Affaire Volkswagen : agir pour la fin du diesel

Révélation de la tricherie, poursuite judiciaires, défaut sur les véhicules, démission et remplacement du PDG… Au-delà du règlement juridique de l’Affaire Volkswagen, les Jeunes Socialistes demandent que les normes écologiques soient renforcées et les contrôles aléatoires soient plus fréquents. Face aux excès des multinationales, les Jeunes Socialistes militent également pour que des moyens suffisants soient déployés pour mettre fin au diesel, à quelques jours de l’accueil de la Conférence climat de Paris.

Le cœur du scandale ? Un programme que le constructeur aurait mis en place pour contourner les contrôles sur ces véhicules. Face aux enjeux climatiques, de nombreux pays ont imposé aux véhicules des normes de rejet de produits polluants et de gaz à effet de serre. Ces tests sont effectués en laboratoire dans des conditions très précises. Bien évidemment, les ingénieurs qui travaillent sur les véhicules ont une parfaite connaissance des protocoles de contrôle.

Ce qui est reproché ici à Volkswagen, c’est d’avoir injecté dans le programme de contrôle des moteurs des dispositifs qui permettent de détecter lorsqu’un véhicule est soumis aux tests de rejet de particules polluantes et ainsi faire en sorte que les résultats rentrent dans les normes, le temps du contrôle. 11 millions de véhicules du groupe Volkswagen ont ainsi triché au contrôle sur deux modes : le mode « conduite normale » qui fonctionne 99,9 % du temps et ne respecte pas les normes, et un mode « test » qui bride le moteur pour qu’il respecte les normes en question uniquement le temps du contrôle.

Plus qu’un mensonge, c’est une mise en danger de la planète dont il s’agit. Le scandale Volkswagen, qui peut s’étendre à l’ensemble des constructeurs d’après certaines ONG, nous alerte sur l’attitude irresponsable de certaines multinationales. En effet, cette affaire met en lumière le manque de scrupules de multinationales pour le respect de la loi et des normes, et pour les contraintes écologiques. Parce que le profit manage souvent leurs intérêts, comment peut-on sereinement envisager un avenir où elles auraient un contrôle sur les lois votées démocratiquement via des tribunaux d’arbitrage privés, comme le prévoit le Traité transatlantique ?

Au-delà de la nécessaire refonte des contrôles sur les véhicules, c’est également la question des objectifs et des moyens que l’on se donne pour lutter contre le dérèglement climatique qui est en jeu. Les Jeunes Socialistes rappellent leur attachement à la mise en place d’un plan ambitieux de reconversion de l’industrie automobile et de développement des éco-mobilités, notamment par les transports collectifs dans nos agglomérations.

Le lien entre la concentration de particules fines et le taux de mortalité dans les agglomérations est direct. C’est pourquoi les Jeunes Socialistes félicitent les annonces du gouvernement sur la fin des avantages fiscaux octroyés au diesel. Les Jeunes Socialistes demandent l’arrêt de la vente de ces véhicules et la fermeture progressive des points de vente diesel, ainsi que l’interdiction de ceux-ci dans nos agglomérations à échéance 2030.

De l’arrêt des négociations sur Tafta, aux normes européennes en passant par une politique de transition énergétique volontariste et résolument contraignante, les chantiers sont aussi nombreux qu’urgents.

Préparez le changement: restez informés!

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