Vendredi 17 Juin 2016, un agent de sécurité a été interpelé après avoir fait une prière dans une fan zone à Nice. Cet homme, appartenant à une « mouvance radicale » selon le 1er adjoint au maire de Nice Christian Estrosi, a été l’objet d’une controverse entre la mairie et la préfecture pour une simple prière. La municipalité rappelle qu’il est interdit de faire acte de prosélytisme au sein d’une fan zone selon un arrêté. Il faut toutefois s’interroger sur l’intention prosélyte d’un homme qui fait sa prière seul un vendredi. A quel moment souhaite-t-il faire pression ou entraîner l’adhésion du public, définition du prosélytisme, en faisant une prière dans un lieu public ?

                Et c’est bien cela le problème. La mairie de Nice offre une nouvelle fois une vision déformée de la laïcité, synonyme d’athéisme d’État, ou du moins d’invisibilité de la religion dans les lieux publics. Or, il n’est absolument pas question, rappelons-le, d’une séparation public/privé de la visibilité d’actes religieux. Rappelons-le également, l’État doit être laïc, mais les citoyens n’ont aucune obligation de l’être, s’ils ne travaillent pas en tant qu’agent de l’État.

                Cette interprétation d’un acte somme toute banal de prière en dit long sur l’atmosphère ambiante d’intolérance vis-à-vis du fait religieux. A un an des présidentielles, on peut légitimement s’interroger sur le retour de ces questions à un moment opportun de la part de certaines mairies.

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