Université d’été des Jeunes Socialistes : Le programme

L’heure des Choix
Université d’été des Jeunes Socialistes
28-29-30 Août 2015

Plénières :

La jeunesse met le cap sur la COP 21

La prise de conscience du dérèglement climatique semble acquise. Pourtant, les actes tardent à venir. À la fin de l’année, les représentants de 195 États seront à Paris pour la COP 21, la Conférence des Nations Unies sur le climat. Avec le collectif « Génération climat », les Jeunes Socialistes réclament plus d’ambition écologique plutôt que des subventions aux énergies fossiles, le pouvoir aux citoyens plutôt que la toute-puissance des lobbys, des engagements urgents plutôt qu’un énième sommet pour rien, une solidarité mondiale plutôt que les égoïsmes. Bref, un changement de système ! Quelles actions pour quels résultats concrets ?

Avec les représentants de la jeune gauche :
Les jeunes écologistes
Les Jeunes communistes (JC)
Les Jeunes Radicaux de Gauche (JRG)
Union nationale des étudiants de France (UNEF)
Union Nationale Lycéenne (UNL)

Face à Jean Jouzel, climatologue au GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat)

La République : des paroles et des actes

Le 11 janvier, des millions de citoyen-n-e-s qui ont marché avec émotion suite aux odieux attentats contre Charlie Hebdo et à l’hypercasher de Vincennes. Les discours sur la République se sont alors fait plus vibrants et plus nombreux qu’auparavant. Et après ? Comment montrer aux jeunes, victimes des inégalités et des injustices, que la République n’est pas qu’un slogan ? Les Jeunes Socialistes veulent faire passer la République et ses valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité de l’invocation à la traduction dans la vie quotidienne de chacune et de chacun. Lutte contre les discriminations, laïcité, solidarités, services publics… Les réponses ne manquent pas, il faut agir.

avec :
Nicolas Cadène, Observatoire de la laïcité.
Agathe Cage, think tank jeune Cartes sur table, à l’initiative d’un rapport sur le vivre-ensemble, quelques mois après les attentats de Charlie Hebdo.
Bernard Teper, Convergence nationale des services publics et co-animateur du Réseau Éducation Populaire. Il a écrit de nombreux ouvrages sur le néolibéralisme, la dette, la protection sociale, les retraites, la laïcité, la République.
Siham Assbague, entrepreneuse sociale qui promeut le community organizing, nouveau modèle militant venu des États-Unis, qui promet de rendre le pouvoir aux quartiers populaires et porte-parole du Collectif Stop le contrôle au faciès.

Les Jeunes Socialistes entrent en campagne pour les élections régionales

Les élections régionales approchent et les Jeunes Socialistes sont d’ores et déjà mobilisés pour faire gagner la gauche. Les bilans des régions dirigées par la gauche ont été bénéfiques aux jeunes. Pour la formation professionnelle, la culture, les transports, les solidarités ou encore la transition énergétique, une région de gauche n’a rien à voir avec une région de droite. Déterminés à faire barrage au Front national qui menace, les Jeunes Socialistes veulent être utiles à la gauche. Avec leurs jeunes candidat-e-s du renouvellement et les têtes de listes socialistes, c’est la campagne qui démarre avec un tract d’inscription sur les listes électorales jusqu’au 30 septembre.

en présence des têtes de liste et des Jeunes Socialistes candidats aux élections régionales.

Le travail au 21ème siècle

Le passage aux 35 heures est la seule mesure qui a permis de créer de l’emploi massivement ces 20 dernières années. La France compte 5 millions de chômeurs, et ce sont toujours les recettes libérales qui sont mises en place : flexibilisation du code du travail, baisse des cotisations, facilitation des licenciements, pressions sur les salariés, multiplication des contrats précaires… Les Jeunes Socialistes réinterrogent le travail à l’aune du libéralisme, de l’entreprenariat sans protection, des bouleversements numériques, des nouvelles souffrances qui y naissent (stress, burn out…), mais aussi des modèles d’organisation qui associent mieux les salariés, des nouvelles économies, des innovations collaboratives… qui nous invitent à formuler de nouvelles réponses. Au boulot !

avec :
Jean-Marc Borello, Président d’une des premières entreprises sociales européennes, le Groupe SOS, qui compte 12 000 salariés et 330 établissements et impacte le quotidien de plus d’un million de personnes.
Benoit Hamon, ancien Ministre de l’ESS, Député qui défend la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle.
Jean-Éric Hyafil, doctorant en économie et membre du Mouvement Français pour un Revenu de Base.
L’UGICT-CGT qui a mené une campagne sur la transformation numérique du travail et milite pour un « droit à la déconnexion ».

