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	<title>MJS › Les Jeunes Socialistes &#187; La vie interne</title>
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		<title>Faire face aux dérèglements climatiques : le combat de notre génération</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 14:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement des Jeunes Socialistes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Résolutions]]></category>
		<category><![CDATA[Développement durable]]></category>

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		<description><![CDATA[20 ans après le Sommet de la Terre de Rio, la Conférence de l&#8217;ONU pour le Développement Durable se propose de tracer de nouvelles perspectives. Alors qu&#8217;en 2012 la majorité des pays du monde changeront de gouvernement, le Sommet Rio+20 &#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>20 ans après le Sommet de la Terre de Rio, la Conférence de l&#8217;ONU pour le Développement Durable se propose de tracer de nouvelles perspectives. Alors qu&#8217;en 2012 la majorité des pays du monde changeront de gouvernement, le Sommet Rio+20 de juin apparaît comme une étape démocratique majeure pour l&#8217;écologie.</p>
<p>Entre autres enjeux la justice climatique s&#8217;impose à nous non seulement avec force mais avec urgence. En 20 ans la température mondiale s&#8217;est élevée de 0,4 degrés en moyenne. La fonte des glaciers s&#8217;est acclérée, et dans les océans le niveau de l&#8217;eau, son acidité, sa température, montent. Si un consensus se dégage pour en attribuer la responsabilité à l&#8217;activité humaine, tous paieront le prix des décisions de quelques-uns.</p>
<p>Car entre Etats du Nord et Etats du Sud, entre grandes et petites entreprises, entre experts et citoyens, une différence majeure existe aujourd&#8217;hui : le pouvoir. Un pouvoir sans partage – ou trop peu – qui menace désormais l&#8217;avenir de l&#8217;humanité. Pire, pour chaque euro dépensé les plus aisés génèrent une pollution exponentielle au regard de celle dégagée par les plus démunis.</p>
<p>Si notre objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre, la clef réside dans la démocratie. Démocratie entre les Etats, démocratie au sein des Etats. Bâtir une véritable stratégie politique de transformation écologique – en France, en Europe, dans le monde – est indispensable.</p>
<p><strong>20 ans d&#8217;inaction : un bien triste bilan</strong></p>
<p>Ces 20 dernières années furent celles de tous les records. Hausse mondiale de la demande en eau, en nourriture, en énergie, hausse de la consommation de viande, hausse de la consommation de plastique. Dans le même temps, l&#8217;évolution de certains écosystèmes a raréfié les métaux découverts, et leur extraction se fait plus difficile. Tout se résume au fond à une hausse de la consommation des énergies fossiles.</p>
<p>Pourtant de moins en moins de ressources sont nécessaires pour produire une quantité d&#8217;énergie donnée, et de moins en moins de CO2 s&#8217;en dégage. Le problème résulte donc d&#8217;une production capitaliste fondée sur l&#8217;exploitation des Hommes comme des ressources naturelles. Celui d&#8217;une société de consommation qui presse le citoyen par l&#8217;invasion de la publicité, le crédit, et l&#8217;obsolescence programmée des produits.</p>
<p><strong>Du sommet de Rio à Rio+20, entre catastrophes climatiques et négociations manquées</strong></p>
<p>De Rio à Rio+20, notre génération aura surtout été spectatrice des choix de la précédente. C&#8217;est pourtant bien nous et nos descendants qui auront à en subir les conséquences.</p>
<p>Rio 1992, Kyoto 1995, Conpenhague 2009, Nagoya 2010. Les rencontres internationales se succèdent sans toujours se ressembler. Leurs thèmes sont divers, leurs succès inégaux. L&#8217;espoir soulevé au début des années 90 est aujourd&#8217;hui déçu. Crise financière et plans d&#8217;austérité relèguent plus que jamais l&#8217;écologie au second plan. Le marché des droits à émettre qui transforme la pollution en marchandise, quant à lui, ne résout rien. </p>
<p>Pourtant les catastrophes n&#8217;ont pas manqué pour bousculer le monde politique. Le pétrole souvent, l&#8217;industrie chimique parfois, le nucléaire encore récemment. Plus que les institutionnels, c&#8217;est un mouvement social écologiste fort et diversifié qui s&#8217;est véritablement constitué. Ce bilan est celui d&#8217;une autre génération. Désormais, c&#8217;est le nôtre qui commence.</p>
<p><strong>Une stratégie de transformation globale vers la social-écologie </strong></p>
<p>Notre alimentation, notre santé, notre activité quotidienne sont aujourd&#8217;hui conditionnées par les décisions prises par d&#8217;autres. Pour reprendre le pouvoir sur nous-mêmes, il nous faut pouvoir faire nos propres choix en matière économique.</p>
<p>Changer de civilisation n&#8217;est pas seulement la solution la plus audacieuse à la crise écologique : c&#8217;est aussi la plus sérieuse. La radicalité des changements qu&#8217;elle implique appelle à la participation de tous. Dans chaque lieu de pouvoir, à chaque étape, nous devons prendre la parole.</p>
<p>Le thème est apparu dans le débat public, nous sommes attendus. A nous donc de consolider la puissance publique seule à même de faire prévaloir l&#8217;intérêt général écologique à tous les niveaux.</p>
<h2>La France après 2012, une victoire nécessaire</h2>
<p>La nécessité d&#8217;une victoire de la gauche aux présidentielles de 2012 n&#8217;est plus à démontrer. Il n&#8217;importe pas seulement de les réduire de 40% d&#8217;ici 2020, mais de montrer comment nous y parvenons.</p>
<p>Seules des solutions concrètes et exportables donneront de la chair à notre ambitieux discours de transformation sur la scène internationale. Nous ne pourrons nous fonder sur les chiffres fantaisistes du gouvernement quant à nos émissions de gaz à effet de serre, lesquels oublient de compter le poids écologique des importations.</p>
<p><strong>Marquons le coup d&#8217;arrêt de la société du tout consommation</strong></p>
<p>Mieux encadrer la publicité, interdire les crédits abusifs, favoriser l&#8217;allongement de la durée de vie des produits : lutter pied à pied contre le système qui organise la surconsommation permet de faire évoluer durablement nos modes de consommation.</p>
<p>L&#8217;industrie agro-alimentaire porte une responsabilité indéniable. Généraliser l&#8217;agriculture raisonnée et promouvoir l&#8217;agriculture biologique est possible. Aujourd&#8217;hui, ce sont les pouvoirs publics et les lobbies agroalimentaires qui freinent la transformation de notre modèle agricole. La fiscalité, la commande publique, la répartition du foncier, l&#8217;encouragement des AMAPs constituent des leviers efficaces.</p>
<p>Qui dit consommation dit déchets. Contre l&#8217;économie du jetable, nous devons réduire à la source la production d&#8217;ordures, généraliser le recyclage, et réduire les incinérations.</p>
<p>Pénalisation fiscale et règlementation des emballages, étiquetage et labellisation de chaque produit quant au moyen de le recycler, retour de la consigne nationale du verre : les moyens existent. Surtout, &#8216;économie de la fonctionnalité – dans laquelle le producteur reste responsable du produit qui n&#8217;est que loué – doit être encouragée.</p>
<p><strong>Un plan national de conversion écologique : volonté politique et démocratie nécessaire</strong></p>
<p>Sobriété, efficacité, production : la conversion énergétique est au coeur de la transformation écologique. Le transport routier des marchandises, les déplacements aériens courts, la surconsommation d&#8217;eau doivent être fiscalisés. Les choix énergétiques passés, dictés par les lobbies pétroliers et nucléaires, ont freiné dans le débat politique la question de la conversion énergétique. Pour autant la sobriété n&#8217;a de sens que si les<br />
citoyens ont les moyens matériels d&#8217;adopter des comportements vertueux : l&#8217;échec de la taxe carbone l&#8217;a récemment démontré.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi nous devons transformer notre économie de façon à obtenir les mêmes résultats en consommant moins. Des investissements massifs &#8211; mais rentables &#8211; sont à réaliser dans la réhabilitation énergétique des logements, la reconversion industrielle des entreprises, les transports en commun et le fret. La production d’énergie, enfin, est au coeur du débat. La sortie du nucléaire, les 25% d&#8217;énergies renouvelables, des investissements publics dans la recherche et le développement d&#8217;autres sources d&#8217;énergie, l&#8217;entrée de l&#8217;Etat dans les Conseils d&#8217;administration des grands groupes sont encore devant nous.</p>
<h2>Le social-écologisme, un internationalisme</h2>
<p>Réduire de 50% les émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2050 : voilà, in fine, le seul objectif valable. La réduction intermédiaire de 2020 joue pourtant un rôle : passé les 2 degrés de réchauffement, ce seront les océans et les étendues polaires qui relâcheront le CO2 qu&#8217;elles emprisonnent, 6 degrés d&#8217;augmentation seront alors à prévoir.</p>
<p>Mais si cette responsabilité est collective, le fardeau ne doit pas être le même pour tous. </p>
