Contre la sélection à l’université, les Jeunes Socialistes défendent l’autonomie des jeunes

En s’attaquant au libre accès à l’enseignement supérieur, le Plan Étudiants annoncé par le gouvernement va renforcer les inégalités sociales. Après avoir multiplié les cadeaux aux riches, le gouvernement donne maintenant des gages aux conservateurs.trices : c’est un énième recul pour l’égalité. Les Jeunes Socialistes s’opposent fermement à cette réforme de l’enseignement supérieur et seront mobilisé.e.s pour y faire barrage. 

Loin de s’attaquer aux causes profondes de l’échec à l’université, le Plan Étudiants ne vise qu’à remplacer une sélection par une autre : le gouvernement substitue de fait une sélection sur dossier au tirage au sort. C’est une atteinte portée à l’autonomie de la jeunesse alors que l’obtention du baccalauréat n’ouvrira plus le droit à l’université, mais à un parcours semé d’embûches.

Tout est organisé pour priver les étudiant.e.s de leur choix d’orientation, qui sera déterminé par l’avis du conseil de classe, tandis que les universités pourront classer les dossiers par ordre de préférence. Dans les filières dites « tendues », le principe de sélection sera ouvertement appliqué. Les Jeunes Socialistes attendent du gouvernement qu’il clarifie dans la loi l’étendue des filières concernées.  

Alors que 60% d’une classe d’âge échoue en licence, le gouvernement fait porter la responsabilité de l’échec aux étudiant.e.s plutôt que d’adapter des méthodes pédagogiques inadaptées. En permettant aux universités de conditionner l’inscription d’un étudiant.e à des prescriptions pédagogiques spécifiques obligatoires, il ouvre la voix une universités à plusieurs vitesses. Les lycéen.ne.s en voie technologique ou professionnelle, dont l’accès à l’université est déjà difficile, seront les principales victimes de cette réforme.

Si les réponses pédagogiques proposées au lycée vont dans le bon sens, elles sont largement insuffisantes. L’annonce du recrutement de 3000 étudiant.e.s en service civique est doublement condamnable : pour pallier au manque de personnel d’orientation, le gouvernement propose de renforcer le salariat étudiant, dont on sait qu’il est la première cause d’échec en licence. 

Cette réforme met à mal l’avenir de la jeunesse. Non content de baisser les APL, ce gouvernement supprime le régime étudiant de sécurité sociale, et propose des contrats de réussite entre les étudiant.e.s et les université qui conditionneront l’accès aux bourses, et réduiront encore un peu plus l’autonomie des jeunes. 

L’investissement ridicule annoncé par le gouvernement ne permettra pas de répondre aux besoins des universités. Ce sont les étudiant.e.s et les lycéen.ne.s qui vont faire les frais du sous-financement de l’université.

Les Jeunes Socialistes dénoncent une offensive globale de précarisation de la jeunesse et seront de tous les combats contre cette réforme injuste de l’enseignement supérieur. Contre la sélection, ils appellent à un investissement massif de l’État d’au moins un milliard d’euro par an, permettant d’ouvrir des places supplémentaires dans les universités et de soutenir une véritable ambition pédagogique, notamment en première année de licence, pour permettre la réussite de tou.te.s les étudiant.e.s. Ils demandent au gouvernement de donner aux jeunes les moyens de leur autonomie.