Génération Changement - Le Pacte pour les Jeunes

Relancer l’économie par l’écologie, augmenter le pouvoir d’achat

Investir massivement dans la conversion écologique des transports, de l’industrie et du logement, pour créer des emplois. Augmenter les salaires de 200 € pour relancer la croissance donc l’économie.

Chômage de masse, accroissement des inégalités, dérèglement climatique et dégradation de notre environnement sont les mêmes maux d’un système économique qui a exclu l’homme de ses préoccupations. Ce que les jeunes socialistes proposent c’est de transformer radicalement nos modes de productions, notre façon de répartir les richesses produites, tout en créant beaucoup plus d’emploi.

Relancer l’économie par l’écologie

Face aux crises écologiques et climatiques qui sévissent, la conversion écologique de notre économie est une nécessité. L’autorégulation du marché est un échec complet. Ne pas changer les modes de vie serait à court terme désastreux pour les classes populaires et pour l’environnement. Réduire les émissions de gaz à effets de serre, préserver la biodiversité, lutter contre les pollutions et faire face à l’épuisement des ressources naturelles, tous ces objectifs passent par une planification économique et sociale ainsi que par un choix démocratique. La relance de l’économie par l’écologie doit être le moyen de répondre à la question du partage des richesses, ainsi qu’à celle du respect de l’homme, donc de son environnement.

Tout ceci a un coût. La redéfinition des critères des aides agricoles, notamment européennes, et leur redirection vers les petits propriétaires qui utilisent peu d’intrants artificiels; pour favoriser la qualité plutôt que la quantité; ne coûte pas plus. La modification du code des marchés publics, pour favoriser la commande de produits agricoles locaux augmentera faiblement les dépenses tout en permettant de développer une agricuture paysanne et biologique.

De même, l’isolation thermique des logements, notamment pour réduire la précarité énergétique, peut passer par des prêts à taux zero (en triplant son budget pour atteindre 1 milliard d’euros) dont les mensualités devraient être inférieures aux économies réalisées en économie d’énergie, pour réduire la précarité énergétique des ménages les plus modestes. Les sommes allouées au crédit d’impôt pour l’isolation thermique (2,6 milliards d’euros) pourraient être investies dans l’isolation du parc public et social.

Les infrastructures de transport représentent, en revanche, des investissements lourds. Il faut investir 3 milliards d’euros par an pour réduire drastiquement la part de la voiture dans les transports. Nous proposons le passage à une TVA à 5,5% de manière transitoire pour les transports en commun (1 milliard d’euros) et à terme la gratuité des transports en commun. Dans le même temps l’Etat devra engager un plan quinquennal de réhabilitation des lignes régionales de TER, construire de nouvelles lignes régionales (ex : Grenoble-Lyon) et remettre en œuvre les subventions étatiques à hauteur de 50% pour les transports en commum en site propre (tramway, bus sur couloir).

La reconversion industrielle, au delà du rassemblement des aides existantes aux entreprises au sein d’un pôle financier public industriel et écologique à même de mener une politique cohérente, doit bénéficier de moyens supplémentaires, avec un fonds de reconversion écologique de 2 milliards d’euros pour « décarboniser » certaines industries et former les ouvriers. Un calendrier d’entrée en vigueur de normes plus strictes pour les produits industriels (automobiles, électroménager, etc) sera adopté afin d’inciter les entreprises à adapter leur production aux impératifs d’un développement soutenable. Seul les produits respectant ces normes seront admis à la vente donnant un véritable avantage aux entreprises nationales qui se seront adaptées.

La part des énérgies renouvelables dans la consommation d’énergie dépassera les 25% en 2017 grâce à un investissement massif dans la mise en place d’un réseau de production co-planifié entre les acteurs locaux et nationaux qui s’appuie sur la multiplicité et la diversité des modes de production (éoliens, photovoltaïque, bois, micro-barrage, chaudière à biomasse). C’est par un fin maillage territorial avec des unités locales de production d’énergies que cet objectif sera atteint.

Face aux impératifs de conversion écologique de notre économie et de lutte contre le chômage des jeunes, il convient de renouer avec les bienfaits des emplois jeunes. Le but est de créer des emplois nouveaux dans le secteur non-marchand, sans remettre en cause ceux déjà existants.

Recrutés par les collectivités territoriales et des associations dans l’objectif de favoriser un développement soutenable et le respect de l’environnement, ces emplois pourront être mobilisés dans le secteur marchand du développement durable. Des conventions passées par bassins d’emplois entre les organismes employeurs et des entreprises innovantes seront favorisées.

La création de ces emplois-jeunes dans un secteur en plein essor permettra de soutenir l’Etat, les collectivités territoriales et les associations. Ces emplois sont indispensables pour atteindre les objectifs de développement durable et respecter les engagements internationaux en matière écologique que nous souhaitons prendre.

