Ordonnances Macron : Les Jeunes Socialistes au cœur du mouvement social le 12 septembre !

Les mesures annoncées jeudi 31 août par le gouvernement sont un coup fatal porté à l’avenir de la jeunesse et aux droits des salarié.e.s. Les Jeunes Socialistes combattront un projet qui détricote le code du travail, qui attaque la démocratie sociale, qui remet en cause le contrat de travail, et qui constitue une victoire sans précédent pour le MEDEF. Sous couvert de flexibilité, cette réforme va généraliser la précarité. Les Jeunes Socialistes ne laisseront pas passer un nouveau CPE, ni une réforme qui remet en cause plus d’un siècle de conquêtes sociales.

Il s’agit d’abord d’une attaque sans précédent contre la démocratie sociale. Dans les petites entreprises, l’employeur sera désormais seul maître à bord, sans réel contre-pouvoir. Il pourra négocier directement avec un.e élu.e du personnel non-syndiqué.e (et donc non formé et possiblement sous pression) dans les entreprises de moins de 50 salarié.e.s. Dans les entreprises de moins de 20 salarié.e.s, il pourra même imposer lui-même un référendum pour valider les résultats de la négociation, en court-circuitant les syndicats. Les salaires, les primes, la périodicité et le contenu des négociations obligatoires (notamment sur l’égalité professionnelle) sont remis en cause ! La fusion des instances représentatives du personnel (IRP) implique également un grave recul de la démocratie sociale et ouvre la voie à des détériorations importantes de la santé au travail.

Les réformes incluent également une irresponsable mise en cause du contrat de travail. En effet, un nouvel accord majoritaire simplifié dans les entreprises, pouvant être mis en place quasiment sans condition, s’imposera aux salarié.e.s. Les salarié.e.s qui le refuseront seront tout simplement licencié.e.s.

Ces ordonnances incitent le patronat à favoriser la précarité. Fin de l’encadrement des CDD par la loi, ouverture de la possibilité de “CDI de chantier” par les branches, appréciation uniquement nationale de la santé économique d’un groupe qui licencie : toutes ces mesures vont dans un seul sens, celui d’une précarisation aggravée du monde du travail. Elles toucheront d’abord les jeunes, qui sont déjà les plus fragiles.

La barémisation des indemnités prud’homales, enfin, constitue une attaque délibérée contre la jeunesse. Derrière une mesure technique se cache un véritable droit au licenciement illégal et abusif. En indexant les indemnités en cas de licenciement abusif sur l’ancienneté du salarié, ce sont les jeunes qui se retrouvent en première ligne. Pour les jeunes, c’est comme si la période d’essai pouvait désormais durer 2 ans, et pourra se conclure quoi qu’il arrive pourra par un licenciement illégal et seulement 3 mois de salaires d’indemnités budgétés dès l’embauche ! Les Jeunes Socialistes avertissent le gouvernement qu’ils ne laisseront pas passer un nouveau CPE.

Les Jeunes Socialistes s’élèvent contre cette réforme dangereuse, qui s’attaque à nos droits et à notre avenir. Il y a pourtant tant à faire pour améliorer les conditions de travail et les droits des salarié.e.s ! Réduire le temps de travail, reconnaître le burn-out, renforcer le poids des salarié.e.s et des syndicats dans la prise de décision des entreprises, lutter enfin contre la fraude sociale et fiscale du patronat, définanciariser l’entreprise, en faire une véritable construction collective plutôt qu’une propriété de ses dirigeant.e.s… Une réforme de progrès était possible, mais Emmanuel Macron choisit la casse sociale.

Au coeur du mouvement social, les Jeunes Socialistes seront de toutes les mobilisations collectives pour dénoncer ces ordonnances. Les Jeunes Socialistes appellent la jeunesse à se mobiliser dès le 12 septembre pour en obtenir le retrait.