<p>Les différences entre pays (2,3 tonne équivalent gaz carbonique pour un Chinois, 6,6 pour un Français, 20 pour un Américain) justifient l&#8217;adoption du facteur 4 de diminution dans les pays développés, soit 3 à 5 fois moins d&#8217;émissions entre 1990 et 2050.</p>
<p>L&#8217;injustice climatique est une véritable dette. L&#8217;arrogante puissance économique des pays occidentaux et de l&#8217;Europe, comme leur avance technologique sur le reste du monde, s&#8217;est en effet bâtie sur plusieurs siècles de pollution industrielle. 77% du CO2 produit par l&#8217;Humanité l&#8217;a été par l&#8217;Occident, et ce depuis le XVIIIème siècle.</p>
<p>C&#8217;est pourtant dans les Etats moins développés que la montée des eaux se fait la plus menaçante pour les habitations humaines. C&#8217;est également au niveau de l&#8217;équateur que la température des océans grimpe le plus : quand la planète perd 12% de sa biodiversité, les pays tropicaux en perdent 30%. Aide financière au développement et à la transition écologique, transfert de technologie : les pays occidentaux doivent prendre leurs responsabilités.</p>
<p><strong>L&#8217;Union européenne au coeur de notre grande transformation écologiste</strong></p>
<p>L&#8217;Europe est un échelon démocratique pertinent. Seul un espace en mesure d&#8217;atteindre l&#8217;indépendance économique pourra faire le choix radical d&#8217;un changement écologique.</p>
<p>Ce qu&#8217;une France de gauche doit amorcer, une Europe régénérée doit le perfectionner et l&#8217;étendre.</p>
<p>Aussi l&#8217;Union Européenne doit-elle réorienter les aides au développement économique vers la reconversion industrielle et la relocalisation des industries – y compris les prêts de la Banque européenne d&#8217;investissement. Réorienter la PAC, Politique Agricole Commune, vers des aspects environnementaux et sociaux en prémunissant les marchés agricoles de la spéculation. Employer, enfin, la puissance juridique européenne à l&#8217;incitation de législations nationales plus écologiques.</p>
<p>Seul le tarif extérieur commun, en protégeant le marché européen, rendra toute sa place au politique dans les choix économiques – donc écologiques – devenus nécessaires. La tarification des produits selon leur impact environnemental et la constitution de réseaux européens en matière d&#8217;énergie nous paraissent indispensables.</p>
<p><strong>Vers une prise en compte internationale de la démocratie écologique</strong></p>
<p>Le passé récent démontre que les initiatives internationales peuvent produire des effets spectaculaires. Depuis le protocole de Montréal, les substances chimiques appauvrissant la couche d&#8217;ozone ont chuté de 93%. </p>
<p>Démocratie et transparence : la première carence que doit traiter le sommet de Rio+20 sera celle de l&#8217;information. L&#8217;investissement dans la recherche, comme l&#8217;obtention d&#8217;informations techniques et scientifiques précises quant à l&#8217;état de notre environnement, est vital pour prendre les décisions en connaissance de cause. Pour les mêmes raisons, la transparence doit être imposée aux grandes entreprises. L&#8217;intégration des ONGs dans les conférences internationales doit être institutionnalisée.</p>
<p>0,7% du budget des Etats parties, au moins, doivent être alloués à l&#8217;aide au développement. La souveraineté alimentaire doit faire son entrée dans la charte de l&#8217;ONU. Parce que les peuples indigènes sont trop souvent exclus des décisions dont ils sont les premiers à payer le prix, un principe de subsidiarité doit leur permettre de s&#8217;opposer aux décisions de leurs propres Etats pour motif environnemental.</p>
<p>Enfin Rio+20 doit se donner les moyens de ses ambitions. Une Organisation mondiale de l&#8217;environnement doit prendre la suite du Programme des Nations unies pour l&#8217;environnement et élargir ses missions. Les objectifs de réduction de gaz à effet de serre pour 2050 doivent être maintenus, et de nouveaux objectifs tenant compte du retard pris doivent être fixés pour 2030. L&#8217;OME doit être capable d&#8217;édicter des normes obligatoires, détenir un budget permettant d&#8217;accompagner les pays moins développés, faire respecter un calendrier global et organiser des négociations plus fréquentes.</p>
<p>Rio+20 est une chance. A nous de saisir l&#8217;occasion et de porter la transformation écologique dès le 7 mai 2012.</p>
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		<title>Les Jeunes Socialistes adoptent leur déclaration d&#8217;autonomie à l&#8217;unanimité</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Nov 2011 09:18:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement des Jeunes Socialistes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Déclarations]]></category>

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		<description><![CDATA[Lors du 10e congrès des Jeunes Socialistes à Strasbourg, la déclaration d&#8217;autonomie a été adoptée à l&#8217;unanimité. En 2012, le MJS passera le cap des 18 ans de son autonomie. 18 ans que la capacité est donnée à l’ensemble des &#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lors du 10e congrès des Jeunes Socialistes à Strasbourg, la déclaration d&#8217;autonomie a été adoptée à l&#8217;unanimité.</p>
<p>En 2012, le MJS passera le cap des 18 ans de son autonomie. 18 ans que la capacité est donnée à l’ensemble des jeunes socialistes de définir eux-mêmes leurs orientations et de désigner librement leurs équipes, nationales et locales.</p>
<p>A quelques mois d’une échéance que notre génération attend depuis de nombreuses années, nous affirmons que notre autonomie est utile et qu’elle doit  exigeante envers la famille socialiste.</p>
<p>Utile, car comme pour le PaCS ou les 35 heures, elle donne l’opportunité à chaque jeune socialiste d’être partie prenante de la transformation sociale, en portant des projets qui deviendront ensuite les combats de demain de leur famille politique.</p>
<p>Exigeante, car elle fait des Jeunes Socialistes les porte-voix de la jeunesse auprès de l’ensemble des socialistes, et du socialisme auprès de tous les jeunes. Elle nous permettra d’être le réceptacle de toutes les envies de la Génération Changement, tout en cassant les codes excluant de la vie politique, et en donnant les moyens à tous les jeunes qui veulent s&#8217;engager pour faire gagner la gauche en 2012.</p>
<p>Enfin, notre autonomie nous donnera les moyens d’être une force de propositions pour soutenir un gouvernement de gauche, avec force et lucidité. Une force combattante aussi, qui en lien avec le mouvement social, continuera de porter le renouvellement des pratiques politiques. </p>
<p>L’autonomie de notre mouvement est donc la condition de l’élan que souhaite la Génération Changement pour la gauche et la France.</p>
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		<item>
		<title>Résolutions adoptées par les Jeunes Socialistes lors du 10e Congrès</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Nov 2011 13:24:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement des Jeunes Socialistes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Résolutions]]></category>

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		<description><![CDATA[Retrouvez toutes les résolutions adoptées par les Jeunes Socialistes lors du 10e Congrès à Strasbourg les 18-19-20 novembre 2011. > Téléchargez le cahier des résolutions.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Retrouvez toutes les résolutions adoptées par les Jeunes Socialistes lors du 10e Congrès à Strasbourg les 18-19-20 novembre 2011.</p>
<p><a href="http://www.jeunes-socialistes.fr/wp-content/uploads/2011/12/cahier-resolutions.pdf">> Téléchargez le cahier des résolutions.</a></p>
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		</item>
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		<title>2012 : le changement au pouvoir</title>
		<link>http://www.jeunes-socialistes.fr/2011/10/2012-le-changement-au-pouvoir/</link>
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		<pubDate>Mon, 31 Oct 2011 16:32:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement des Jeunes Socialistes</dc:creator>
				<category><![CDATA[La vie interne]]></category>

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		<description><![CDATA[Texte voté lors du 10e congrès des Jeunes Socialistes avec 91,15% des votes. ______ Ce texte s&#8217;adresse à notre génération, à tous ceux qui veulent en relever les défis et en incarner les espoirs. Nous sommes une génération de militants &#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Texte voté lors du 10e congrès des Jeunes Socialistes avec 91,15% des votes.<br />
______</p>
<p>Ce texte s&#8217;adresse à notre génération, à tous ceux qui veulent en relever les défis et en incarner les espoirs.</p>
<p>Nous sommes une génération de militants qui n&#8217;a connu que la droite. Depuis le début de notre engagement, nous n’avons eu d’autre horizon que la crise, devenue un état permanent servant à justifier tous les renoncements et toutes les régressions.  Nous avons grandi dans une société marquée par la crainte, crainte de l’avenir, crainte de l’autre, où la capacité collective à faire émerger un monde meilleur s’amenuisait et se brisait contre une soi-disant fatalité.</p>
