Quatre ONG, la Fondation Nicolas Hulot (FNH), Greenpeace, Oxfam et Notre affaire à tous, ont envoyé au gouvernement des revendications sur l’inaction du gouvernement face aux dérèglement climatique. Après les avoir reçu, le gouvernement avait jusqu’à hier, lundi 18 février 2019 minuit, pour répondre aux ONG.

 

La réponse du premier ministre

Le premier ministre Edouard Philippe a répondu aux ONG dans un courrier à l’attention des signataires de “l’Affaire du siècle”. Le ministre rappelle dans cette lettre l’ambition de la France d’obtenir la neutralité carbone en 2050. Il y fait également références aux différentes actions mises en place et au manque de soutien des concitoyens face à ces actions. Il fait ainsi écho aux manifestations des gilets jaunes contre la taxe carbone.

Dans cette lettre le premier ministre rappelle que de nombreuses actions ne peuvent être mises en place, en totalité ou en partie, du fait de la réticence des citoyens. En effet, elles demandaient des changements drastiques du mode de vie, des changements dans le quotidien auxquels les français ne semblent pas être prêts. Cette lettre met en avant le besoin d’une prise de consciences de chaque partie, tant du pouvoir que du peuple, pour lutter le plus efficacement possible contre le réchauffement climatique et les dégâts qu’il entraîne.

 

L’avis des ONG signataires de l’Affaire du siècle

La réponse du premier ministre Edouard Philippe aux ONG, ne les a pas convaincu. En effet, pour les signataires des revendications, il manque des actions concrètes de la part du gouvernement et l’inaction reste toujours au premier plan. Il a donc été décidé, suite à cette lettre, de poursuivre l’Etat devant le tribunal administratif de Paris.

Aucune nouvelle mesure, ni changement de cap” n’a été lu dans les lignes de la réponse à la pétition et à l’entrevue avec le premier ministre. Les ONG sont en entrain de monter un dossier, avec des preuves “solides” pour le présenter courant mars un recours en responsabilité devant le tribunal administratif de Paris. Pour cela, trois éléments seront repris à charge contre l’Etat :

  1. La carence fautive qui représente le manquement de l’Etat à prendre des mesures suffisantes pour offrir un environnement respectueux de la santé.
  2. Le dommage que crée les émissions de carbones sur l’environnement
  3. Le lien de causalité. En effet, étant responsable d’émission de gaz à effet de serre, l’Etat participe au réchauffement climatique et par conséquent aux dommages causés.

 

DOSSIER ENVIRONNEMENT

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