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  • Les Jeunes Socialistes

Le MJS combat sur tous les fronts : Réduction du temps de travail, égalité des droits, allocation d’autonomie pour les jeunes, contre les discriminations, contre l’extreme droite et bien d’autres encores….

Pour la société du temps libéré

La réduction du temps de travail et le combat pour la société libérée est un combat du MJS depuis 1993. ’Travailler moins pour travailler tous’. Nous avons naturellement soutenu la loi de réduction du temps de travail. En 1998 et 1999, nous avons lancé des campagnes locales et nationales tout en participant au rapport de force pour que la RTT ne permette pas une fléxibilité accrue des horaires de travail.

Ainsi nous avons été à l’initiative avec d’autres organisations d’un ’collectif jeunes 35 heures’ regroupant toutes les organisations de jeunesse politiques et syndicales, collectif qui a défendu des propositions d’amendements lors de la discussion du projet de la seconde loi à la rentrée 1999.

Pour une allocation autonomie

L’année 2001 a été rythmée par une grande campagne en faveur d’une allocation-jeune, en association avec de nombreuses organisations de jeunesse. Elle repose sur la conviction que chaque jeune doit avoir les moyens d’être autonome dans le choix de ses études, de son logement, de sa vie personelle… les affiches, les distributions massives de tracts et les nombreuses réunions publiques sur ce thème nous ont permis de sensibiliser les plus jeunes et nos ainés. Aussi cette proposition a-t-elle été reprise dans le projet des socialistes pour les élections de 2002 et continue d’être approfondie par les militants du MJS.

Contre toutes les discriminations

Le MJS porte depuis toujours le combat pour l’égalité des droits. Ainsi, après avoir soutenu le projet du CUS (contrat d’union sociale), nous avons combattu en première ligne pour le PACS (pacte civile de solidarité) et contre l’homophobie. Ce combat contre l’homophobie et pour l’égalité des droits des personnes, quelle que soit leur orientation sexuelle, se traduit concrètement tous les ans par notre participation massive à la ’Lesbian & Gay Pride’.

Le premier semestre 2000 fut marqué par une grande campagne nationale contre toutes les discriminations, racistes, sexistes, homophobes et liées au handicap. Cette campagne longue fut rythmée par de nombreux événements, nationaux et locaux. Ce fut l’occasion pour de nombreuses fédérations de collaborer avec des associations, des syndicats et même des institutions comme la CODAC (commission d’accès à la citoyenneté), la justice ou la police. Dès 1998, nous menons la campagne pour le droit de vote des étrangers. Avec le collectif ’Même sol : mêmes droits, même voix’, nous recueillons des dizaines de milliers de signatures et participons à de nombreux événements, notamment au printemps 2000, autour du vote à l’Assemblée Nationale d’une proposition de loi constitutionnelle. Nous prenons également part à la ’votation citoyenne’ organisée début décembre 2002 à l’appel d’une quarantaine d’associations et visant à faire reconnaître le droit de vote des étrangers.

Des combats fondateurs contre la droite

Contre les essais nucléaires

En 1995, au lendemain de la première élection de Chirac à la présidence de la République, nous menons campagne contre sa première décision : la reprise des essais nucléaires ! Avec notre campagne ’La honte’, reprenant l’affiche du film ’La haine’, nous dénonçons cette décision qui a mis la France au ban des Nations pendant de longs mois.

Contre une éducation au rabais

Que ce soit hier ou aujourd’hui, le MJS s’est toujours mobilisé contre la droite, si prompte à remettre en cause un système éducatif accessible au plus grand nombre et de qualité. Ainsi, le MJS se mobilise en 1994 contre la tentative d’aggravation de la loi Falloux par Balladur. Il participe à la grande manifestation du 16 janvier 1994 à Paris (plus d’un million de personnes dans les rues, plus de 2000 militants dans le cortège MJS) et lance une campagne nationale avec l’affiche ’les Arnaqueurs’ accompagnée de milliers de tracts. Le MJS diffuse une parodie du ’questionnaire Balladur’, symbole de son mépris pour la jeunesse. Et aujourd’hui encore, face à la suppression de postes et à la baisse des crédits de l’Education nationale, nous nous mobilisons pour réclamer une éducation de qualité.

Contre les SMIC jeune

En 1994, les jeunes socialistes se mobilisent contre le CIP (contrat d’insertion professionnelle, le fameux ’smic-jeune’, toujours sous Balladur), dans les nombreuses manifestations locales et nationales. Nous sommes à l’initiative de nombreux collectifs unitaires contre la précarité et l’exploitation des jeunes ou futurs salariés. Tracts, affiches et réunions publiques rythment notre mobilisation.

Huit ans après, nous sommes toujours là pour dénoncer les pièges du ’contrat jeune’ de Raffarin. La campagne ’Silence ! La droite s’occupe de toi’ dénonce dès octobre 2002 la politique de la droite à l’encontre des jeunes.

