Les Jeunes Socialistes appellent le gouvernement à sortir de l’ambiguïté écologique à l’occasion du #JourDuDépassement

À compter du mercredi 2 août, l’humanité vit à crédit écologique. Nous avons consommé autant de ressources naturelles que la planète est capable de fournir pour une année.

Cette date, calculée par l’ONG Global Footprint Network, avance d’année en année, épuisant ainsi la biocapacité terrestre de manière dangereuse. Or, c’est cette biocapacité qui permet à l’humanité de s’alimenter. Alors qu’il y avait moitié moins d’habitant.e.s sur la planète en 1971, ce jour intervenait le 21 décembre.

Une étude publiée dans la revue scientifique Nature Climate Change avec des analyses statistiques sur des bases plus précises que celles des Nations Unies prévoit que nous avons 95% de chances de dépasser un réchauffement planétaire de 2 degrés (la prévision est de 2 à 4,9°C) d’ici la fin du siècle du fait des émissions carbone déjà passées. Cela souligne l’importance d’agir rapidement et radicalement pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre et notre empreinte écologique. Faisant les frais du manque d’ambition des politiques environnementales prises par le passé, même si nous arrêtons toute émission aujourd’hui, le réchauffement atteindra un minimum de 1,5°C. Le seuil de 2 degrés est celui qui nous entraîne vers des altérations profondes et irréversibles de notre planète, avec des conséquences dramatiques pour l’humanité. Cet objectif demande de profondes modifications de nos modes de vie et de consommation, mais ne pas l’atteindre nous condamnerait à un futur particulièrement sombre dont sont les plus démuni-e-s voient déjà les premières conséquences (guerres pour les ressources, migrations climatiques, etc.).

Il est nécessaire que les pays aux PIB les plus élevés changent radicalement leurs modes de production et de consommation, qui sont les premiers responsables de ce réchauffement.

Les Jeunes Socialistes proposent :

-une nouvelle Constitution faisant de l’écologie un intérêt public supérieur ;

-la sortie des énergies fossiles avec une France ayant atteint la neutralité carbone et 100% renouvelables d’ici 2040 au sein d’une Union énergétique européenne ;

-un investissement maximal dans l’agroécologie, l’agriculture biologique et la permaculture ; la réduction de la consommation de viande ; la fin du gaspillage alimentaire et une politique zéro déchets

-des politiques de conversion des villes aux transports doux et de réhabilitation urbaine.

Les Jeunes Socialistes s’alarment des effets de tribune d’Emmanuel Macron et du gouvernement français. S’il persiste dans l’inaction, l’exécutif atteindra le comble du cynisme : se proclamer sauveur du climat, pour ensuite ne strictement rien faire !

Les Jeunes Socialistes appellent donc le gouvernement français à clarifier son action s’il veut avoir la moindre prétention écologique alors que les manques de volontés politiques s’accumulent tristement à chaque dossier, à publier un calendrier de fermeture des centrales thermiques et nucléaires, à tripler le transfert des aides du pilier 1 de la PAC vers le pilier 2, et à suspendre l’application du CETA.