Ils étaient un peu plus de 3000 bacheliers, le 5 septembre dernier, le jour de la clôture de la phase principale du dispositif Parcoursup, à attendre une proposition de la part de la plateforme. Si pour le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, qui se confiait le jeudi 6 septembre au micro de France Info, le bilan est positif avec seulement 3 % des places qui n’ont pas encore été attribuées, pour les jeunes bacheliers la colère monte et l’inquiétude de passer une année blanche aussi.

Existe-t-il encore des chances d’obtenir la formation désirée pour les bacheliers ?

Le dispositif Parcoursup entame actuellement sa phase complémentaire jusqu’au 21 septembre, date clôture de cette phase qui sera synonyme pour beaucoup de clap fin définitif. Cette phase complémentaire doit recenser toutes les places encore disponibles dans les études supérieures, soit un total à ce jour 127 000 places disponibles, parmi lesquels 86 000 places en licence générale et 21 000 places BTS. Ces chiffres paraissent encourageants, pourtant, si l’on regarde en au cas par cas les situations peuvent être tout à fait déroutante. C’est le cas notamment pour Alexis Parizelle, un jeune bachelier suivi depuis six mois par les équipes de TV de France 2, qui souhaitait s’inscrire en licence STAPS, une filière très demandée. Le jeune homme n’a pas été accepté alors que Parcoursup annonce un millier de places disponibles dans cette filière lors de la phase complémentaire.

Même constat pour Amellya Bongo, dont aucun de ses vœux n’a été accepté, a fini par sortir du système et trouver une école faisant ses propres recherches. Il est effectivement toujours possible pour les étudiants de se diriger vers les écoles privées mais cela aura une conséquence directe sur les frais de scolarité, qui seront alors très élevés. Pour les plus découragés, on peut craindre une sortie totale du système scolaire, soit pour une année blanche afin de retenter une inscription à la prochaine rentrée scolaire soit, pour certains, définitivement afin de tenter de rentrer cette fois sur le marché du travail. Pour tous ces jeunes, avec pour seul diplôme le bac, l’intérim se présente comme une solution adéquate. Il y a fort à parier que les agences intérim de Rennes, une des grandes villes étudiantes France, comme Facilium voit passer parmi leurs candidats certains de ces naufragés dispositif Parcoursup.

Les ripostes se préparent

si certains espèrent trouver une solution lors de cette phase complémentaire ou par leurs propres moyens, d’autres ont décidé de passer à l’action et de réagir pour aider leurs camarades. C’est le cas de plusieurs collectifs d’étudiants qui ont décidé de riposter en tentant de soumettre à la direction de leurs facs respectives des inscriptions supplémentaires. C’est notamment le cas à l’université de Tolbiac (Paris-I Panthéon-Sorbonne) ou certains étudiants ont demandé aux jeunes bacheliers qui le souhaitent de constituer un dossier afin d’aller négocier leur inscription. L’enjeu est avant tout de réussir les inscriptions pédagogiques, qui se déroule en ce moment et permettent aux jeunes de mettre un « pied dans la fac » même s’ils ne peuvent pas accéder à tous les TD, ils auront d’après Enzo, un étudiant à Tolbiac, accès à des cours, aux partiels, quitte à tenter de s’inscrire pédagogiquement ou à demander une réorientation au second semestre. Ce sera plus facile.» (source : Libération).

Ce rapport de force initiée entre les étudiants et leur direction n’est pas nouveau. Des initiatives telles que celle-là avaient déjà été mené dans d’autres universités depuis plusieurs années comme à Toulouse ou à Nanterre.

En matière de riposte, certaines organisations syndicales comme le syndicat étudiant UNEF, syndicat lycéen UNL et la fédération de parents d’élèves FCPE ont décidé de proposer, à ce jour, une aide juridique aux candidats refusés sur la plate-forme d’orientation. L’objectif est avant tout de mettre en avant les injustices et de dénoncer le fonctionnement du dispositif Parcoursup.

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