La pollution de l’air est une menace évidente et presque invisible pour la santé des individus. Aujourd’hui de nombreuses recherches et rapports mettent en avant une connaissance étendue et croissante de ses effets mortels. Cependant la réglementation locale et mondiale est toujours en retard.

 

La pollution de l’air

La pollution de l’air est présente depuis des décennies, mais ce n’est qu’au cours des dernières années que les scientifiques ont découvert l’ampleur réelle de ses effets nocifs possibles. La question se pose de savoir ce que représente la pollution de l’air, qui semble souvent invisible. Elle regroupe l’air qui contient des gaz, des poussières, des fumées, des produits chimiques, des particules ou des odeurs en quantités nocives. Il existe différents types de pollution, mais la plus connue est les particules qui sont également les plus nuisibles pour la santé humaine, animale et végétale. Ces particules minuscules peuvent se rendre jusqu’aux organes vitaux des êtres vivants et ont été retrouvées dans le cerveau, le foie, le placenta, la rate, les reins et la circulation sanguine. Parmi les éléments comprenant ces particules fines on trouve : le noir de carbone (ou suie), le monoxyde de carbone, l’oxyde d’azote, l’ozone et le dioxyde de soufre. Les polluants de l’air peuvent également se trouver à l’intérieur des maisons à cause des feux de gaz qui ne sont pas correctement ventilés, ainsi que dans les produits chimiques domestiques et les moisissures.

 

Les victimes de la pollution de l’air

Les recherches sur l’étendue des risques pour la santé posés par l’air toxique sont relativement récentes. La première grande étude à prouver le lien entre les décès prématurés et la pollution a été réalisée par une équipe de chercheurs de Harvard en 1993, qui a découvert que l’espérance de vie des personnes qui vivaient dans la ville où l’air était le plus pollué était inférieure de 26 % à celle des personnes qui vivaient dans la ville où l’air était le plus propre. Le lien principal était les maladies cardiovasculaires et respiratoires, mais il existe maintenant des preuves solides de l’existence d’autres affections. L’exposition à la pollution peut être aussi risquée que le tabagisme pour les enfants à naître, retarder le développement du cerveau, affecter les performances scolaires, augmenter le risque de diabète et d’autisme et certaines preuves montrent qu’elle peut augmenter les comportements criminels chez les adolescents. En Chine, elle a été liée au mécontentement général.

Pour plus de détails sur les conséquences de cette pollution invisible sur la santé, un article sur le rapport du CCE du mardi 11 septembre 2018 peut apporter des données complémentaires.

Des solutions variées pour diminuer la pollution de l’air

La gestion de la qualité de l’air est un défi permanent, d’autant plus que la demande d’énergie et de transport augmente parallèlement à la croissance démographique.

Des initiatives relatives aux voitures ont été mises en œuvre dans le monde entier afin de réduire la pollution. En Espagne et en Allemagne, des villes ont déjà interdit l’utilisation de vieux véhicules diesel afin de réduire la pollution. L’objectif à Madrid est de réduire les niveaux de dioxyde d’azote de 22 % d’ici 2020. En France, la neutralité carbone est un objectif pour 2050.

Oslo, où la pollution due aux transports est responsable de 60 % des émissions de gaz à effet de serre de la ville, va encore plus loin et vise à éliminer complètement les voitures d’ici fin 2019. Bien que le plan soit ambitieux, la ville travaille sans relâche à l’amélioration des infrastructures cyclables et donne la priorité aux vélos et aux piétons sur les véhicules. Une autre stratégie consiste à investir dans les transports publics. Helsinki le fait actuellement et vise à mettre en place un système tellement efficace et rentable d’ici 2025 que les voitures sembleront redondantes.

Bien que bon nombre des stratégies de réduction de la pollution atmosphérique consistent à limiter les émissions des véhicules et à faciliter les déplacements des cyclistes et des piétons, des technologies sont mises au point pour absorber le smog de l’air. Par exemple, la « Smog Free Tower » ou « Tour sans Smog » de Dan Roosegaarde est essentiellement un aspirateur à smog. La tour utilise la technologie de l’ionisation pour purifier l’air sale à un rythme de 30 000 mètres cubes par heure, qui est rejeté dans la ville. Les tours ont été déployées en Chine, aux Pays-Bas et en Pologne. Le concept d’un système similaire a été créé par le cabinet d’architectes Znera, basé à Dubaï, pour être testé à Delhi, la sixième ville la plus polluée du monde selon l’OMS, qui a situé l’année dernière 14 des 15 villes les plus polluées du monde, en Inde. Cette technologie sera particulièrement importante dans les villes où les niveaux de pollution sont si élevés que des décennies seraient nécessaires pour les réduire par les seules mesures de transport et d’industrie.

 

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