Journée internationale des Roms : en finir avec les discriminations

A l’occasion de la Journée Internationale des Roms, les Jeunes Socialistes dénoncent une nouvelle fois la situation souvent critique dans laquelle vivent ces populations.

L’année qui vient de s’écouler a ainsi été marquée par l’expulsion de 11 128 personnes dans 111 campements.

Les motifs d’évacuation de ces campements sont multiples : insalubrité, abandon, insécurité, occupation illégale de propriété publique ou privée, etc.

La Ligue des Droits de l’Homme a pu constater que dans 80% des cas, les expulsions de campement concernent des espaces publics et non la propriété privée comme l’affirment pourtant les autorités publiques.

Pire, dans la plupart des cas, les solutions de relogement ne sont pas à la hauteur du nombre d’expulsions, ce qui aggrave un peu plus la précarité et la misère dans laquelle vivent les populations Roms.

L’accueil et le traitement de ces populations, tout comme ceux réservés aux migrants comme en atteste la situation de Calais , ne sont pas à la hauteur de la tradition d’accueil de la République française.

La logique répressive ne peut être une solution de long terme pour permettre l’intégration de ces populations, ni une voie à privilégier par la République et la gauche.

Les politiques que nous menons depuis des années envers la population Roms n’apportent aucun résultat.

Les expulsions sans solution de relogements ne règlent en aucune manière les problèmes sanitaire, de scolarisation ou encore de l’insécurité dans laquelle ces populations peuvent vivre, pire, elles les aggravent.

Deux situations s’opposent : la libre circulation de ses ressortissants européens et l’illégalité des campements sauvages.

En tant que républicains et humanistes, les socialistes doivent réfléchir sur l’évolution et le devenir de ces populations trop souvent stigmatisées et discriminées. Le rôle de gauche est en effet d’assurer à tous les individus des conditions d’existence respectant la dignité humaine et de mener l’offensive culturelle contre tous les préjugés dont font l’objet les populations Roms.
L’intégration des Roms appelle la mise en place de véritables solutions d’accueil et d’hébergement, assorties d’un accompagnement social chaque fois que nécessaire. Personne ne vit dans des campements insalubres par choix. Permettre l’accès à un habitat digne favoriserait aussi la scolarisation des enfants et le suivi médical de ces publics. Des expériences ont déjà été menées en ce sens tels que les villages d’insertion, qui peuvent servir de bases à une réflexion plus large, permettant d’éviter les démantèlements de campement sans solution de relogement.

Il est essentiel de mener un travail en amont de concertation et de dialogue entre les pouvoirs locaux et les acteurs associatifs afin de poser les bases de véritables solutions politiques et humanitaires pour que la population Rom puisse enfin entrevoir un avenir en France.

Préparez le changement: restez informés!

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