En Allemagne, la chute de la social-démocratie appelle à une clarification à gauche

Les Jeunes Socialistes prennent acte des résultats de dimanche soir à l’élection du Bundestag en Allemagne.

Avec le score le plus bas depuis 1949, le CDU/CSU assume l’échec de la politique ordo-libérale d’Angela Merkel, et ses conséquences sur les conditions de vie des travailleur-ses, des plus vulnérables et des plus jeunes.

De la même façon à gauche, le SPD paie les pots cassés de sa coalition infructueuse avec la droite, et de sa participation à un gouvernement qui a cassé le droit du travail, organisé les mini-jobs et démantelé l’aide sociale. Le prétendu « Schulz-Zug »  n’a pas non plus permis d’effacer l’échec de la coalition gauche-droite au Parlement Européen dont il a été l’architecte et qui a démontré les limites de l’association stratégique d’idéologies contradictoires.

Comme partout en Europe, la chute des partis traditionnels profite à l’extrême-droite, dans un signal inquiétant et un désaveu à ceux qui la déclaraient déjà morte. L’AFD profite d’une majorité simple en Saxe et entre au Bundestag en devenant d’office le 3ème parti d’Allemagne. Force est de constater cependant qu’elle est loin d’être la plus populaire parmi les moins de 30 ans, qui ont été nombreux-ses à aller protester contre l’extrême-droite dimanche soir. A Alexanderplatz, ce soir là, c’étaient deux visions de l’Allemagne qui s’affrontaient, et un appel de la jeunesse pour une alternative à gauche forte, humaniste, démocrate et qui ne se résigne pas à l’orthodoxie libérale.

L’annonce par le SPD du refus de prolonger la coalition avec le CDU/CSU est un signal positif dans la construction de cette alternative en Allemagne, organisée autour du SPD et de la Linke. Quand la gauche devient un « faire-valoir » à la droite, elle ne sort jamais victorieuse, ni dans ses réalisations, ni dans les idées.

Les Jeunes Socialistes continueront à travailler et à se mobiliser avec leurs camarades allemand.e.s et européen.ne.s pour faire reculer l’extrême-droite et construire ensemble une gauche européenne écologique, unitaire et réellement sociale – et une Europe à gauche.