits font jaser et donnent aux membres de sa majorité ainsi qu’aux parisiens l’impression d’avoir été abandonnés.

De nombreuses plaintes comme l’augmentation de la population des rats remontés en surface depuis la crue de la Seine en 2016 ainsi que le non entretien des espaces verts et des poubelles inquiètent les parisiens.

La fragilité de son bureau suite à la démission de son premier adjoint est notable. Son erreur a surement été son autoritarisme et son envie de tout faire par elle-même. Elle aurait dû déléguée à son directeur de cabinet la tâche de mettre fin aux provocations du clan Delanoë dans l’ombre de qui elle avait eu du mal à s’épanouir.  En réponse à la démission de Julliard, elle affirme devoir « aller de l’avant », mais affiche un air de paranoïa, en mettant à la porte le staff de ce dernier qu’elle soupçonne de manigances avec Bertrand Delanoë.

Pour bon nombre de ses diffamateurs,  elle incarne l’autoritarisme excessif et  la gestion désastreuse. Très vite, les critiques ont donné lieu à ce qu’on appelle « le Hildoga Bashing ». Surnommée « la reine des bouchons », la « Pasionaria du social » ou encore « sainte Anne du « Bon Accueil » par ces derniers, elle bénéficie néanmoins du soutien de certains élus comme  le député « UDI, Agir et Indépendants » et conseiller de Paris, Pierre-Yves Bournazel. Il l’a décrit comme une  femme « trop autoritaire » ayant une « méthode de gouvernance trop verticale, lui donnant parfois l’impression d’avoir toujours raison » mais refuse néanmoins de participer au « Hidalgo bashing ».

« C’est une combattante» affirme-t-il. La maire, quant à elle, se plaint de ses détracteurs en jouant la carte de la misogynie ; se plaignant de tant de critiques parce que femme, elle est. Cependant cette affirmation de sa part ne fait que renforcer les coups de gueule à son égard.

Les déboires répétitifs

Le grand coup porté à son mandat, c’est l’affaire Vélib qui a valu à la maire une accusation pour favoritisme. De plus, face aux élections présidentielles 2017 approchant à grands pas, et à ce qu’elle pensait imminente, la candidature de François Fillon qui aurait pu annulée certains projets dont les siens, la maire a vite voulue allée en besogne.

Ces écarts de conduites auraient puis finir par passer inaperçus, mais les catastrophes ayant suivis comme la catastrophe industrielle de Vélib et les mises en examen n’ont rendu les parisiens et les élus que plus amers.

Du côté de la gestion de l’administration, ayant jugé le gouvernement Hollande trop technocrate, elle décide de faire confiance à ses intuitions et rien d’autre. Bruno Julliard a admis dans de sens que « ses décisions parfois trop fixes ont beaucoup servi sur certains sujets».

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