« Les vacances, ce n’est pas du luxe, c’est un droit »

« Les vacances, ce n’est pas du luxe, c’est un droit », Julien Lauprêtre, président du Secours Populaire.

Alors que nous célébrons ce mois d’avril les 80 ans du vote de la loi sur les congés payés grâce au gouvernement du Front Populaire en 1936, un sondage réalisé par l’institut OpinionWay révèle que « jamais les intentions de départ [en vacances] n’ont été aussi basses depuis cinq ans ». En 2016, on estime qu’un enfant sur trois et un Français sur deux sont privés du droit aux vacances.

Depuis les années 1990 les inégalités d’accès aux vacances se creusent et les jeunes sont les plus touchés : d’après le sondage, moins de la moitié des 18-24 ans ont prévu de partir en vacances (47%) cet été.

Les Jeunes Socialistes s’inquiètent de cette situation. En effet, lorsqu’elles excluent une partie des jeunes les vacances peuvent engendrer isolement et repli sur soi de ceux qui ne partent pas, et ainsi renforcer un sentiment d’exclusion sociale.

Nous saluons l’initiative du Secours Populaire qui a relancé ce mercredi sa campagne annuelle des « oubliés des vacances » en permettant à 400 personnes de profiter de cinq jours de vacances sur l’île de Ré. Selon un sondage Ipsos, 84% des Français considèrent que partir en vacances au moins une fois dans l’année est une nécessité. La campagne du Secours Populaire, qui a aidé en 2015 plus de 150 000 personnes à partir en vacances, permet donc d’éviter les conséquences néfastes que l’absence de congés peut avoir sur la vie de famille.

Nous rappelons que le droit aux vacances est reconnu par la Convention Internationale des Droits de l’Enfant de 1990 et la loi française de 1998. Ces évolutions juridiques permettent de considérer les inégalités d’accès aux vacances comme des discriminations contre lesquelles l’Etat se doit d’agir.
Les Jeunes Socialistes continuent de défendre cet acquis social fort pour notre famille politique. Durant l’été 2012 nous avions déjà mené une campagne « Faire des vacances un droit plutôt qu’un privilège ».

Nous ne nous résignons pas à ce que les vacances soient réservées à une partie de la population de plus en plus restreinte. Nous ne nous résignons pas à cette forme de violence sociale qui veut que les plus précaires ne puissent pas partir en vacances.
C’est pourquoi cet été encore nous militerons pour un réel droit aux vacances et convaincre que pratiquer un loisir, se cultiver, partir en vacances ou s’engager dans une association sont autant essentiels à l’émancipation personnelle qu’à la cohésion sociale.

Préparez le changement: restez informés!

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