Contre les lois sécuritaires

Sarkozy a eu des prédécesseurs : en 1994, nous nous mobilisons contre les lois Pasqua-Debré (code de la nationalité, vidéo-surveillance, contrôle au faciès, sans-papiers…). De 1994 à 1997, le MJS participe à toutes les manifestations de soutien et distribue plus de 200 000 tracts. Dès la rentrée 2002 et jusqu’à la discussion du projet de loi sur la sécurité intérieure de Sarkozy, nous menons campagne et participons aux différentes manifestations et aux collectifs demandant le retrait de cette loi sécuritaire. La pétition lancée par le MJS pour demander le retrait de ce projet recueille plus de 15000 signatures en trois semaines.

Contre le MEDEF

En 2001, alors que le MEDEF devient en France le seul mouvement de droite crédible, nous lançons une campagne destinée à combattre ses propositions porteuses de régression sociale. Les tracts et les affiches représentent le baron Ernest-Antoine Seillière, patron des patrons, affublé de cornes de diable et affirmant que notre sueur l’intéresse. Prétexte à la dérision, mais aussi à la formation, la campagne sera menée alors que le MEDEF annonce les principaux axes de son projet de refondation sociale. Axes que la droite aujourd’hui applique et que nous dénonçons à travers notre campagne sur l’emploi des jeunes ’Pour trouver un job, tu peux te gratter !’.

Combatifs face à l’extrême droite

Contre l’extrême droite, face aux discours de haine, face au racisme et à l’intolérance, le MJS s’est toujours mobilisé.

Contre l’extrême-droite dans les municipalités

Depuis 1995, dans les villes gérées par le FN ou des élus proches, nous avons participé aux collectifs unitaires pour mener la bataille des consciences. Des initiatives, comme les relais de la citoyenneté, ont su créer des moments importants et mobilisateurs. Les jeunes socialistes appellent à l’unité de la gauche face à l’extrême droite et prennent part à la bataille victorieuse qui permet à la gauche de réconquérir Vitrolles en octobre 2002.

Manif monstre à Strasbourg

En mars 97, lors de la tenue du congrès du FN dans cette ville, les Jeunes Socialistes se mobilisent en masse, de toute la France. Notre cortège, le plus important depuis 1993, fort en musique et en couleurs est fortement remarqué.

Contre les alliances de la honte

En mars 1998, les jeunes socialistes sont à l’initiative ou participent à de nombreuses manifestations contre les alliances droite / extrême droite lors des élections à la présidence des régions. Les CCR (comité de coordination régional) et les fédérations organisent le harcèlement des élus de droite. De nombreux collectifs se mettent en place et dans le Rhône, leur action contribue à pousser Charles Millon à la démission de la présidence de la région Rhône-Alpes. A la rentrée scolaire 98, nous lançons une campagne nationale contre les alliances, ’FNteNIC’. En septembre 1999, grâce à un travail de l’ensemble du MJS, nous publions le livre noir ’Droite, extrême droite, les amitiés particulières’, diffusé à plus de 5000 exemplaires et téléchargé massivement sur le site internet du MJS. Son actualisation en 2003 participera de notre lutte contre l’extrême droite.

Contre Le Pen

Le 21 avril 2002 au soir, les jeunes socialistes, abattus par l’élimination de Lionel Jospin au premier tour de l’élection présidentielle, crient leur indignation et organisent la mobilisation. Les manifestations se succèdent, dans toutes les villes, avec à chaque fois une présence accrue du MJS, renforcé par de nombreux jeunes qui nous rejoignent. Le 1er mai, à quelques jours du second tour, la mobilisation est totale. A Paris comme dans de nombreuses grandes villes, le cortège du MJS rassemble des milliers de jeunes…

Développer notre organisation

Après la refondation du MJS, sa consolidation, l’augmentation du nombre de nos fédérations et de nos militants, nous avons l’ambition de développer notre présence sur tous les territoires et sur tous les lieux de vie (lycées, universités, quartiers…). Cette volonté se traduit par la création constante de nouveaux espaces au sein du MJS mais aussi de nouveaux moyens et modes de militantisme.

Débattre et se former

Réfléchir, se former, débattre, confronter, décider ensemble, ce sont la méthode et l’ambition du MJS. Nous tenons des Conventions nationales, qui réunissent quelques centaines de délégués pour débattre de sujets précis et approfondir nos prises de position. Fortes de leur succès, ces conventions se sont multipliées et territorialisées en 2000 et 2001 sous la forme de commissions fédérales et de séminaires inter-régionaux. C’est aussi le rôle des commissions nationales et fédérales ou des séminaires inter-régionaux de formation initiés en avril-mai 2000.

Une cinquantaine d’adhérents du MJS participent également chaque année à l’université permanente, lieu de formation pratique et historique. L’université d’été qui se tient tous les ans à La Rochelle permet de commencer une année de militantisme par un moment de formation et de réflexion. Elle est aussi un lieu de rencontre et de confrontation amicale avec nos aînés.

