Des cahiers de doléance ont été ouverts par des milliers de mairies afin de recueillir l’expression des habitants associés à de divers résultats. Puis, s’ensuit la crainte de Paris à ne pas être entendu

 

Un maire du village de l’Homme de la Sarthe, Michel Hardi, a affirmé avoir mis en place un cahier de doléances dès le samedi 5 décembre 2018. Il n’a pas hésité à affirmer que ce n’est qu’une illusion car le président Macron n’écoutera que lui. L’élu « Gilets jaune » n’a pas hésité à répondre à cette initiative prise par l’Association des maires ruraux.

 

L’initiative de l’Association des maires ruraux

L’Association des maires ruraux veut agir pour que les concitoyens puissent s’exprimer librement. L’aggravation de la situation du pays les incite à prendre des initiatives. L’Association des Petites Villes et l’Association des Maires Ruraux de France ont invité les différents élus à ouvrir leur mairie le 8 décembre 2018 afin de mettre en place le fameux cahier de doléances. Durant cette journée, les maires ont écouté et enregistré les avis des citoyens. Ensuite, ces informations doivent être remontées sans contredire, juger ou prendre parti. Puis, l’État synthétise les remontées récoltées. Le directeur de l’AMR, Cédric Szabo, affirme que des milliers de maires ont effectués cette invitation. 1 200 contributions ont été récupérées à Sarthe. Le maire de Bessan a également décidé de jouer le jeu dans le but d’écouter les habitants. Il affirme que cela est une réussite. Les habitants préparent leur petit mot chez eux avant de venir les déposer à la mairie. Les porte-paroles des « gilets jaunes » ont également affirmé qu’ils allaient venir formuler leurs revendications à la mairie.

Des gilets jaunes regroupés autour d'un feu pour se réchaufferSynthèse à l’Elysée

Le président de l’Association des maires ruraux de l’Allier, également maire de Bidet confirme l’utilité d’écouter et de répondre aux demandes du grand public. Ensuite, l’Elysée devrait les synthétiser dans l’intérêt de tous. Néanmoins, il ne pense pas se faire d’illusions sur les futures consultations. Les Assemblées en Etats-généraux ont déjà répétés les mêmes constats que les fameux « Gilets jaunes » depuis des années. Mais aucun effet n’est remarqué jusqu’à aujourd’hui.

 

De nombreux maires répartis dans différentes communes comme à Wimille s’abstiennent à effectuer un premier bilan. Aucune personne n’est passée à la mairie depuis le vendredi 7 décembre 2018. Il en est de même pour de nombreux hôtels de ville. Néanmoins, le président de l’Association des petites villes de France, Christophe Bouillon, ne cesse d’espérer que le nombre de participants va augmenter après quelques jours.

Les premiers retours suite à cette initiative ont montré la grande participation des femmes. La majorité des réclamations concernent le consentement à l’impôt et le pouvoir d’achat. Christophe Bouillon regrette sincèrement que la question de la mobilité soit oubliée aussi vite. Il promet de transmettre les prochaines synthèses au Premier Ministre.

 

Selon Christophe Bouillon, cette initiative pourrait être à la base des projets de concentrations territoriales qui sont prévus jusqu’au mois de mars 2019. Ces projets ont été confiés à la Commission nationale du débat publique par le Gouvernement. Suite à la crise des « Gilets jaunes », le président de la république a organisé des rencontres avec des maires régionaux dans la soirée du 10 décembre 2018. Christophe Bouillon ose affirmer que cette réunion fait bon signe, suite à cette initiative.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here