Un Accord pour changer le monde

L’Accord de Paris est historique et vital pour l’avenir de la planète. Pour la première fois, 195 États s’accordent sur des objectifs pour lutter contre le changement climatique. Pour la première fois, les négociations ont permis de revoir à la hausse l’ambition de l’accord.

La détermination du gouvernement français a été exemplaire dans cet aboutissement, malgré les immenses difficultés liées à un tel exercice. Nous félicitons le travail sans relâche des ONG, de la société engagée, du mouvement altermondialiste dans cette bataille, qui ont permis d’accélérer la prise de conscience globale et de démontrer qu’un autre modèle est possible.

Les Jeunes Socialistes retiendront que la revendication des pays les plus vulnérables a su être entendue. En effet, il ne s’agit plus de contenir la hausse des températures à 2 ºC mais « bien en dessous » du niveau pré-industriel et de « poursuivre les efforts pour limiter à 1,5 °C » le réchauffement climatique.

Le rendez-vous fixé par l’accord en 2018 ainsi que le premier état des lieux en 2023 doivent être l’occasion de poursuivre cette ambition. Le combat pour la justice climatique n’est pas terminé. Les Jeunes Socialistes resteront vigilants sur la poursuite, la révision constante et la réalisation par pays de ces objectifs.

Si cet accord admet que les ressources de la planète sont finies, aucune référence n’est faite aux énergies renouvelables et à la fin des énergies fossiles. La réduction de nos émissions est essentielle pour circonscrire la crise écologique, notre seul horizon doit être le “Zéro émissions” et de ne plus avoir aucun impact nocif sur l’environnement.

En effet, au-delà du climat, de l’énergie, des émissions de gaz à effet de serre, nous devons nous atteler à la reconversion plus globale de notre système de production et changer nos modes de consommation. Si l’humain peut être encore préservé, la disparition de nombreuses espèces ne peut continuer à s’opérer dans l’indifférence la plus totale. Si l’air a une chance d’aller mieux demain, l’eau, la terre, doivent être dépolluées et sanctuarisées pour avoir une chance de se résorber.

Cet accord ouvre la voie vers une solidarité plus forte vis-à-vis des pays qui subissent de plein fouet le dérèglement climatique, avec la constitution d’un Fonds vert de 100 milliards minimum, ainsi que des transferts technologiques conséquents. Cependant, ce Fonds ne sera pas suffisant pour embrayer un véritable changement de modèle et devra s’accompagner de mesures concrètes, notamment pour s’adapter au plus vite à ces dérèglements qui menacent la vie de millions de personnes et rend plus difficile l’accès à l’eau potable, à une alimentation saine, aux services publics essentiels.

Les Jeunes Socialistes alertent également sur la nécessaire reconnaissance et prise en charge des réfugiés climatiques pour laquelle ils militent depuis de longs mois. S’il y a unanimité chez les décideurs que les déplacements de population seront massifs d’ici quelques années (jusqu’à 1 milliard de personnes en 2050), nous regrettons qu’il n’y ait aucune avancée sur ce point dans l’accord. D’autres éléments auraient mérité être dans l’accord comme la défense des droits humains, essentiels à la poursuite d’engagements dans la justice sociale et environnementale.

Ce soir, il y a toujours urgence. Mais ce soir, pour la première fois, l’avenir semble moins compromis parce que les pays du monde s’engagent à des lendemains plus justes, plus solidaires, plus durables. Les Jeunes Socialistes, écologistes et internationalistes, en seront les acteurs.

Préparez le changement: restez informés!

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