Enfin, la mise en place depuis septembre 2002 de grands débats thématiques dans les fédérations et dont la synthèse est faite à l’occasion des conseils nationaux permet à la fois de débattre collectivement sur les évolutions de notre société comme sur les raisons de notre défaite du 21 avril 2002, de se former sur de nouvelles thématiques et de faire avancer l’orientation du MJS.

Un militantisme divers

Nous avons développé depuis quelques années des outils nombreux et variés pour permettre à chacun de militer. Les tracts et affiches sont nos classiques modes de militantisme. Mais il existe bien entendu de multiples façons de les utiliser en fonction notamment des lieux de diffusion : lycées, universités, villes ou zones rurales, quartiers populaires. Nous privilégions l’organisation de petites réunions ou les discussions sont quelques fois plus efficaces que des tracts : cafés-débat, pique-nique citoyens, tenue de table, porte à porte…

Les campagnes peuvent être menées sur une journée de mobilisation (le 18 joint, journée de l’Europe), sur une semaine d’action (contre le FN, sur l’Algérie…) ou bien sur plusieurs mois comme la campagne contre toutes les discriminations de mars à juin 2000 ou celle sur l’autonomie des jeunes. Une campagne peut aussi se faire en partenariat avec d’autres organisations : le MJS a été par exemple à l’initiative des ’comités jeune pour le Kosovo’ ou de la mobilisation face à l’arrivée au pouvoir en Autriche d’une coalition entre les conservateurs et l’extrême droite. En 2002, que ce soit dans les collectifs unitaires contre l’extrême droite, contre la loi Sarkozy de sécurité intérieure, contre la guerre en Irak ou pour le droit de vote des étrangers, le MJS a été de tous les combats.

Des outils pour militer

Depuis 1998, le ’Temps des Conquêtes’ est le magazine bimestriel d’actualité du MJS. Envoyé aux adhérents mais destiné aussi à faire connaître le MJS à l’extérieur, il est un vecteur important de diffusion de nos prises de position, de notre orientation.

Le site internet du MJS, ouvert depuis 1999, en est aujourd’hui à sa cinquième version afin d’offrir toujours plus d’outils militants et d’informations. Complété par des listes de diffusion à destination des adhérents et des sympathisants ou par des listes de diffusion thématiques, il permet ainsi de relayer fortement par des campagnes internet nos idées et nos campagnes. Par ailleurs, outre les campagnes départementales, de nombreuses campagnes nationales s’inscrivant dans l’actualité sont proposées et menées dans les départements.

Des batailles électorales aux côtés des socialistes

Alliant autonomie et responsabilité, nous soutenons nos camarades socialistes lors des élections nationales et locales. Préparant toujours chaque échéance d’une réflexion sur le ’pourquoi faire’, le MJS propose à chaque fois un projet aux candidats et notre engagement lors des campagnes a toujours fait preuve de dynamisme et d’originalité.

Le MJS a pris une part active à la campagne présidentielle de Lionel Jospin de 1995, première campagne pour la génération fondatrice, première campagne fondatrice d’une génération.

Le MJS était également totalement mobilisé lors de la campagne législative des socialistes en 1997 : distributions de tracts, collages d’affiches, présence dans les réunions publiques locales, animation de débats publics’ pour réussir au bout d’un mois de campagne à renverser la plus grande majorité parlementaire de droite que la France ait jamais connue. En 1998, ce fut le combat des régionales et des cantonales. Cette campagne fut notamment marquée par des mobilisations originales comme des caravanes du MJS qui ont tourné pendant un mois dans de nombreuses régions pour mobiliser et convaincre nos concitoyens.

En juin 1999, nous étions repartis en campagne pour les élections européennes, avec la conviction de faire passer notre message pour une Europe plus démocratique et sociale, une Europe fédérale.

2002 aura été paradoxale. Engagés de toutes nos forces derrière Lionel Jospin, en charge de la campagne jeune, animateurs là encore des meetings ou de réunions locales, multipliant les diffusions de tracts, les collages, les porte à porte, pourfendeurs de la droite et de Chirac avec notre campagne ’le maillon faible’ et de nombreuses autres, nous en sommes réduits, préférant les valeurs de la démocratie à celles de la haine et de l’intolérance, à appeller à voter Chirac au second tour des présidentielles. Ce qui nous donnera d’autant plus de forces pour être à nouveau, et parfois un peu seuls, aux côtés des socialistes dans la bataille des législatives pour crier ’Debout… à gauche !’

Que l’on perde, comme en 1995 ou en 2002, ou que l’on gagne, comme en juin 1997, une campagne électorale constitue toujours une expérience riche d’enseignements, car elle permet de mettre nos convictions à l’épreuve des attentes réelles de nos concitoyens. Elle est une étape indispensable vers ce qui est l’aboutissement de l’engagement d’un jeune socialiste : transformer la société !