L’assistanat ça n’existe pas, la pauvreté ça se combat

900 000 personnes supplémentaires sont passées sous le seuil de pauvreté en 2013 tandis que 80 « ultra-riches » détiennent la moitié de la richesse mondiale. Les jeunes sont la catégorie la plus pauvre de la population. La pauvreté se développe parce que la société dans laquelle nous vivons a vu s’accentuer les inégalités. Chercheurs, associations, collectifs, s’investissent chaque jour aux côtés des personnes en difficulté pour assurer un « filet de sécurité » et empêcher l’exclusion. Combattre la pauvreté, c’est répondre à l’urgence pour permettre à chacune et à chacun de vivre dignement. C’est aussi abattre les représentations qui discriminent les pauvres et les stigmatisent en les considérant comme des “assistés”. Quelles réponses pour en finir avec la pauvreté et mettre fin aux préjugés sur les personnes les plus pauvres de notre société ?

avec :
Djaouida SÉHILI, Sociologue spécialiste des inégalités et des discriminations.
Patrick Savidan, Président de l’Observatoire des Inégalités.
Christophe Sirugue, Député, auteur du rapport sur “La réforme des dispositifs de soutien aux revenus modestes”.
Christophe Robert, Délégué général de la Fondation Abbé Pierre.

L’alternative aux quatre coins de l’Afrique

Les espoirs de prospérité de l’Afrique sont mis à rude épreuve par la corruption et les conflits, l’insécurité qui en découle, les catastrophes sanitaires et environnementales, la chute du prix des matières premières. Et si elle trouvait, au coeur même de ces bouleversements, les clés pour franchir un nouveau cap de son développement ? 2015 est une année cruciale pour l’Afrique, qui connaitra une série d’élections déterminantes, la redéfinition des aides au développement, les objectifs et moyens alloués à la lutte contre le dérèglement climatique. Les Jeunes Socialistes veulent mettre en lumière les combats quotidiens de ces jeunes qui militent, pour la transformation sociale, démocratique et écologique en Afrique. Quelles sources d’inspiration puiser par delà nos frontières ? Après des décennies de colonisation, de FrançAfrique, comment modifier les rapports entre pays et continents ?

avec :
Adama Congo, Président du MJS Burkina.
Hicham Ibni Oumar, fils aîné de l’opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh, disparu lors de l’offensive de 2008 contre N’Djamena au Tchad.
Mouvement des Jeunes Upégistes du Gabon.
Ouafa Hajji, Présidente de l’Internationale socialiste des femmes.

Ateliers :

Europe : que reste-t’il de nos espoirs ?

Notre monnaie est l’Euro, nos études sont parfois marquées par Erasmus et presque toujours par l’apprentissage de différentes langues. Nos combats sont européens, contre le Traité transatlantique, la technocratie, le dérèglement climatique… Si notre génération est européenne dans les faits, elle ne vit pas le rêve européen qu’ont connu ses parents et grands-parents. 7 jeunes sur 10 n’ont pas voté lors des dernières élections européennes et les politiques d’austérité sont rejetées par la jeunesse (85% des 18-25 ans ont voté “non” lors du référendum grec). Alors que l’extrême droite progresse sur le vieux continent, comment faire renaître le rêve européen pour notre génération ?

avec :
Lora Verheecke, Corporate Europe Observatory, association qui recherche et mène des campagnes sur les menaces que fait peser le pouvoir économique et politique des grandes entreprises et leurs lobbies sur la démocratie, l’équité, la justice sociale et l’environnement.

La laïcité : ni abandonnée ni instrumentalisée

La laïcité est un concept cité dans presque tous les discours, mis en avant par tous. Pourtant, derrière un même mot, des interprétations bien différentes foisonnent. Les Jeunes Socialistes combattent depuis longtemps l’instrumentalisation de la laïcité par l’extrême droite et trop souvent par la droite. Les virulentes oppositions au port de signes religieux dans l’espace public, les débats obsessionnels sur l’islam et la théorie de « guerre des civilisations » nécessitent de réaffirmer notre attachement à la laïcité et à en préciser la définition originelle. Vivre-ensemble, est-ce aussi compliqué que certains voudraient le faire croire ?

avec :
Nicolas Cadène, Observatoire de la laïcité.
Éric Vinson, enseignant, chercheur et journaliste français spécialisé sur les questions religieuses, Président de l’association ENQUÊTE pour la promotion de la culture laïque.
Victor Grezes, Association Coexister, mouvement interconvictionnel des jeunes, croyants et non-croyants agissent pour la promotion du vivre-ensemble.

Refondation de l’Ecole, et après ?

Avec la réforme du collège, la gauche au pouvoir a fait un pas de plus pour l’égalité à l’Ecole et la lutte contre la reproduction sociale. Mais les inégalités demeurent et il reste de nombreux combats à mener pour transformer l’Ecole au service de la réussite de tous les élèves : méthodes pédagogiques, moyens humains et financiers, formation des enseignants, accès de tous à l’enseignement supérieur, valorisation des filières professionnelles… À quelques jours de la rentrée scolaire, les Jeunes Socialistes font leurs devoirs de vacances pour pousser plus loin la refondation de l’École.

Samya Mokhtar, Union Nationale Lycéenne (UNL).