<p>Nous vivons dans un monde qui, s’il ne change pas de cap politique court à sa perte. Un monde néo-libéral dont l’équilibre destructeur, repose sur le chômage de masse, une précarisation grandissante des conditions de travail, la compression salariale, la destruction des ressources naturelles et la production effrénée de biens à la durée de vie de plus en plus courte, ainsi que la concentration des richesses dans les mains d&#8217;une minorité. Un monde dans lequel la démocratie a reculé sous les coups du dogme libre-échangiste et de la logique du tout marché. Le capitalisme dérégulé devenu aveugle et incontrôlable. Il exclut, exploite et se retourne contre les Peuples et les Etats. Ce système, qui ne profite plus qu&#8217;à une infime minorité, en vient à menacer la survie même de l&#8217;humanité. Nous devons proposer une alternative à la société de consommation et au productivisme car ils mettent en danger les ressources de la planète et menacent la vie sur Terre. </p>
<p>Et pourtant nous rêvons et nous avons les moyens de nos rêves. </p>
<p>Nous voulons transformer la société. Tous nous avons fait le choix de l&#8217;engagement. Du choc du 21 avril 2002 aux manifestations contre le CPE (Contrat Première Embauche), de l’opposition à la guerre en Irak à celle à la guerre en Afghanistan, du combat contre les Organismes Génétiquement Modifiés à celui pour la sortie du nucléaire, de la lutte contre Hadopi (Haute autorité pour la diffusion de oeuvres et la protection sur internet) à celle contre la Lopsi (loi d&#8217;orientation et de programmation pour la sécurité intérieure), de la mobilisation contre la LRU (Loi de réforme des universités) à celle de RESF (Réseau education sans frontière), de la défense du planning familial à celle de la retraite à 60 ans. Des combats qui appellent à une véritable réponse politique pour plus de progrès social.</p>
<p>Nous ne voulons plus d&#8217;une société dans laquelle une petite minorité sexiste et intolérante parvient à contrôler à elle seule les sphères politique, médiatique, économique, sans aucun contrôle démocratique. Le projet des Jeunes Socialistes sera de rassembler les jeunes autour du projet de la gauche brisant alors le plafond de verre et mettant un terme à la reproduction sociale.</p>
<p>Depuis dix  ans, notre génération a, par ses combats et sa force novatrice, redéfini ce qu&#8217;est être de gauche au XXIe siècle. Depuis dix ans, des femmes et des hommes ont eu la volonté de ne rien céder et de se battre pour de nouvelles conquêtes. Si la gauche en Europe a échoué à créer le progrès ces vingt dernières années, d’autres mouvements tels que l&#8217;altermondialisme et l&#8217;écologie ont émergé comme pour pallier nos limites. En France, en Europe, dans le monde arabe, en Amérique Latine, de nouveaux modes de production et de prise de décisions, ainsi que des liens retrouvés entre les partis politiques et le mouvement social, ont redonné vitalité et sens à une gauche qui ose enfin promouvoir une nouvelle fois une grande transformation.</p>
<p>Nous sommes la génération qui rassemble cette multitude de combats, de résistances et d&#8217;espoirs. Une génération qui rassemble toutes les forces militantes, aussi diverses soient-elles, du féminisme à l&#8217;écologie, du syndicalisme aux mouvements de désobéissance civile, des luttes pour l&#8217;autodétermination des peuples à celles du monde agricole, des militants LGBT aux militants du net. Une génération qui, si elle se met en mouvement participera à la victoire de la gauche. Nous voulons pour renforcer la citoyenneté, que chacun, dans nos écoles, nos quartiers populaires, nos campagnes, nos entreprises, puisse prendre part au débat politique. Il revient alors à la gauche de répondre à ces aspirations, de convaincre ceux qui se sont éloignés de la politique, ne croyant plus dans la capacité des femmes et des hommes à inventer un nouveau monde. </p>
<p>Aujourd&#8217;hui nous souhaitons rassembler tous ceux qui font et feront le choix de se mobiliser pour porter la gauche au pouvoir.</p>
<p>Nous souhaitons faire gagner la gauche, pour transformer la société et l’exercice des pouvoirs, pour remettre au cœur la justice sociale. Nous le ferons avec détermination, courage et exigence. Pour cela, il nous faudra militer pour convaincre et mobiliser autour de nous pour amener dans le combat politique tous ceux qui s&#8217;en sont éloignés.</p>
<p>Nous mènerons la campagne du candidat désigné par les Primaires citoyennes, François Hollande, avec conviction. Nous pèserons pendant la campagne, et une fois au pouvoir, la mobilisation se poursuivra tout au long du mandat pour que la gauche au gouvernement porte nos aspirations, de même nous continuerons d&#8217;expliquer aux citoyens les mesures de notre Gouvernement.</p>
<p><strong>Nous voulons une gauche qui porte un nouvel élan démocratique</strong></p>
<p>La démocratie constitue pour nous une fin et un moyen en soi, car il s’agit de la capacité des citoyens de maîtriser individuellement et collectivement leur avenir. Elle doit donc être présente dans chaque lieu de pouvoir et de prise de décisions comme dans les services publics et les entreprises. Nous irons ainsi vers le socialisme démocratique.</p>
<p>La Gauche une fois au Gouvernement aura pour mission essentielle de rendre les pouvoirs aux citoyens. Nous le traduirons par l’avénement d’une 6ème République, le renouvellement de la classe politique et une nouvelle organisation des pouvoirs. Ce renouvellement devra permettre une meilleure représentation des citoyennes et des citoyens dans leur diversité. Il sera garanti par le non cumul des mandats et la parité effective. Une autre organisation du pouvoir découlera d’une réforme profonde des institutions qui passera par la poursuite de la décentralisation et l’affirmation de l’indépendance de la justice et des médias. Afin d’associer tous ceux qui vivent en France et y paient des impôts, nous défendrons le droit de vote des étrangers aux élections.<br />
Fidèles à la loi de 1905, pilier du vivre ensemble républicain, nous considérons la laïcité comme un levier pour l’égalité des droits. Elle promeut, avec l’autonomie morale et intellectuelle des personnes, la liberté de conscience sans aucune discrimination.</p>
<p>En Europe et dans le monde la démocratie est une nécessité. Nous porterons un véritable fédéralisme européen. Dans cette optique, les compétences du Parlement Européen doivent être renforcées et sa primauté sur la commission européenne actée pour que la voix des peuples soit portée. Nous militerons pour réformer en profondeur l’ONU en mettant fin au droit de veto, en donnant un pouvoir décisionnel à l’assemblée générale de l’ONU qui devrait avoir un contrôle direct sur le FMI et sur l’OMC. Nous ne devons pas laisser les décisions majeures aux mains des grandes puissances économiques (G8, G20, etc.).</p>
<p>Le rôle de la gauche est, enfin, de s&#8217;assurer que le politique reprenne le pas sur les puissances économiques et financières. Au niveau national comme au niveau européen, le politique doit se réapproprier tous les outils dont il s&#8217;est lui-même dépossédé : la possibilité d’utiliser la politique budgétaire et fiscale pour relancer l’économie et combattre les inégalités ; la capacité à faire respecter un juste échange dans le cadre des accords commerciaux internationaux ; la lutte contre les paradis fiscaux ; la nécessité de réglementer les marchés financiers et les agences de notation, ainsi que la taxation des transactions financières. De même, le recours à l’instrument monétaire par une Banque Centrale Européenne soumise à des objectifs de croissance et d’emploi et au contrôle démocratique du Parlement européen nécessite d’être instauré.</p>
<p><strong>Nous voulons une gauche de l&#8217;égalité</strong></p>
<p>Nous voulons une gauche qui se consacre à nous faire vivre dans une communauté des égaux, qui donne plus à ceux qui ont besoin pour assurer leur émancipation au sein de la société. On contribue selon ses moyens, on reçoit selon ses besoins.</p>
<p>Cela passe en premier lieu par l’égalité des conditions d’existence. La gauche devra tout mettre en œuvre pour atteindre le plein emploi, pour augmenter immédiatement les salaires de manière à permettre à chacun de vivre dignement de son travail et encadrer strictement les hauts revenus afin de s&#8217;assurer que nul ne puisse s&#8217;enrichir abusivement par le travail des autres. Une fiscalité juste, progressive et fortement redistributive des personnes comme des entreprises devra être instaurée. Nous veillerons à ce que le capital soit a minima toujours autant imposé que le travail. Nous mettrons tout en œuvre pour que chaque travailleur retrouve sa dignité et ses droits : Il faut reconstruire le droit du travail et donner les moyens à l&#8217;État de le faire respecter par l&#8217;embauche massive d&#8217;inspecteurs et de médecins du travail. Pour redonner de la force aux salariés, il faut étendre les libertés syndicales. Nous lutterons contre la précarité en faisant du CDI la norme et en garantissant l&#8217;accès de tous aux protections collectives comme la sécurité sociale et la retraite à 60 ans.</p>
<p>Nous voulons une gauche qui lutte contre toutes les formes de déterminismes sociaux afin de permettre à chacun de s’émanciper. C’est à la société de garantir l’autonomie de chacun. Celle-ci ne peut être garantie que par des droits collectifs qui préviennent, protègent et assurent que personne ne puisse perdre une partie de sa liberté.</p>
