Vacances 5 étoiles pour les uns, pas de vacances pour les autres

L’Observatoire des Inégalités dresse un nouveau constat accablant sur les disparités d’accès aux vacances.

Partir en vacances coûte cher, le budget d’une famille pouvant rapidement dépasser le millier d’euros. La question financière est donc centrale : en 2014, 46% des personnes qui ne sont pas parties en vacances invoquent l’insuffisance de moyens. Pour la majorité des personnes ayant un revenu inférieur à 1 200 euros mensuels, partir est souvent impossible.

Ils ne sont que 40% à partir en vacances quand 86% des personnes qui gagnent plus de 3 000 euros par mois quittent leur domicile pour des congés.

Les inégalités se créent en avalanche : les plus pauvres, qui sont les moins nombreux à pouvoir s’offrir un voyage, sont aussi les moins aidés pour partir en vacances. Comment se satisfaire de cela ?

Le milieu social joue indéniablement sur les départs en vacances. Les cadres supérieurs partent davantage en vacances que les ouvriers, non seulement parce qu’ils en ont plus les moyens, mais aussi parce que cela fait partie du mode de vie de leur catégorie sociale.

Les discriminations sur l’accès aux vacances se créent ainsi dès le plus jeune âge. Les enfants de cadres supérieurs, qui ont eu l’habitude du départ et des voyages, reproduiront plus facilement cette aptitude aux loisirs.

Ces écarts entre les moins aisés et les plus favorisés se perpétuent lors des retours de vacances. Raconter ses voyages devient un élément de socialisation pour les uns, quand les autres sont contraints d’écouter sans avoir de nouvelles expériences à partager.

La campagne des Jeunes Socialistes « Mes vacances, mon droit », menée depuis le début de l’été, est plus que jamais pertinente. Pour faire du droit aux vacances une réalité pour toutes et tous, nous proposons :

- L’instauration d’une aide de 200 euros minimum pour les 3 millions d’enfants qui ne partent pas en vacances chaque année

- Le renforcement du financement des associations qui aident les familles les plus isolées à construire un projet de départ en vacances

- Un billet SNCF gratuit de congés annuels et l’instauration des Comités d’entreprise de territoire pour rendre effectif l’accès des salariés de PME aux chèques vacances

- Le partage et la réduction du temps de travail, l’instauration d’une sixième semaine de congés payés et la création d’un ministère du Temps libéré

En 1998, les plus modestes étaient 44% à partir en vacances. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 40%. Les inégalités se creusent. Pour le droit aux vacances, nous restons mobilisés !

Préparez le changement: restez informés!

Commentaires

Soyez le premier à réagir !

Les commentaires sont fermés.