Au lendemain de la Journée Mondiale de la Santé,de nombreuses informations circulent sur l’intérêt voire le danger à se faire vacciner. En parallèle une opération de sensibilisation contre la rougeole est mise en place pour lutter contre le retour de cette maladie mortelle.

Un vaccin, quel est son fonctionnement?

Un vaccin est une piqûre réalisé par un professionnel de santé dans le but d’administrer une substance. Cette dernière est un agent antigénique, c’est à dire une substance que le corps humain et plus particulièrement le système immunitaire va considérer comme étranger et provoquera une production d’anticorps pour lutter contre cet élément étranger. On parle alors de réaction immunitaire afin de développer une immunité adaptative contre un agent infectieux. Il s’agit de mettre en contact le corps avec un agent infectieux afin de l’aider à s’en défendre.

 

L’historique français de la vaccination

L’homme connaît depuis plus d’un siècle le principe de la vaccination. En juillet 1985, un enfant du nom de Joseph Meister se fait mordre sur le chemin de l’école par un chien qui est porteur de la rage. Le chien est abattu et l’enfant conduit chez le médecin qui soigne l’enfant mais conseille à sa famille de l’emmener à Paris pour être examiné. A l’hôpital, les docteurs Alfred Vulpian et Jacques-Joseph Grancher déclarent que l’enfant après sa morsure, bien qu’elle est été soignée, va contracter la rage.

A la même époque, un scientifique français tente de créer une substance pour lutter contre la rage en l’injectant à des patients. Joseph Meister sera le deuxième patients à tester cette innovation. Chaque jour, une injection plus forte est réalisée et cela pendant 10 jours. L’enfant ne va jamais contracter la rage et mourra à l’âge de 64 ans. Suite à ce succès d’autres patients seront vaccinés mais l’efficacité n’est pas de 100 pourcent. Pourtant son succès,bien que partiel, va permettre d’intéresser le corps médical et permettra la création de l’Institut Pasteur. Depuis de nombreux vaccins ont été développé pour lutter contre différentes maladies tels que l’hépatite ou la coqueluche.

 

Une vague d’informations anti-vaccins

De nombreux sites dont les articles sont relayés par les réseaux sociaux mettent en avant des arguments pour éviter la vaccination. il s’agit en particulier de raison financière, avec le lobby des laboratoires pharmaceutiques. Ces individus pensent également que l’immunité doit être faite naturellement, et que le vaccin peut causer plus de mal que de bien.

Ces informations sont relayées sur les réseaux sociaux en particulier, créant un véritable mouvement d’anti vaccin. Peut-on douter de l’efficacité des vaccins? Les vaccins sont-ils uniquement un moyen pour les laboratoires pharmaceutiques de gagner de l’argent?

Les anti-vaccins mettent en avant des conséquences graves suite aux vaccinations. Cependant aucune étude n’a permis de mettre en cause de façon significative la vaccination sur le développement de maladie grave. il existe ce que les médecins appellent “un terrain” dans le cas d’effets secondaires immunitaires. L’enfant a alors un dysfonctionnement immunitaire qui aurait pu se déclencher à tout moment à cause d’une infection, d’une maladie…et que la vaccination a mis en avant.

 

Une vaccination nécessaire

La vaccination a la vocation d’éradiquer des maladies dont les conséquences peuvent être graves. Lorsqu’un individu n’est pas vacciné il peut contracter la maladie et la transmettre à des individus qui ne sont pas vaccinés. Bien que limité, la maladie n’est pas éradiquée et la vaccination reste recommandée voire obligatoire. L’Organisation Mondiale de la Santé peut déclarer l’éradication d’une maladie, comme la variole en 1980, lorsqu’il n’existe plus de cas déclaré sur la planète. Cette éradication est rendue possible par la vaccination de l’ensemble de la population et cette vaccination n’est aujourd’hui plus obligatoire.

De plus lorsqu’un vaccin n’est plus considéré comme nécessaire il est retiré de la liste des vaccins obligatoires en France comme le BCG pour lutter contre la tuberculose. Cette maladie est peu répandu en France et touche une certaine tranche de la population : les personnes âgées, les migrants et les personnes précaires. Du fait de l’absence d’éradication, des recommandations sont faites pour lutter contre sa propagation. Le vaccin doit être inoculé aux enfants vivant en île de France, en Guyane ou Mayotte, pour les enfants vivant dans des conditions précaires, pour les enfants avec des antécédents familiaux de tuberculose entre autre. Pour protéger la population la vaccination BCG est obligatoire chez les médecins ou personnels médicaux, les personnels de pénitenciers, les sapeurs-pompiers…

Les vaccins obligatoire sont listés pour les maladies dont les conséquences peuvent être mortelles. C’est pour cela que des vaccins pour la gastro-entérites ne sont pas obligatoires, car bien prise en charge il s’agit d’une maladie aux conséquences faibles. Au contraire des maladies comme la rage ou l’hépatite ont des conséquences dramatiques sur la santé et entraînent la mort. Un cas récent fait état de l’intérêt de la vaccination : la rougeole. Presque disparue de la planète grâce à la vaccination, la rougeole fait son retour et a causé la mort de plusieurs individus depuis le début de l’année. En cause, une diminution de la couverture vaccinale. L’OMS déclare : “En l’absence d’efforts rapides pour accroître la couverture vaccinale et recenser les populations affichant des niveaux inacceptables de sous-vaccination ou non-vaccination chez les enfants, on risque de réduire à néant des décennies de progrès dans la protection des enfants et des communautés contre cette maladie dévastatrice mais parfaitement évitable.”

La vaccination est une avancée médicale qui protège l’individu mais également les personnes qu’il peut croiser ou côtoyer dans son quotidien.

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