<p>Nous voulons une gauche qui assure le même accès et la même qualité des services publics que l’on vive en centre ville, dans un quartier populaire ou dans l&#8217;espace rural. Une gauche qui mette la santé des usagers à l&#8217;abri des profits et des logiques marchandes et qui garantisse à tous l’accès aux soins et fasse de la prévention une priorité. Une gauche qui s&#8217;engage dans une action résolue pour garantir un logement sain et décent, maîtriser son coût et développer la construction de logements sociaux. L&#8217;exigence de mixité sociale devra être au cœur de ces questions pour renforcer le lien social. </p>
<p>Nous voulons une gauche qui mette fin à toutes les discriminations et qui porte avec courage l&#8217;égalité entre tous les amours, entre tous les genres et entre tous les citoyens quels que soient leurs origines réelles ou supposées, leur croyance, leur lieu d’habitation, leur handicap ou la couleur de leur peau. Nous voulons une gauche qui garantisse à chacun la liberté de fonder une famille par la mise en place du mariage pour tous, par l&#8217;ouverture de l&#8217;adoption à tous les couples, mariés ou non et par l&#8217;accès pour tous à la procréation médicalement assistée.</p>
<p>Nous voulons une gauche qui garantisse à chacun de pouvoir fonder un foyer, partir en vacances, avoir accès aux loisirs, à la culture et à la pratique sportive. En effet, les progrès techniques, les gains de productivité et l’amélioration des conditions de vie doivent servir le progrès social et permettre la réduction du temps de travail. Nous voulons une gauche qui permette à tous de profiter de la vie pour soi et pour les autres dans une société du temps libéré.</p>
<p>Nous voulons une gauche qui permette l&#8217;excellence pour tous. Une gauche qui place les services publics au cœur de ses politiques d’égalité, notamment par une gestion commune avec les usagers. Une gauche qui engage une révolution pédagogique du plus jeune âge à l’enseignement supérieur, en remettant l&#8217;élève au coeur du système éducatif et qui donne les moyens financiers et humains au système éducatif afin de corriger les inégalités, et de lutter contre la reproduction sociale. Cela passe notamment par la mise en place d&#8217;un service public de la petite enfance. Nous reviendrons également sur la suppression des IUFM et réinstaurerons la formation des personnels d&#8217;enseignement et d&#8217;éducation.</p>
<p>Nous voulons une gauche qui permette à chaque jeune de s&#8217;accomplir, de réaliser ses projets, de reprendre une formation, de s’émanciper grâce à un parcours d&#8217;autonomie universel et individualisé. Une gauche qui réaffirme le droit à la formation tout au long de la vie.</p>
<p>Nous voulons une gauche qui porte une vision ouverte et internationaliste du monde : nous porterons une politique ambitieuse de co-développement. Nous déconstruirons le discours de la droite stigmatisant les migrations.</p>
<p><strong>Nous voulons une gauche écologiste</strong></p>
<p>Nous voulons une gauche qui assume ses responsabilités face aux défis écologiques auxquels notre génération est confrontée : la crise alimentaire mondiale, le dérèglement climatique, le bouleversement de la biodiversité, mais aussi l&#8217;acidification, la montée et la pollution des océans, ou encore l&#8217;épuisement des terres cultivables, des ressources énergétiques et naturelles.</p>
<p>La gauche au pouvoir doit prendre toutes les mesures necessaires pour atteindre l&#8217;objectif de diminution de 30% des gaz à effets de serre d&#8217;ici 2020 soit une diminution d&#8217;au moins 20%  entre 2012 et 2017.</p>
<p>Il faudra reconvertir notre appareil de production afin qu&#8217;il s&#8217;inscrive dans la nécessaire mutation écologique de nos modes de vie.</p>
<p>Nous avons besoin d&#8217;une gauche qui sache dénoncer les dangers du productivisme, qui affirme que la croissance du PIB n&#8217;est pas la mesure de toutes choses, et surtout pas celle de la qualité de vie. Une gauche qui mette les moyens nécessaires, en matière budgétaire et fiscale pour promouvoir un modèle de développement fondé sur les énergies renouvelables, l&#8217;économie d&#8217;énergie et de matières premières, créateur d&#8217;emplois durables.</p>
<p>Le temps d’une défense béate du libre-échange face à la mondialisation qui casse nos régimes sociaux et notre droit du travail est révolu. Il est temps de mettre en place un juste échange initié par l’Union Européenne, construit sur la base d’un traité social européen, avec la mise en place d’écluses douanières afin de stopper le dumping social et environnemental à l’échelle mondiale, et le renforcement du processus d’harmonisation des normes envionnementales et sociales vers le haut.</p>
<p>La social-écologie c&#8217;est repenser l&#8217;économie dans son ensemble. Nous défendons un modèle agricole respectueux des hommes et de l&#8217;environnement passant par une agriculture durable, des logiques de production de circuit court, et s&#8217;appuyant sur une consommation saisonnière et locale. Par ailleurs nous voulons promouvoir une reconversion écologique de notre industrie, c&#8217;est-à-dire de nouveaux modes de production et de consommation, de nouveaux secteurs d&#8217;activité, conditionnant les emplois d&#8217;avenir. Nous savons que nous n&#8217;arriverons pas à régler la crise alimentaire mondiale par l&#8217;utilisation des OGM sur des terres déjà surexploitées mais en finançant les techniques agricoles pour développer une agriculture efficace, respectueuse de l&#8217;homme et de l&#8217;environnement dans les pays du sud. Favoriser l&#8217;autosuffisance alimentaire, c&#8217;est mettre une barriere à la famine, et favoriser le développement des régions concernées. </p>
<p>Une gauche qui lance une politique de réindustialisation et de relocalisation en France et en l&#8217;Europe, notamment à l&#8217;aide d&#8217;une banque publique d&#8217;investissement qui favorisera notamment l&#8217;accès au crédit à nos PME innovantes.</p>
<p>Nous avons besoin d&#8217;une gauche audacieuse pour affirmer que le « toujours plus » n&#8217;est pas tenable mais le « toujours mieux » doit être notre seul objectif. Notre politique énergétique reposera principalement sur les économies d’énergie mais aussi, sur une action volontariste pour sortir du nucléaire, par la réduction progressive et programmée de la part de cette énergie et des énergies fossiles dans notre production d’électricité. En outre, nous devrons mener une action volontaristes quant aux enjeux premiers de transparence, de démentèlement des anciennes centrales et dans le traitement des déchets. </p>
<p>Cette politique passe aussi par l’instauration d’un maillage serré du territoire, en s&#8217;adaptant à ses particularités, de petites unités de production d&#8217;énergie s&#8217;appuyant sur tous les modes de production: éolien, solaire, biomasse, hydroélectrique, géothermie. Ce développement sera permis par l&#8217;investissement massif dans la recherche. La planification écologique doit concerner l&#8217;ensemble des secteurs tels que l&#8217;emploi (emplois verts d&#8217;avenir), le logement (réhabilitation, lutte contre la précarité énergétique et création de logements énergétiquement viables), les transports (modes de déplacement doux). Tout cela doit s&#8217;inscrire dans une politique de la ville ambitieuse et un schéma d&#8217;aménagement du territoire ancré dans cette optique.</p>
<p>Nous savons que le coût de l&#8217;inaction serait bien plus élevé et inégalement réparti que celui d&#8217;une action résolue, choisie démocratiquement et donc socialement acceptée. Nous plaidons pour un ensemble de choix qui nous mèneront vers une société soutenable plus sobre, plus juste et plus démocratique.</p>
<p><strong>Nous serons la génération de la victoire, nous serons une génération exigeante.</strong></p>
<p>Notre génération souhaite prendre toute sa part dans la construction de cette société et de ces changements. La politique ne sera jamais, pour nous, synonyme de renoncement. </p>
<p>Nous voulons être partie prenante de tous les cercles de décisions et y apporter nos compétences, nos talents, notre dynamisme.</p>
<p>Nous serons aux côtés du gouvernement pour faire plier les forces de l&#8217;argent et de la réaction lorsqu’elles s’opposeront à notre volonté de transformation sociale. </p>
<p>Nous serons la génération qui interpellera les responsables politiques. Nous porterons ces aspirations dans chaque loi en préparation et veillerons à ce que les parlementaires en tiennent compte. C’est aussi cela, organiser la prise des pouvoirs par les jeunes de France.</p>
<p><strong>Nous inventerons un nouveau rapport de la gauche au gouvernement avec le mouvement social.</strong></p>
<p>Nous ne pourrons maintenir dans la durée notre ambition réformiste que si nous sommes en phase avec le mouvement social. Infatigable garant du combat pour l’égalité et la justice sociale, le mouvement social met en lumière les nouvelles aspirations face auxquelles une gauche confrontée aux difficultés du pouvoir pourrait être tentée de fermer les yeux. C’est avec la gauche qui agit au quotidien, celle des associations, des syndicats, des mutuelles, que nous parviendrons à la victoire. </p>
<p>***<br />
