Les avocats ont décidé de montrer leurs mécontentements en entrant en grève. Mouvement assez exceptionnel pour ce corps de métier dont les revendications sont nombreuses, mais les actions de plus faible ampleur.

Un mécontentement qui atteint sa limite

La grève des robes noires n’est pas isolée, elle rejoint celle des retraites et des différents corps de métier qui sont en grève depuis plusieurs semaines. Il s’agit pour eux de faire entendre leurs revendications face à un nouveau système qu’ils estiment injuste et mauvais. Ils refusent de cotiser plus pour toucher moins à la retraite.

Le mouvement est rarissime, car ces professionnels de la justice ont décidé d’arrêter de travailler pour faire grève. Il ne s’agit pas d’une grève partielle avec une continuité de l’activité, mais d’un blocage de nombreuses actions juridiques nécessitant leurs présences. Les avocats demandent à ne pas doubler des cotisations pour gagner moins à la retraite. Injuste, ce mode de calcul mettrait également en péril des petits cabinets d’avocats qui n’auront pas à terme les moyens d’augmenter leurs cotisations. Ces hausses auront des impacts sur les clients, dont la défense pourra ainsi être comprise.

Une grande pagaille

En refusant le dialogue avec les grévistes, et dans ce cas les avocats, le gouvernement bloque les actions juridiques allant de simple dossier à des affaires plus graves comme celles des affaires familiales. Il y a de nombreux renvois pour les audiences, des délais qui sont dépassés et ainsi des accusés libérés pour faute de procès, etc. Les services travaux au ralenti dans un système déjà surchargé.

Le retard s’accumule, les audiences sont repoussées et le monde juridique connait une crise exceptionnelle. La garde des Sceaux, Nicole Belloubet, appelle au dialogue et non à ce blocage des institutions. Les professionnels du secteur espèrent ainsi un geste pour la profession, comme il a été fait pour les pilotes de ligne par exemple.

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