Réécriture de la loi travail : un premier pas qui doit en appeler d’autres.

Les Jeunes Socialistes constatent les évolutions de la réforme du travail, dont certaines font écho à leurs propositions, notamment la généralisation de la garantie jeunes.

Ces aménagements confirment l’importance et la nécessité de la mobilisation du 9 mars dernier à laquelle nous avons participé. Le gouvernement a su écouter les Jeunes Socialistes et leurs propositions, mais des désaccords persistent et nous appelons à la fois à la poursuite de nouvelles discussions et à l’engagement des jeunes pour faire entendre leur voix. Engagés avec les organisations de jeunesse dans un mouvement collectif et unitaire, nous participerons aux rassemblements prévus ce jeudi, pour faire progresser les protections des salariés et conquérir de nouveaux droits pour les jeunes.

Plusieurs dispositions du texte, ainsi que son esprit demeurent en contradiction avec l’ambition que nous avons pour une grande réforme de gauche pour les droits des salariés, l’emploi des jeunes et l’adaptation aux évolutions de l’économie. Globalement, si certains reculs sociaux inacceptables sont retirés du projet et que de réelles avancées pour les jeunes sont à saluer, les risques de chantage à l’emploi et de dumping social par la modulation des salaires, horaires et congés subsistent.

Des premières avancées pour les jeunes.

La Garantie jeunes généralisée est une réponse efficace, à laquelle nous serons vigilants. Nous demanderons notamment qu’elle soit automatisée et qu’un véritable suivi post-formation la complète pour tous.

Nous saluons également l’amélioration du compte personnel d’activité, notamment pour les jeunes, qui marquera la reconnaissance des compétences hors-salariat. L’augmentation du temps de formation des non-diplômés de 150 à 400 heures va dans le bon sens. Nous appelons au renforcement du CPA avec le compte-épargne temps.

Le CPA et la Garantie jeunes restent pour le moment des droits virtuels. Pour être effectifs, ils auront besoin de tous les moyens nécessaires.

Nous sommes soulagés par la disparition de mesures dangereuses pour les apprentis ou pour le temps de travail dans les PME, ainsi que par le caractère indicatif des barèmes pour les indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif.

Une autre réforme, toujours nécessaire.

Nous regrettons notamment le maintien de la facilitation des licenciements économiques pour l’employeur.

Nous poursuivrons dans les semaines qui viennent notre travail de proposition pour l’emploi des jeunes, la lutte contre les inégalités, et une réforme du travail qui permette de travailler mieux, moins et tous. Il reste encore beaucoup à faire pour les jeunes, pour l’emploi, pour protéger les salariés et faire face aux défis de l’ubérisation de l’économie.

Nous rappellerons notre opposition à toute remise en cause de la hiérarchie des normes, de la réduction du temps de travail qui augmenterait le chômage, ou encore à la facilitation des licenciements économiques. Nous demanderons à nouveau une surtaxation des contrats précaires. Nous réaffirmerons également nos propositions pour lutter contre la précarité des jeunes, notamment en permettant aux jeunes chômeurs de moins de 25 ans de bénéficier du RSA-socle.

Pour renouer avec le récit du progrès et rassembler la gauche, le gouvernement doit encore marquer son attachement à la synthèse et refuser toute analyse qui fait du Code du travail, du droit et des mesures de justice et de solidarité des freins à l’emploi. Avec comme seule boussole l’obsession de l’égalité et du progrès, nous pouvons faire des 14 mois qu’il reste à la gauche au pouvoir, un temps utile pour que les jeunes vivent mieux en 2017 et que la gauche gagne la prochaine élection présidentielle.

Préparez le changement: restez informés!

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