Nous sommes prêts à nous mobiliser pour faire gagner nos valeurs, prendre les pouvoirs et réformer avec radicalité, exigence et ténacité.<br />
Nous souhaitons agréger et donner sa place à chacun dans ce mouvement.<br />
Citoyennes et citoyens, nous bâtirons le rassemblement de la gauche et serons les acteurs du changement.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Texte d’orientation proposé par le bureau national et soumis aux amendements des adhérents</title>
		<link>http://www.jeunes-socialistes.fr/2011/09/texte-d%e2%80%99orientation-propose-par-le-bureau-national-et-soumis-aux-amendements-des-adherents/</link>
		<comments>http://www.jeunes-socialistes.fr/2011/09/texte-d%e2%80%99orientation-propose-par-le-bureau-national-et-soumis-aux-amendements-des-adherents/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 20:47:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement des Jeunes Socialistes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Congrès]]></category>

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		<description><![CDATA[TITRE Nous sommes la génération de tous les défis et de tous les espoirs. Nous sommes une génération qui n’a connu que la droite. Depuis notre naissance, nous n’avons eu d’autre horizon que la crise, devenue un état permanent servant &#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>TITRE</p>
<p>Nous sommes la génération de tous les défis et de tous les espoirs.</p>
<p>Nous sommes une génération qui n’a connu que la droite. Depuis notre naissance, nous n’avons eu d’autre horizon que la crise, devenue un état permanent servant à justifier tous les renoncements et toutes les régressions. Nous avons grandi dans une société qui cultive la peur et la haine de l&#8217;autre, qui cherche à étouffer toute tentative de résistance et toute capacité à penser collectivement une vie meilleure.<br />
Nous vivons dans un monde qui court à sa perte. Un monde néo-libéral dont l’équilibre destructeur repose sur le chômage de masse, la compression salariale, la destruction des ressources naturelles et la production infinie de biens à la durée de vie de plus en plus courte. Un monde dans lequel la démocratie a reculé sous les coups de boutoir du dogme libre-échangiste et de la logique du tout marché. Le capitalisme exclut, exploite et menace la survie même de l’humanité.</p>
<p>Et pourtant nous rêvons et nous avons les moyens de ces rêves. Nous voulons transformer la société. Les uns et les autres nous avons fait, à un moment donné, le choix de l&#8217;engagement. Du choc du 21 avril aux manifestations contre le CPE, de l&#8217;opposition à la guerre en Irak à celle à la guerre en Afghanistan, du combat contre les OGM à celui contre le nucléaire, de la lutte contre Hadopi à celle contre la Lopsi, de la mobilisation contre la LRU à celle de RESF, de la défense du planning familial à celle de la retraite à soixante ans, nombreux ont été les événements qui ont cristallisé indignations et revendications légitimes, et font que tant de cœurs de notre génération battent aujourd’hui à gauche.</p>
<p>Nous ne voulons plus d’une société dans laquelle une petite minorité, blanche et masculine, parvient à contrôler à elle seule les sphères médiatique, politique et économique. </p>
<p>Depuis dix  ans, notre génération a, par ses combats et sa force novatrice, redéfini ce qu&#8217;est être de gauche au XXIe siècle. Depuis dix ans, des femmes et des hommes ont eu la volonté de ne rien céder alors que le pouvoir essayait d&#8217;avoir, chaque jour, un peu plus d&#8217;emprise sur nos vies. Si la sociale-démocratie a failli ces vingt dernière années ; d’autres mouvement ont émergé de l&#8217;altermondialisme, à la montée en puissance de l&#8217;écologisme, la création culturelle et numérique. En France, en Europe, dans le monde arabe, en Amérique Latine, de nouveaux modes de production et de prise de décisions, ainsi que des liens retrouvés entre les partis politiques et le mouvement social, ont redonné vitalité et sens à une gauche qui ose enfin promouvoir une nouvelle fois une grande transformation.</p>
<p>Nous sommes la génération qui rassemble cette multitude de combats, de résistances et d&#8217;espoirs. Une génération qui rassemble toutes les forces militantes, aussi diverses soient-elles, du féminisme à l&#8217;écologisme, du syndicalisme aux mouvements de désobéissance civile, des luttes pour les peuples indigènes à celles des paysans, des militants LGBT aux militants du net. Une génération qui, si elle se met en mouvement sera capable de porter la gauche au pouvoir. Il revient alors à la gauche de répondre à ces aspirations, de convaincre ceux qui se sont éloignés de la politique ne croyant plus dans la capacité des hommes à inventer un nouveau monde. </p>
<p><strong>Aujourd&#8217;hui nous souhaitons rassembler tous ceux qui font et feront le choix de se mobiliser pour porter la gauche au pouvoir.</strong></p>
<p>Nous souhaitons faire gagner la gauche, pour transformer la société et l’exercice des pouvoirs. Nous le ferons avec détermination, courage et exigence. Pour cela, il nous faudra militer, convaincre et mobiliser autour de nous pour amener dans le combat politique tous ceux qui s&#8217;en sont éloignés.</p>
<p>Nous mènerons la campagne du candidat désigné par les Primaires citoyennes avec enthousiasme et envie, mais une fois au pouvoir, la mobilisation se poursuivra tout au long du mandat pour que la gauche gouvernementale n’ignore pas nos aspirations.</p>
<p><strong>Nous voulons une gauche qui porte la démocratie</strong></p>
<p>La démocratie constitue pour nous une fin en soi, car il s’agit de la capacité des citoyens de maîtriser individuellement et collectivement leur destin. Elle doit donc être présente dans chaque lieu de pouvoir et de prise de décisions comme dans les services publics et les entreprises. Nous irons ainsi vers le socialisme démocratique.</p>
<p>La gauche, une fois au Gouvernement, aura comme mission essentielle de rendre les pouvoirs aux citoyens. Aussi, notre démocratie formelle a besoin d&#8217;être profondément réformée par l’instauration du non-cumul des mandats, le renouvellement, la parité effective et une représentation parlementaire à l’image de la société, ainsi que par l’avènement d’une 6ème République consacrant la primauté du Parlement et l’indépendance de la justice. </p>
<p>En Europe et dans le monde la démocratie est aussi une nécessité. Nous porterons le renforcement des missions du Parlement européen pour que la voie des peuples soit portée. Nous militerons pour réformer en profondeur l’ONU en mettant fin au droit de veto, en donnant un pouvoir décisionnel à l’assemblée générale de l’ONU qui devrait avoir un contrôle direct du FMI et de l’OMC.</p>
<p>Notre conception de la démocratie place en son sein une vision ouverte, pragmatique mais aussi intransigeante de la laïcité. Aucun culte ne doit être avantagé ou discriminé et chacun doit pouvoir être exercé dans de bonnes conditions. </p>
<p>Le rôle de la gauche est, enfin, de s&#8217;assurer que le politique reprenne le pas sur les puissances économiques et financières. Au niveau national comme au niveau européen, le politique doit se rapproprier tous les outils dont il s&#8217;est lui-même dépossédé : la possibilité d’utiliser la politique budgétaire et fiscale pour relancer l’économie et combattre les inégalités ; la capacité à faire respecter un juste échange dans le cadre des accords commerciaux internationaux ; la nécessité de réglementer les marchés financiers et d&#8217;encadrer les agences de notation. De même, le recours à l’instrument monétaire par une Banque Centrale Européenne soumise à des objectifs de croissance et d’emploi et au contrôle démocratique du Parlement européen nécessite d’être instauré.</p>
<p><strong>Nous voulons une gauche de l&#8217;égalité</strong></p>
<p>Nous voulons une gauche qui se consacre à nous faire vivre dans une communauté des égaux. Cela passe en premier lieu par l’égalité dans les conditions d’existence. La gauche devra tout mettre en œuvre pour atteindre le plein emploi, pour augmenter les salaires de manière à permettre à chacun de vivre dignement de son travail et encadrer strictement les hauts revenus afin de s&#8217;assurer que nul ne puisse s&#8217;enrichir abusivement du travail des autres. Une  fiscalité juste, progressive et fortement redistributive des personnes comme des entreprises devra être instaurée. Nous veillerons à ce que le capital soit a minima toujours autant imposé que le travail. Nous mettrons tout en œuvre pour que chaque travailleur retrouve sa dignité et ses droits : en étendant le droit du travail pour faire face aux nouvelles pénibilités et en garantissant à chaque citoyen l’accès à la sécurité sociale. </p>
<p>Nous voulons une gauche qui lutte contre tous les formes de déterminismes sociaux afin de permettre aux individus de s’émanciper. C’est à la société de garantir l’autonomie à chacun. Celle-ci ne peut être garantie que par des droits collectifs qui préviennent, protègent et assurent qu’aucun citoyen ne puisse perdre une partie de sa liberté.</p>
<p>Une gauche qui assure le même accès et la même qualité des services publics que l’on vive en centre ville, dans un quartier populaire ou dans le monde rural. Une gauche qui garantisse à tous l’accès aux soins et fasse de la prévention une priorité. Une gauche qui s&#8217;engage dans une action résolue pour garantir un logement sain et décent, maîtriser le coût du logement et lutter contre l’insalubrité</p>