La République ne s’arrête pas aux portes des prisons

250 000 personnes sont toujours prises en charge par l’administration pénitentiaire et le nombre de personnes détenues a augmenté de 35% en dix ans de droite au pouvoir. Face à cela, la réforme Taubira a permis de privilégier la réinsertion plutôt que la répression : suppression des peines plancher, recrutement de conseillers supplémentaires, contrainte pénale… Cependant, pour promouvoir le respect de la dignité et des droits fondamentaux des personnes incarcérées, les réponses doivent être plus nombreuses. Parmi elles, l’encellulement individuel, la hausse du budget de la justice, la formation du personnel pénitentiaire… Derrière les barreaux, peut-on conserver sa dignité ?

avec :
Hugo Avvenire, Génépi.
Dominique Raimbourg, Député, membre du groupe d’étude parlementaire sur les prisons et la condition carcérale.
Maxime Gouache, avocat et membre de l’Observatoire International des Prisons.

Immigration : expulsons les préjugés

Quelques semaines après les expulsions violentes de la Halle Pajol et les centaines de morts en Méditerranée, peut-on mener une politique migratoire de gauche ? Depuis plusieurs mois les Jeunes Socialistes mènent campagne en ce sens. Ils combattent aussi les préjugés liés à l’immigration. Trop nombreux sont les responsables politiques qui instrumentalisent les immigrés en les accusant de tous les maux de la société. La gauche au pouvoir a fait plus de naturalisations et de régularisations que la droite. Est-ce suffisant ?

avec :
Mathieu Tardis, Chercheur au Centre Migrations et Citoyennetés de l’IFRI (Institut français des relations internationales).
Lydie Arbogast, MigrEurop – Observatoire des frontières.

Un toît, c’est un droit

10 millions de personnes sont frappées de près ou de loin par la crise du logement. 5 millions sont en situation de précarité énergétique. Une personne payée au SMIC consacre 1/3 de son revenu à son loyer. 500 000 familles sont en situation d’impayés de loyer. Le mal-logement est devenu une réalité. Les réponses sont connues (encadrement des loyers, réquisition des logements vides, augmentation du SMIC et des minimas sociaux, garantie universelle locative, construction de nouveaux logements, …) et pourtant, elles se font toujours attendre. Alors, on fait quoi pour un toît ?

avec :
Pierre-Yves Jan, Coordin’action des associations d’habitat participatif.
Alain Gaulon, Confédération Nationale du Logement.
Christophe Robert, Délégué général de la Fondation Abbé Pierre.

Bavures policières : stop au laisser faire !

Juin 2015 : l’État est condamné pour ses pratiques inacceptables de contrôle au faciès. Dès 2011, les Jeunes Socialistes avaient alerté sur ces espaces de « non-droit », qui sont le seul acte administratif non comptabilisé et qui ne fait pas l’objet d’une trace écrite, et pour proposer des mesures concrètes comme la réforme de la formation des policiers, l’obligation d’affichage du numéro de matricule, ou l’attestation de contrôle d’identité. Les épisodes de Sivens ont également exacerbé les relations entre les citoyens et la police. Ils démontrent la nécessité de formuler des solutions nouvelles pour mettre en place une politique qui assure la sécurité mais évite les violences.

avec :
Siham Assbague, porte-parole du Collectif Stop le contrôle au faciès

La santé, prenons-en soin

Voilà 70 ans que le Conseil national de la résistance a instauré notre système de sécurité sociale, unique au monde et modèle de solidarité. La généralisation du tiers-payant, ou encore la création des réseaux de soins depuis 2012 s’inscrivent dans cet héritage. Pourtant, alors que la recherche, la prévention, et les médicaments permettent de mieux soigner et de vivre plus longtemps, le renoncement aux soins pour des raisons financières est une réalité qui accroît les inégalités. Parallèlement, la recherche de compétitivité et de baisse des dépenses de l’État alimentent l’idée d’une médecine à deux vitesses. Hausse des investissements dans l’hôpital et du budget de la recherche, suppression des franchises médicales, valorisation de la prévention pour réduire les risques individuels et collectifs, mesures de « santé environnementale » (contre la pollution, les allergies…) : amplifions notre action !

Marie Pezé, psychanalyste et docteur en psychologie, initiatrice de la première consultation « Souffrance au travail » en milieu hospitalier. Experte auprès la Cour d’appel de Versailles. Elle est également responsable pédagogique du certificat de spécialisation en psychopathologie du travail créé au CNAM et coordonne le réseau des 97 consultations Souffrance et Travail qui couvre le territoire français.

Alain Cicolella, Réseau Environnement Santé créé pour mettre les questions d’environnement et de santé au coeur des politiques publiques et agit pour une meilleure prise en compte des données scientifiques validées et pour la mise en oeuvre du principe de précaution.

Stand-up : Politique, médias, transports, travail… À bas le sexisme !

Les inégalités entre les femmes et les hommes sont toujours très prégnantes en politique mais aussi dans les médias, au travail, à l’école, dans l’espace public… Ce stand up vise à dénoncer les stéréotypes qui enferment les femmes dans des rôles subalternes mais aussi à mettre en avant des femmes qui ont su, par leur engagement, leur art, leur travail, émerger sur la scène publique et dépasser ces obstacles.

avec les membres de l’Assemblée des femmes, des organisations féministes, des journalistes, des élu-e-s…

Préparez le changement: restez informés!

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