Le mois de septembre, celui de la rentrée politique est passé, ou presque. Les actions et les calendriers des associations sont déjà enclenchés, comme à son habitude, le mouvement LGBT+, ses différents acteurs, reprend ses activités après une pause estivale marquée par le succès des 10e Gay Games de Paris.

Il faut saluer les actions des bénévoles et des organisatrices et organisateurs de cet événement, où plus de 10 000 personnes du monde entier se sont retrouvées pour des compétitions sportives inclusives, ouvertes à tou·te·s, en faisant la démonstration du succès de cette manifestation. Une manifestation que Paris a pu accueillir grâce à la mobilisation, pour l’attribution de l’organisation de ces jeux, de la majorité municipale, de la région francilienne — dirigée alors par une majorité socialiste, communiste et écologiste — et du gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

Après cette pause donc, une actualité n’échappe à personne : la probable prochaine ouverture de la PMA à toutes les femmes. Du gouvernement et du parlement, objectivement, les signes semblent au vert. Les avis et les publications de diverses autorités et organismes sont sortis, notamment celui du CCNE et des états généraux de la bioéthique. Les déclarations du Premier ministre et de divers députés de la majorité marchiste, bien que peu prompts à défendre la mesure, donnent le sentiment qu’elle est avalisée de l’Élysée à l’Hôtel de Lassay. Et pourtant…

Pourtant, la réalité de la PMA, avec notamment l’obligation d’aller à l’étranger, en Belgique ou Espagne, pour un acte médical refusé en France, ou le recours à des circuits parallèles qui peuvent mettre en danger la vie des femmes qui y recourent, reste largement déconsidéré.

Pourtant cette ouverture de la PMA à toutes les femmes, annoncée, proposée, et finalement jamais réalisée par la majorité socialiste ; promise, annoncée, portée du bout des lèvres par la majorité marchiste semble destinée à être une arlésienne. L’extrême droite et la droite réactionnaire continuent à en faire un épouvantail commode, à travers leurs mensonges et leurs postures cyniques. Et le groupe majoritaire n’y échappe pas.

Pourtant les groupuscules obscurantistes qui ont fait leurs armes en 2013, retrouvent de la vigueur et recommencent à polluer les ondes avec leurs discours caricaturaux en diffusant à nouveau leurs présentations tronquées et mensongères sur la PMA.

Et pourtant HES n’entend pas baisser les bras. Elle ne considère pas ce combat comme gagné par avance. et comme elle a refusé d’avliser l’abandon de la PMA précdémment, elle refuse de donner un blanc-seing au gouvernement, pour sa seule volonté affichée d’ouvrir la PMA. Comme l’ensemble des Français·es et des militant·e·s des droits humains, nous attendons des faits, car seule l’action politique compte.

Lennie Nicollet,

président d’HES·Socialistes LGBT+

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