<p>Nous voulons une gauche qui mette fin à toutes les discriminations, qui porte avec courage et l&#8217;égalité entre tous les amours, entre les genres et entre tous les citoyens quelles que soient leur origine réelle ou supposée, leur croyance, leur lieu d’habitation, ou la couleur de leur peau. </p>
<p>Nous voulons une gauche qui garantisse à chaque citoyen de pouvoir fonder une famille, partir en vacances, avoir accès aux loisirs et à la pratique sportive. Parce que les progrès techniques, les gains de productivité, l’amélioration des conditions de vies doivent servir le progrès social et permettre la réduction du temps de travail. Nous voulons une gauche qui permette à tous de profiter de la vie et d’avoir du temps pour soi et ceux qu&#8217;on aime.</p>
<p>Nous voulons une gauche qui permette de réussir. Une gauche qui place les services publics au cœur de ses politiques d’égalité, notamment par une gestion commune avec les citoyens usagers. Une gauche qui engage une révolution pédagogique de la maternelle à l’enseignement supérieur et qui donne, les moyens au système éducatif pour corriger les inégalités. Une gauche qui permette à chaque jeune de s&#8217;accomplir, de réaliser ses projets, de reprendre une formation, de s’émanciper grâce à un parcours d&#8217;autonomie universel et individualisé.</p>
<p><strong>Nous voulons une gauche écologiste</strong></p>
<p>Nous voulons une gauche qui assume ses responsabilités face aux défis écologiques auxquels notre génération est confrontée : le dérèglement climatique, la diminution drastique de la biodiversité, la hausse de la salinité des océans, la crise alimentaire mondiale ou encore l&#8217;épuisement des terres arables.</p>
<p>Le premier objectif d&#8217;une politique de gauche au pouvoir est de prendre toutes les mesures nécessaires pour atteindre l&#8217;objectif de diminution de 30% des gaz à effets de serres d&#8217;ici 2020, soit une diminution d&#8217;au moins 20% entre 2012 et 2017.</p>
<p>Nous avons besoin d&#8217;une gauche qui sache dénoncer les dangers du productivisme, qui affirme que la croissance du PIB n&#8217;est pas la mesure de toutes choses, et surtout pas celle du bonheur. Une gauche qui mette les moyens nécessaires, au niveau budgétaire et fiscal mais également par le biais de normes et de barrières douanières, pour promouvoir un modèle de développement à faible consommation d&#8217;énergies et de matières premières, et à forte teneur en emplois. Une gauche qui lance une politique de réindustialisation et de relocalisation en France et en l&#8217;Europe, notamment à l&#8217;aide d&#8217;une banque publique d&#8217;investissement.</p>
<p>Nous avons besoin d&#8217;une gauche audacieuse pour affirmer que le toujours plus n&#8217;est pas tenable. Notre politique énergétique reposera d’abord sur les économies d’énergies, sur une action volontariste pour sortir du nucléaire et du tout pétrole, par l’instauration d’un maillage serré du territoire de petites unités de production d’énergies s’appuyant sur tous les modes de production : éolien, solaire, biomasse, micro-barrage, géothermie. </p>
<p>Nous savons que le coût de l&#8217;inaction serait bien plus élevé et inégalement réparti que celui d&#8217;une action résolue, choisie démocratiquement et donc socialement acceptée. C&#8217;est cela l&#8217;écologisme socialiste : un ensemble de choix  qui nous mèneront vers une société plus sobre, plus juste et plus démocratique.</p>
<p><strong>Nous serons la génération de la victoire, nous serons une génération exigeante.</strong></p>
<p>Notre génération souhaite prendre toute sa part dans la construction de cette société et de ces changements. Car la politique ne sera jamais, pour nous, synomyme de renoncement. </p>
<p>Nous voulons être partie prenante de tous les cercles de décisions et y apporter nos compétences, nos talents, notre dynamisme.</p>
<p>Nous serons aux côtés du gouvernement pour faire plier les forces de l&#8217;argent et de la réaction quand elles s’opposeront à notre ardeur réformatrice. </p>
<p>Nous serons la génération qui interpellera les ministres, qui demandera des comptes. Nous porterons les aspirations de notre génération dans chaque loi en préparation et veillerons à ce que les parlementaires en tiennent compte. C’est aussi cela, organiser la prise des pouvoirs par les jeunes de France.</p>
<p><strong>Nous inventerons un nouveau rapport de la gauche au gouvernement avec le mouvement social</strong></p>
<p>Nous ne pourrons maintenir dans la durée notre ambition réformatrice que si nous sommes en phase avec le mouvement social. Infatigable garant du combat pour l’égalité et la justice sociale, le mouvement social met en lumière les nouvelles aspirations face auxquelles une gauche confrontée aux difficultés du pouvoir pourrait être tentée de fermer les yeux.</p>
<p>***</p>
<p>Nous sommes cette génération-là. Nous sommes cette gauche-là<br />
Nous somme prêts à nous mobiliser pour gagner, prendre les pouvoirs et réformer avec radicalité, exigence et ténacité.<br />
Nous souhaitons agréger et donner sa place à chacun dans ce mouvement.<br />
En 2012 notre génération peut le dire : la gauche c&#8217;est nous, la France c’est nous.</p>
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		<title>Conseil national : les contributions</title>
		<link>http://www.jeunes-socialistes.fr/2011/06/conseil-national-les-contributions/</link>
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		<pubDate>Sat, 18 Jun 2011 19:29:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement des Jeunes Socialistes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contributions]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Conseil National du 18 juin a ouvert le 10ème Congrès des Jeunes Socialistes. Retrouvez les différentes contributions déposées à cette occasion et qui seront présentées et débattues dans les fédérations.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil National du 18 juin a ouvert le 10ème Congrès des Jeunes Socialistes. Retrouvez les différentes contributions déposées à cette occasion et qui seront présentées et débattues dans les fédérations.</p>
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		<title>Gaz de schiste: faisons d’autres choix énergétiques!</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Apr 2011 07:45:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement des Jeunes Socialistes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Déclarations]]></category>
		<category><![CDATA[Développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[Associations et riverains se mobilisent actuellement, tant au sud de la France qu&#8217;en Ile de France, pour défendre des paysages menacés d&#8217;être défigurés ou pour dénoncer les conséquences sanitaires de l&#8217;exploitation d&#8217;une nouvelle énergie inconnue, le gaz de schiste. Pourquoi &#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Associations et riverains se mobilisent actuellement, tant au sud de la France qu&#8217;en Ile de France, pour défendre des paysages menacés d&#8217;être défigurés ou pour dénoncer les conséquences sanitaires de l&#8217;exploitation d&#8217;une nouvelle énergie inconnue, le gaz de schiste. Pourquoi y serions-nous opposés? Ce que les jeunes socialistes dénoncent en premier lieu, c&#8217;est une supercherie, à l&#8217;opposé des engagements du Grenelle de l&#8217;environnement: investir dans les énergies fossiles alors que les énergies renouvelables manquent cruellement d&#8217;investissements et de volonté politique. Nous demandons le retrait des permis d’exploration du gaz de schiste, qui a commencé depuis mars 2010 sur 15 000 mètres carrés grâce à des permis délivrés notamment à GDF Suez et Total, alliés à des géants américains du pétrole et du gaz, à Nantes, Montpellier ou encore à Montélimar.<br />
Pourquoi le retrait de ces permis d’exploration? Parce que ce gaz &laquo;&nbsp;non-conventionnel&nbsp;&raquo;, issu de la fracturation hydraulique, à 2000 mètres de profondeur, de la roche de schiste, n&#8217;est d&#8217;une part pas une solution énergétique durable du fait de son faible rendement, et d&#8217;autre part, produit, toutes étapes comprises, autant de gaz à effet de serre que le pétrole ou le charbon, et pollue tant l&#8217;air que l&#8217;eau en entraînant d&#8217;importantes nuisances sanitaires. Enfin, la politique énergétique doit reposer sur un choix démocratique, au niveau local, national, et bien plus largement, plutôt que sur la soif d&#8217;un lobby, et doit intégrer une politique d&#8217;économie et de sobriété énergétique qui sont à la base du nouveau modèle de développement que nous proposons. </p>
<p>Pourquoi ses partisans parlent-ils de ressource &laquo;&nbsp;propre&nbsp;&raquo;? Selon l&#8217;Association Pétrolière et Gazière du Québec, le Gaz de schiste produit 45% moins de CO2 que le charbon et 30% de moins que le pétrole. Supercherie: ce chiffre ne tient compte que de la combustion, pas des émissions qui ont lieu tout au long du cycle: exploration, distribution, fuites diverses. Cette source d&#8217;énergie représente aussi des dizaines de camions citernes par heure qui circulent pour amener de l&#8217;eau, avec autant de pollution, et des forages fréquents (un puits ne dure que 5 à 10 ans) qui remettent en cause l&#8217;équilibre des sols avec des conséquences désastreuses pour l&#8217;environnement et les activités humaines (érosion, inondations&#8230;).</p>
