Dimanche 19 mars, toutes et tous à Bercy pour faire battre le cœur de la France !

Les discours et les gros titres se succèdent depuis plusieurs semaines pour nous dire « circulez, y’a rien à voir » et nous expliquer que le résultat du premier tour de l’élection présidentielle est déjà réglé. A croire quelques éditorialistes complaisants, le match serait plié.

Cette rengaine n’est pas nouvelle. On nous annonçait une présidentielle Juppé-Hollande il y a quelques mois encore. Cette fois-ci, on veut nous imposer un duel entre Macron et Le Pen. Et chaque jour comporte son lot de déclarations péremptoires et menaçantes qui nous intiment l’ordre de renoncer à défendre nos convictions, à abdiquer en pleine bataille pour nous réfugier derrière le candidat du centre-droite, prétendument mieux à même de l’emporter face à l’extrême droite.

Non, rien n’est écrit, c’est nous qui décidons. Autour de Benoît Hamon, un espoir est né qui porte un futur désirable, un projet politique global qui est la meilleure réponse aux angoisses suscitées par l’extrême droite et à son projet dangereux.

Nous refusons de nous laisser enfermer dans cette sinistre perspective qui voudrait qu’au fond, il n’y ait plus de choix possible. Cela reviendrait à priver les citoyens de notre pays du grand rendez-vous démocratique qu’est l’élection présidentielle.

C’est nous qui décidons, qui choisissons le projet qui répond le mieux à nos urgences quotidiennes et à la vision que nous avons du monde et de sa transformation. A 40 jours du scrutin, qui peut dire ce que sera le résultat de cette élection tant les rebondissements ont été nombreux ? Qui peut prétendre imposer un duel, ce duel entre le libéralisme et le nationalisme ? Finalement, nous serions condamnés à arbitrer entre la continuité avec ce qui depuis des décennies a permis à l’extrême droite de prospérer sur les injustices et les inégalités, et le chaos du nationalisme et du racisme d’Etat.

Alors, si certains s’en vont et que d’autres s’en iront, par peur ou par reniement de leurs convictions de jadis, d’autres, par milliers, arrivent pour porter le projet de Benoît Hamon. Ils sont animés par la volonté de redonner du souffle à la politique, et se reconnaissent dans un projet sincère, fidèle aux valeurs de la gauche et tournée résolument vers l’avenir.

Dimanche prochain, montrons à tous les cyniques et les grincheux que rien n’est joué, en nous rassemblant par milliers à Paris-Bercy, autour de Benoît Hamon. A la veille du premier débat télévisé qui marquera le véritable départ de la campagne, montrons que la gauche est toujours là, vivante et créative, mobilisée et enthousiaste.

Face à la droite dure qui veut démanteler les protections sociales, au centre-droit qui veut remettre en cause les solidarités et les services publics, et à l’extrême droite qui veut détruire nos valeurs républicaines, mobilisons nous pour faire battre le coeur de la France, à gauche, avec Benoît Hamon !

 

Benjamin Lucas
Président des Jeunes Socialistes