Il y a une confusion, regrettable comme toutes les confusions, sur l’utilisation du gilet jaune.
Celui-ci n’est pas destiné aux personnes lorsqu’elles conduisent des voitures et autres machines se déplaçant en brûlant des ressources fossiles non renouvelable, mais aux piétons qu’elles pourraient devenir en cas d’immobilisation de leur véhicule les obligeant à en sortir, ainsi qu’aux cyclistes et piétons, celles et ceux qui se retrouvent sans protection face à la barbarie routière.
C’est pour cela que toute personne amenée à se retrouver à pied, en dehors de sa machine de tôle à moteur, sa tonne de ferraille polluante et puante, sortie pour moins de 3 km pour une grande majorité des déplacements, a l’obligation d’en disposer.
On constate aussi maintenant que tout déplacement à pieds d’enfants se transforme en parade de gilets jaunes.
Mais pourquoi faire peser sur de potentiels victimes cette obligation ?
Parce que la plupart des personnes utilisant une voiture individuelle ne la maîtrise pas. Ce n’est pas que de l’insouciance ou de l’incapacité, mais principalement une conséquence des lois de la physique : une tonne de ferraille à seulement 30km, c’est dans un espace-temps de quelques dizaines de mètres comme un tronçon solide qui éliminera tout ce qui est vivant en cas de “conflit de trajectoire”.
Il n’existe pas de “guerre contre l’automobile”, expression que la médiatisation moyenne utilise, mais bien une guerre de la bagnole individuelle contre le vivant, notamment par la confiscation, au titre de la “sécurité” de près de 90% des espaces dévolus à la circulation.
La liberté de circuler, chèrement acquise, ne doit pas se confondre avec un permis d’occupation de la majorité de l’espace public avec un véhicule individuel à moteur, que son carburant soit du pétrole, de l’électricité ou du jus de navet bio.

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