<p>Le Gaz de schiste assure-t-il au moins l&#8217;indépendance énergétique de la France? Rien n&#8217;est moins sur! Les partisans du gaz de schiste vantent de vastes réserves inépuisables et assurent aux pays sollicités l&#8217;indépendance énergétique, si recherchée alors que le pic de production du pétrole, énergie essentielle pour le monde actuel, est passé ou à venir dans les plus brefs délais, ce qui entraîne de nouvelles explorations en mer, mais aussi dans les sables bitumineux et les roches telles que le schiste. Dans les faits, produire du gaz de schiste demande beaucoup d&#8217;énergie: une à deux unités d&#8217;énergie produite pour une unité d&#8217;énergie investie. Son rendement diminue au fur et à mesure de l&#8217;exploitation (pour tomber en 5 à 10 ans en dessous du seuil de rentabilité). Cette énergie coûte cher, du fait du traitement de millions de mètres cube d&#8217;eau pour chaque puits, après utilisation et crée peu d&#8217;emplois: la filière occupe 1200 personnes aux Etats-Unis. Il est 2 fois moins rentable, énergétiquement que le biogaz, et 10 fois moins, par exemple, que l&#8217;énergie éolienne. Le gaz de schiste est donc un cul-de-sac environnemental, mais aussi énergétique et économique: les réserves en Amérique du Nord, les plus importantes, couvrent à peine 25 années de consommation. </p>
<p>L’exploitation du gaz de schiste soulève également une question de Santé Publique :chaque puits de gaz de schiste consomme entre 15 et 20 000 m3 d’eau à chaque forage. Cette eau est mélangée avec un cocktail de plus de 500 produits chimiques dont certains très toxiques. Seul 50 % de l’eau introduite est récupérée : cette eau est contaminée par les produits chimiques utilisés et par le gaz. Le risque industriel est énorme, le retraitement des eaux n’est pas garanti ni entièrement efficace, les riverains sont exposés à des molécules cancérigènes et radioactives. La nappe phréatique qui se trouve au-dessus de la zone de fracturation de la roche se trouve polluée lors de l’opération.<br />
Les conséquences sanitaires de la contamination de l’eau sont extrêmement graves: du gaz s’échappe au moment du forage et de la fracturation mais aussi lors de la remontée du gaz et du stockage. Le gaz est raffiné pour le séparer de l’eau, tous les produits chimiques présents dans l’eau s’évaporent dans l’air extérieur. Cette pollution atmosphérique peut entraîner des pluies acides très loin du lieu d’extraction. C’est pourquoi il faut nous mobiliser en France contre l’exploitation du gaz de schiste et exiger le respect de règles environnementales strictes à l’échelle internationale et européenne. </p>
<p>L’eau contaminée contient du gaz, elle peut s’enflammer, mais elle contient aussi des produits toxiques comme le benzène ou le glycol (utilisé comme antigel). Les riverains de ces puits de gaz souffrent de nombreuses pathologies : maladies respiratoires et cardiaques liées notamment à la forte densité d’ozone dégagé dans l’air, le monoxyde de carbone dégrade les globules, le sang ne peut plus transporter l’oxygène, les éthers de glycol sont des perturbateurs endocriniens à l’origine de graves maladies neurologiques dont la prévalence explose à proximité des puits. </p>
<p>C’est un cocktail empoisonné qu’on sert aux citoyens au nom d’une indépendance énergétique fantasmée. Nous demandons le retrait des permis de forages d’exploration dans les sous-sols schisteux. La politique énergétique de la France doit reposer sur plusieurs éléments: le développement des énergies renouvelables en s&#8217;appuyant sur l&#8217;énergie solaire, éolienne, et sur une meilleure gestion de la forêt pour utiliser la biomasse, par exemple, mais aussi une politique ambitieuse d&#8217;économie d&#8217;énergie et d&#8217;autosuffisance énergétique: isolation des logements, encadrement de l&#8217;éclairage nocturne, remplacement du chauffage électrique par d&#8217;autres sources d&#8217;énergie: tout ceci peut réduire notre dépendance énergétique en réduisant d&#8217;un tiers notre consommation. Et surtout, nous permettre d&#8217;investir, à travers un pôle public d&#8217;énergie qu&#8217;il reste à re-construire, dans le développement des énergies renouvelables, qui créent des emplois non délocalisables et produisent moins de gaz à effet de serre.</p>
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		<title>La flambée des prix agricoles : prévenir une crise humanitaire</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Mar 2011 10:48:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement des Jeunes Socialistes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Résolutions]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>

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		<description><![CDATA[Pourquoi cette pénurie ? Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l&#8217;alimentation explique que les pays pauvres et endettés ont été contraints par les organismes officiels internationaux comme le FMI à produire des matières premières exportables &#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi cette pénurie ? Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l&#8217;alimentation explique que les pays pauvres et endettés ont été contraints par les organismes officiels internationaux comme le FMI à produire des matières premières exportables telles que cacao, coton, pour rétablir l&#8217;équilibre de leur balance commerciale, au détriment des besoins locaux. A côté, la montée en puissance des biocarburants a détourné des millions de tonnes de céréales du circuit alimentaire. Ainsi, 11 % de la production du maïs américain sont dorénavant consacrés à la production d&#8217;éthanol. Par ailleurs, Barroso, président de la Commission européenne, a dénoncé &laquo;&nbsp;les aides au développement des pays de l&#8217;Union européenne qui ont baissé&nbsp;&raquo;. La France figure parmi ceux qui ont réduit leur contribution.</p>
<p>Mais la genèse du phénomène est à trouver bien en amont de la flambée des prix du pétrole. Depuis 2000, sur les huit récoltes de blé effectuées au niveau mondial, sept d&#8217;entre elles se sont révélées déficitaires (L&#8217;Australie a perdu par exemple 10 millions de tonnes de production) : la consommation dépasse la production. Le train de vie de certains pays émergents n&#8217;y est pas étranger. L&#8217;émergence d&#8217;une classe moyenne en Inde et en Chine a dopé la consommation de viande au niveau mondial, faisant croître de facto les besoins en céréales. Cette raréfaction de l&#8217;offre s&#8217;est trouvée en partie amplifiée par la montée des prix du pétrole : les biocarburants, qui restaient jusqu&#8217;alors assez coûteux à produire, sont brusquement devenus bon marché. Le cours du colza, du maïs et du blé n&#8217;y ont pas résisté, affichant des hausses spectaculaires sur les trois dernières années. Depuis 2006, les cours du blé ont ainsi triplé à Chicago. Idem pour le maïs et le riz, puisque les répercussions sont en cascade. La hausse du prix du pain, provoquée par la flambée des cours du blé, a provoqué des émeutes de la faim en Égypte, l&#8217;un des pays exportateurs de riz. Le tout a été couronné par une hausse des tarifs du fret.</p>
<p>L&#8217;activité d&#8217;une poignée de fonds spéculatifs, essorés par le marché des crédits, joue elle aussi un rôle non négligeable. Même le FMI reconnaît que &laquo;&nbsp;ces facteurs financiers semblent expliquer une grande part de la hausse des prix du pétrole brut depuis le début 2008, de même que la hausse des prix d&#8217;autres matières premières&nbsp;&raquo;. Le Fonds met également en exergue la dépréciation du dollar et la chute des taux d&#8217;intérêts, qui ont renforcé l&#8217;attractivité des matières premières comme actif alternatif, devenues les nouvelles valeurs-refuge. Par ailleurs, à l&#8217;image de ce qui se passe pour les cours du pétrole, les prix sont également fonction du fragile équilibre entre offre et demande. Lorsqu&#8217;il y a pénurie, en raison d&#8217;un problème au niveau des exportateurs, les prix sont automatiquement revus à la hausse. Le 27 mars 2007, le riz a bondit de 31% en une seule journée après l&#8217;annonce, par quatre pays producteurs (Inde, l&#8217;Égypte, Vietnam et Cambodge), de la suspension de leurs exportations, alors que les Philippines réclamaient 500 000 tonnes. Aliment de base pour plus de la moitié de la population mondiale, après l&#8217;or jaune et l&#8217;or noir, le riz deviendra-t-il le nouvel or blanc ? Investir dans l&#8217;agriculture produit quatre fois plus de résultats dans le domaine de la lutte contre la pauvreté que d&#8217;investir dans n&#8217;importe quel autre secteur.<br />
Plusieurs mesures sont à prendre d’urgence afin de venir à bout définitivement de ce modèle inégalitaire dans sa nature, parce qu’il marche grâce à un rapport de force dominant/dominé qui arrive à sa fin :</p>
<ul>
<li>L&#8217;annulation de la dette des pays pauvres est le seul moyen pour que les pays du tiers monde puissent enfin investir dans des exploitations en adéquation avec la nature de leurs terres.</li>
<li>Un sommet de la Terre doit être convoqué dans les plus brefs délais pour avancer un plan agricole planétaire.
