5 ans après Fukushima, tirer un trait sur le nucléaire

Cinq ans jour pour jour après l’incident meurtrier de Fukushima, nous rappelons notre volonté de sortir du nucléaire. Le ministère de la Santé japonais indique que 1700 personnes seraient décédés à ce jour du fait de l’irradiation. Les associations humanitaires présentes sur place indiquent des chiffres jusqu’à 8 fois supérieurs.

Tchernobyl et Fukushima ont souvent été évoqué comme des « catastrophes » dans le débat public, sans donner lieu aux réponses politiques nécessaires. Malgré leur récurrence, les accidents nucléaires n’ont pas suffi à convaincre les responsables politiques de l’impérieuse nécessité d’enclencher une sortie progressive du nucléaire. Cette source d’énergie tend encore a être présentée inéluctablement comme un modèle d’avenir.

Pourtant, le choix de développement du nucléaire et de son maintien n’ont rien d’une évidence, puisqu’il s’agit bien d’un choix industriel et politique. Nous possédons 58 réacteurs nucléaires en France qui, à l’origine, étaient conçus pour durer 30 ans. Toutefois, en dépit des risques majeurs et des coûts exorbitants, EDF fait le choix de renforcer leur sécurité dans l’optique de doubler leur longévité.

Si nous saluons l’objectif de réduction de la part du nucléaire dans le bouquet électrique à 50% (contre actuellement 75%) à l’horizon 2025 fixé par le projet de loi transition énergétique, nous appelons à la fermeture immédiate de la centrale nucléaire de Fessenheim, conformément à l’engagement du Président François Hollande. Alors qu’Areva et EDF connaissent des difficultés financières, et que la viabilité du projet de nouvel EPR à Hinkley Point est questionnée de toute part, nous appelons à faire de la France l’avant-garde de l’industrie du démantèlement des centrales nucléaires dans le monde. Il nous parait également urgent de mettre un terme aux politiques de subvention de cette énergie, et d’investir massivement dans les énergies renouvelables (éolien, géothermie, cogénération, etc). Au delà des bénéfices écologiques et économiques qu’engendrerait la sortie du nucléaire sur le plan macroéconomique, les bénéfices d’une telle orientation seraient d’abord perceptibles par les ménages les plus modestes qui subissent particulièrement la précarité énergétique et les risques d’irradiation.

Préparez le changement: restez informés!

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