Les Jeunes Socialistes demandent la sortie des négociations du CETA

Les Jeunes Socialistes demandent la sortie des négociations du CETA

Les Jeunes Socialistes, aux côtés de nombreuses organisations de la société engagée, demandent la sortie des négociations du CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement). Après avoir participé aux manifestations citoyennes contre le TISA, le TAFTA et le CETA, le traité de libre-échange négocié entre le Canada et l’Union Européenne, nous maintenons notre opposition à ces traités qui consacrent le principe de libre-concurrence et l’ouverture dérégulée des marchés entretenant l’illusion que cela peut générer de la croissance.

La commission d’experts nommée par le gouvernement lui-même vient de publier un rapport alarmant qui confirme les risques démocratiques, sociaux, économiques et écologiques du CETA.

Il s’agit d’abord d’une menace pour la démocratie et pour le bon fonctionnement de la justice. L’accord prévoit que les cours de justice pourront faire valoir des intérêts commerciaux sur des lois nationales décidées démocratiquement et faire évoluer les normes « non sans incertitudes et risques ». Des « comités mixtes » non élus pourront également décider des lois qui seront appliquées ou non, et l’emporter sur la souveraineté démocratique.

Au niveau économique, le CETA est un cadeau fait aux transnationales : loin de créer de l’emploi, l’intensification des échanges va faciliter les délocalisations et les situations de monopole. Les PME et les salarié-e-s subiront de plein fouet la concurrence internationale. En plus de la hausse du chômage annoncée, l’absence de règles contraignantes en matière de droit du travail va précariser un peu plus les travailleur-se-s.

Cet accord est une aberration écologique et sanitaire. Non content de ne prévoir aucune mesure contraignante en matière de protection de l’environnement, il n’évoque pas l’urgence climatique et va jusqu’à entraver les politiques climatiques. Le développement de l’exploitation des mines et la hausse des transports transatlantiques tels que prévu dans l’accord auront quand-à-eux des conséquences directes sur le changement climatique. Le CETA contrevient sans équivoque aux objectifs de l’accord de Paris.

Les Jeunes Socialistes dénoncent les conséquences démocratiques, sociales et écologiques d’un tel accord. La décision du ministre-président wallon Paul Magnette de renégocier le CETA est un exemple dont devrait s’inspirer la France. Le double discours du Président Macron n’est plus possible. Alors qu’il se présente en défenseur de l’accord sur le climat, nous demandons la sortie des négociations du CETA et qu’une régulation des accords internationaux par des normes sociales, écologiques, et démocratiques soit mise en place.