Après le Brexit, refonder l’Europe.

Le vote à 52% du BREXIT marque un moment majeur de l’histoire européenne. Les Jeunes Socialistes avaient fait le choix, aux côtés de leurs partenaires européens des Jeunes Socialistes Européens (YES) et en particulier britanniques (Young Labour), contre le choix de la peur de soutenir le maintien du Royaume-Uni dans une UE dont la dimension sociale et démocratique devenait un impératif.

 

Désormais, le choix souverain du peuple britannique devra être respecté comme tel.

 

Loin de toutes les récupérations politiques et des calculs tactiques que l’extrême-droite ne manquera pas d’alimenter, une analyse plus précise de ce vote doit nous interpeller :

–          Une division géographique :

Les fortes dissensions au sein du Royaume-Uni, entre majorité pour le « remain » à plus de 60% en Ecosse, en Irlande du Nord et à Londres nous interrogent sur le devenir du Royaume-Uni en lui-même.

–          Un clivage générationnel :

Le vote majoritaire des plus de 60 ans pour le Brexit, à l’inverse de la majorité des jeunes qui devront principalement en vivre les conséquences, est également une indication : elle illustre l’impérieuse nécessité pour les jeunes de s’impliquer dans l’engagement politique et citoyen pour être les maîtres de leur choix.

Elle révèle aussi le rôle qu’aura à jouer notre génération pour reconstruire le rêve européen et solidaire abîmé depuis des décennies par le libéralisme, la technocratie et le nationalisme, alliés objectifs et adversaires du progrès et de la solidarité.

– Clivage social, enfin :

Il nous faut aussi constater que le vote sur le Brexit a également divisé entre zones bénéficiant du dynamisme économique et régions frappées par la désindustrialisation, entre populations plus aisées votant davantage pour le remain et quartiers populaires ayant tendanciellement davantage voté pour un Brexit.

 

Cette analyse du vote, qui devra être affinée dans les jours à venir, souligne l’absolue nécessité d’une refondation de l’Europe autour d’un projet ambitieux au service des citoyens eux-mêmes, refusant de laisser pour compte des pans entiers de la population :

–          une Europe fondamentalement démocratique qui fasse du Parlement européen, principale institution représentative des citoyens, le cœur battant de l’UE.

–          Une Europe qui tourne le dos aux dogmes libéraux et revendique son ambition sociale : en tenant la promesse d’un salaire minimum européen, par le refus du dumping fiscal et social entre pays via une harmonisation sociale par le haut, par la défense des services publics plutôt que leur mise en concurrence ;

–          Une Europe qui se donne les moyens de son action par un budget fédéral à même de financer une transition écologique riche en emplois et pauvre en carbone ;

 

La France doit prendre l’initiative au plus tôt avec les partenaires, notamment au sein de la Zone Euro, qui souhaiteront donner un nouveau souffle à la construction européenne pour une ambition démocratique, sociale, écologique. Les conséquences de règles aveugles, inspirées de préceptes ordolibéraux absurdes et intégrés dans les traités, nous imposent aujourd’hui d’agir pour une autre Europe.

 

Le « Brexit » doit être pour l’Union européenne le moment d’une prise de conscience pour renouer avec le rêve européen, en préférant au libéralisme, à la technocratie, aux nationalismes, le choix de l’espoir, du progrès et de la solidarité.

Préparez le changement: restez informés!

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