<li>Sortir l&#8217;agriculture de l&#8217;OMC afin qu&#8217;elle ne soit plus soumise aux règles de libre-échange et stopper la spéculation pour recouvrer le droit à la souveraineté alimentaire.</li>
<li>Conférer à l&#8217;ONU un pouvoir de sanction afin d&#8217;influer vers une politique agricole juste.</li>
<li>La réforme de la PAC prévue en 2013 doit absolument établir des financements qui ne privilégie plus exclusivement les exploitations extensives mais bien une durabilité de l’agriculture, qui rappelons le, doit répondre à une équité sociale, écologique et économique pour favoriser les exploitants qui dédient leur production à une desserte régionale et privilégier la diversité alimentaire.</li>
</ul>
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		<title>Le front national : toujours un danger</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Mar 2011 13:01:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement des Jeunes Socialistes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cantonales 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Résolutions]]></category>

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		<description><![CDATA[Sans surprise Marine Le Pen a succédé à son père à la présidence du Front national lors du congrès de Tours le 16 Janvier dernier. Une page se tourne pour l’extrême droite en France. En effet avec l’élection de Marine &#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sans surprise Marine Le Pen a succédé à son père à la présidence du Front national lors du congrès de Tours le 16 Janvier dernier. Une page se tourne pour l’extrême droite en France.</p>
<p>En effet avec l’élection de Marine le Pen à la tête du front national, l’image de l’extrême droite change par rapport à celle qu’avait entretenu son père Jean-Marie le Pen depuis plusieurs décennies. Une image qui cherche à dé-diaboliser l&#8217;extrême droite.</p>
<p>Désormais dans le discours du Front National, notamment à travers Marine le Pen, on voit les valeurs de la république et notamment celle de la laïcité mises en avant. Fini les discours de Jean-Marie le Pen, agressifs, racistes: maintenant le FN parle moins du problème des étrangers mais beaucoup de l&#8217;islamisme par exemple, et ce, au prétendu nom de la laïcité.</p>
<p>Cette rupture sur la forme comme dans le discours fait apparaître l’illusion d’un front national plus fréquentable, plus moderne. Preuve en est au dernier sondage Marine le Pen serait crédité de 18% d&#8217;intention de vote pour les élections présidentielles.</p>
<p>le front national a repris, de manière opportuniste, des idées traditionnelles de la gauche (justice sociale, sauvegarde des services publics,&#8230;), qu’il est la seule alternative efficace pour résoudre la crise économique et sociale, pour répondre aux attentes des français qui sont aujourd&#8217;hui confrontés au chômage, à la précarité, et ce notamment en diffusant l’idée que le Parti socialiste et l’UMP seraient main dans la main afin de maintenir la mondialisation libérale, et que la vrai alternative serait le FN.</p>
<p>Nous ne pouvons pas accepter ce discours complètement démagogique nuisant à notre démocratie. Parce qu’en réalité Marine le Pen est bel et bien la continuité de l’engagement de son père: si le discours a évolué, le Front National reste un parti xénophobe.</p>
<p>En tant que socialistes, nous devons déconstruire ce discours. Il est vrai que dans ce contexte de crise économique, sociale et politique de nombreux français touchés par la précarité tendent à se replier vers une extrême droite populiste et démagogique mais qui peut être rassurante pour certains. Nous devons face à cela savoir répondre aux préoccupations des français, proposer une politique ambitieuse tant sur l&#8217;emploi, que sur les salaires.<br />
Revivre un 21 avril 2002, cela n’est pas possible, nous avons donc la responsabilité notamment auprès de jeunes de mettre en évidence que le front national n’est absolument pas la solution à la crise.</p>
<p>Alors qu&#8217;aujourd&#8217;hui plus d&#8217;un français sur deux ne croît pas en la capacité de la droite et de la gauche à changer les choses, il est essentiel de redonner de l&#8217;espoir aux français et cela passe par le fait que nous devons être irréprochables, pour que les français aient confiance en la gauche surtout face à la droite qui enchaîne les affaires d&#8217;État (Bettancourt, Clearstream, Woerth&#8230;): nous devons incarner le changement, l&#8217;alternative et non l&#8217;alternance.</p>
<p>Le MJS s&#8217;engage dans un travail approfondi d&#8217;analyse et d&#8217;inventaire sur les réponses à apporter à la menace du Front National.</p>
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		<title>Instaurer un bouclier rural pour garantir une véritable égalité entre les territoires</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Mar 2011 10:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement des Jeunes Socialistes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Résolutions]]></category>
		<category><![CDATA[Services publics]]></category>

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		<description><![CDATA[Le monde rural est le grand oublié des débats publics de ces 20 dernières années. Pourtant, la ruralité demeure attractive, les valeurs qu&#8217;elle véhicule, proximité et humanité, sont au cœur des attentes de nos concitoyens. Depuis des années, les services &#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le monde rural est le grand oublié des débats publics de ces 20 dernières années. Pourtant, la ruralité demeure attractive, les valeurs qu&#8217;elle véhicule, proximité et humanité, sont au cœur des attentes de nos concitoyens.</p>
<p>Depuis des années, les services publics du monde rural ont été démembrés, sous prétexte de rationalisation, de concurrence libre et non faussée et d&#8217;adaptation à la mondialisation néolibérale. La population rurale est plus ouvrière, plus pauvre, plus âgée que la population urbaine. Ainsi, si 10 millions d&#8217;urbains ont un projet d&#8217;installation à la campagne, n&#8217;oublions pas que ce dernier est parfois la dernière étape d&#8217;un parcours d&#8217;exclusion sociale.</p>
<p>Pourtant, la désertification des campagnes n&#8217;est pas une fatalité, et l&#8217;action publique ne peut plus se permettre d&#8217;oublier les 12 millions de ruraux de notre pays. Les politiques de développement sur ces territoires doivent être accompagnées et protégées : nous devons promouvoir un bouclier rural, qui vise à garantir l’accès de chacun à un certain nombre de services. C&#8217;est un droit nouveau qu&#8217;il s&#8217;agit de créer qui, tout comme le droit de vote, définira la citoyenneté de demain et concrétisa l’égalité de tous.</p>
<p>Cette proposition concrétise un autre mode de vie, plus humain, dans lequel la proximité joue un rôle essentiel. L’environnement devient une préoccupation majeure, les réflexions sur l’après-pétrole se font jour, l’économie sociale et solidaire se développe et la promotion de la production locale redevient centrale.</p>
<p>Ce bouclier rural devra garantir à chacun l’accès à des services (santé, éducation, transports, poste, trésor public…) en fixant un temps de trajet maximal. Il imposera le développement des pôles de santé dans les zones rurales, une obligation de couverture intégrale du territoire pour les réseaux de téléphonie mobile, et permettra le financement de la couverture haut et très haut débit. Il établira des Aires Rurales d’Education Concertée sur lesquelles sera redéfinie l’offre de formation, et permettra le maintien des écoles de proximité. Il comprendra la création de Zones de Développement Economique Rural, disposant d’une fiscalité adaptée et de délais dans la mise en œuvre des nouvelles normes pour préserver et développer le tissu économique. Bref, il assurera la traduction en équité territoriale de l&#8217;égalité républicaine.</p>
<p>Le bouclier rural doit être l’élément principal d’une politique d’aménagement du territoire largement oubliée depuis 15 ans et s’appuyer sur une meilleure gestion des ressources naturelles et sur le développement des énergies renouvelables.</p>
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