Après un plan social, plus besoin de plan de reclassement pour accompagner les salarié.e.s

 

Aujourd’hui, lorsqu’une entreprise fait un plan social pour des raisons économiques, elle doit proposer à ses salarié.e.s un plan de reclassement. Ce plan doit être juste, efficace, individualisé et envoyé par écrit aux salarié.e.s. Il y a donc une forme d’accompagnement du ou de la salarié.e licencié.e.

Demain avec les ordonnances, ce sera tout le contraire ! En effet, elles allègent considérablement les obligations en matière de plan de reclassement en cas de licenciement économique. Désormais, l’entreprise pourra se contenter de proposer des offres sur l’intranet de l’entreprise. Cela est d’autant plus grave maintenant que les plans sociaux sont facilités ( Voir : Le périmètre national pour juger des difficultés financières en cas de plan social).

Finies les propositions écrites, individualisées et le reclassement en fonction des compétences professionnelles du ou de la salarié.e ! Les entreprises seront totalement déchargées de leur responsabilité envers leur personnel licencié.

Pour ce qui est des salarié.e.s occupant un poste à l’étranger, les entreprises ne seront même plus obligées de

Cette mesure va aggraver la situation des salarié.es licencié.es. En plus de perdre son emploi, le ou la salarié.e ne sera pas aidé.e à en trouver un autre ! Ce sont encore les salarié.e.s qui paient les pots cassés, et qui devront retrouver un emploi seul.e.s.

Cette mesure facilite encore un peu plus les licenciements économiques injustifiés et massifs. En appui à toutes les autres mesures de facilitation des licenciements et de précarisation de l’emploi, cette mesure participe de la casse organisée du code du travail.


Les Jeunes Socialistes dénoncent cette mesure profondément injuste et s’y opposent fermement. La proposition par l’entreprise d’un plan de reclassement individualisé, présenté par écrit et approuvé par le ou la salarié.e est essentielle pour faciliter la transition vers un autre emploi.

Plutôt qu’une facilitation unilatérale des licenciements, il faut au contraire renforcer la qualité et la stabilité de l’emploi, garantes de l’épanouissement personnel des salarié.e.s et de l’amélioration des conditions de travail. Ce n’est pas en s’attaquant au droit du travail qu’on combattra le chômage, mais en bien en remplissant les carnets de commande des entreprises et en partageant le temps de travail.