Ils permettront à des milliers de jeunes qualifiés de s’intégrer sur le marché du travail avec une rémunération correcte et ainsi, de lutter contre le chômage.

La création de 200 000 emplois-jeunes en équivalent temps plein, rémunérés au minimum au SMIC, représente un coût de 2 Milliards €. Ils seront financés à 75% par l’Etat. Au delà d’une transition écologique nécessaire, cette mesure relancera l’économie en créant des dizaines de milliers d’emplois, elle encouragera la consommation des ménages et remplira les cahiers de commandes des entreprises. En conséquence, l’Etat verra ses recettes de TVA augmenter ce qui devrait réduire le coût réel de la mesure.

Ces nouveaux modes de production permettent la création d’emplois non délocalisables dans le domaine du chauffage et de l’isolement (100 000), des énergies renouvelables (75 000), de l’industrie, des transports (120 000) ou de l’agriculture biologique (50 000). La création de ces emplois, ainsi que les économies réalisées en terme d’importation énergétique atténuent ainsi le coût des investissements menés pour la reconversion écologique.

Comment serait financée la reconversion écologique qui représente un coût de 14 milliards d’euros par an ? Par la suppression des dépenses anti- écologiques (5 milliards d’euros pour les agro-carburants, exonération du kérosène, subvention publique aux aéroports et autoroutes), la suppression des crédits d’impôts recherche et emprunt immobilier (5,5 milliards). Dans le même temps de nouvelles recettes seront récoltées :
- La taxation obligatoire du transport routier des marchandises afin d’assurer l’internalisation des coûts environnementaux dans les prix et la surtaxe des déplacements quand le fluvial et le fret auraient pu être privilégiées, pourrait rapporter 1,2 milliard d’euros par an
- Une taxe energétique sur les produits non-européens afin d’éviter toute compétition déloyale fondée sur des régles sociales et environnementales moins exigeantes pour renchérir les produits au bilan carbone élevé (transports)

Augmenter les salaires

Dans un pays où les salaires augmentent dix fois moins vite que le coût de la vie, et où les travailleurs sont en première ligne dans la compétition mondiale, il est temps d’augmenter les salaires et d’organiser leur convergence. C’est pourquoi nous proposons non seulement une augmentation de 200 euros net pour les salaires inférieurs à 3000 euros net, mais également la mise en place d’une échelle des salaires de 1 à 7 au sein d’une même entreprise. Rien, en effet, ne justifie que certains puissent gagner en un jour ce que d’autres gagnent en une semaine.

Parce que nul ne doit être laissé à l’écart, cette mesure s’étendra au secteur privé comme au secteur public. Pour les 5,2 millions de Français travaillant dans le public, l’Etat devra prendre ses responsabilités en pratiquant l’échelonnage des salaires par administration ou par collectivité. Il devra augmenter de 8 points l’indice de calcul du traitement des fonctionnaires pour leur assurer les 200 euros net supplémentaires. L’administration estime à environ 15 milliards d’euros le coût pour l’Etat d’une telle augmentation des salaires dans le public. Près de 5 milliards seront immédiatement compensés par l’augmentation des recettes de l’impôt sur le revenu, de la CSG, et surtout une augmentation des recettes de la TVA grâce à la reprise de la consommation.

Dans le privé, ce sont le SMIC et la négociation syndicale qui constituent les outils pertinents. Le SMIC – qui doit être réservé aux employés non qualifiés – doit gagner 15% pour atteindre 1565 euros brut soit 1260 euros net. Un rendez-vous salarial annuel, par branche et par entreprise, permettra alors aux partenaires sociaux de négocier l’augmentation et l’encadrement des salaires. Ces négociations s’appuieront sur la réforme du secteur public et la hausse du SMIC, les PME faisant l’objet d’une attention toute particulière. En cas d’échec des négociations, la loi tranchera.

C’est une véritable bouffée d’oxygène dont bénéficieront les ménages modestes et les PME. Les premiers stimuleront l’économie par leur forte propension à consommer, les secondes par des créations d’emplois et des capacités d’investissement accrues. Les inégalités réduites, la cohésion sociale en sortira grandie et un net coup d’arrêt sera donné à l’asphyxie financière de la population.

push_emplois_salaire_relance

Je soutiens le Pacte

Le Pacte pour les Jeunes,
c’est 8 engagements pour mettre en oeuvre le changement dès 2012.

Avec les Volontaires du Changement interpelle tous les candidats aux primaires sur ces 8 engagements, en soutenant le Pacte pour les Jeunes.
Prénom
Nom
Courriel
Téléphone
Génération Changement - télécharger le guide de formation Génération Changement - Commander le Pacte pour les Jeunes