Journée mondiale des oubliés des vacances : le gouvernement doit passer aux actes

En 2014, 40% des français-e-s, 3 millions d’enfants, ne sont pas partis en vacances, principalement pour des raisons financières. La journée mondiale des oubliés des vacances qui se tient ce 19 août est l’occasion de mettre en lumière cette inégalité qui engendre toujours plus d’exclusion sociale.

Ces enfants quittent trop rarement l’endroit où ils grandissent, connaissent la galère dans une famille où les revenus sont faibles. Être privé de vacances, c’est à la fois l’illustration d’une injustice et un facteur d’inégalités, de discriminations qui conduit souvent à l’exclusion, l’isolement et au repli sur soi.

Le Droit aux vacances est pourtant inscrit dans la Loi

Depuis plus de 20 ans, deux textes engagent la puissance publique à lutter contre les inégalités d’accès aux vacances :
– En 1990 la France a ratifié la convention Internationale des droits de l’enfant, reconnaissant ainsi à l’enfant le droit au repos et aux loisirs. Elle s’engage à favoriser le droit de l’enfant à participer pleinement à la vie culturelle et artistique, à encourager les moyens d’accès aux loisirs, à des activités récréatives, artistiques et culturelles, dans des conditions d’égalité.
– En 1998 le parlement a voté une loi relative à la lutte contre les exclusions, faisant de l’accès de tous aux vacances un objectif national pour prévenir l’exclusion.

En 2008 des députés socialistes parmi lesquels François Hollande, Marisol Touraine et Christian Eckert ont par ailleurs déposé à l’initiative de Régis Juanico une proposition de Loi instaurant une aide au départ en vacances pour les enfants et adolescents mineurs. Celle-ci n’a pas été proposée depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir, en 2012.

Faire des vacances un droit plutôt qu’un privilège

Profiter de la mer ou de la montagne, vivre dans un cadre collectif permettent les rencontres, les découvertes, l’épanouissement. En 2013, les Jeunes Socialistes ont lancé un appel pour interpeller le Gouvernement et répondre aux inégalités engendrées par les départs en vacances avec les propositions suivantes :

– Instaurer une aide de 200 euros minimum pour les 3 millions d’enfants qui ne partent pas en vacances ;
– Renforcer le financement des associations qui permettent aux familles les plus isolées de construire un projet de départ en vacances ;
– Proposer un billet SNCF de congés annuels et instaurer des Comités d’entreprises de territoire pour rendre effectif l’accès des salariés de PME aux chèques vacances

Ces mesures couteraient à l’État 600 millions d’euros, soit 0,16% de son budget, et permettraient à 100% des enfants de partir en vacances.

Les Jeunes Socialistes félicitent l’initiative du Secours populaire qui permet à 70.000 personnes de partir quelques jours cet été et organise aujourd’hui une grande mobilisation sur le champ de Mars pour le droit aux vacances. Au-delà de l’action quotidienne formidable de ces associations, c’est à l’État d’agir pour garantir et faire avancer la solidarité.

Retrouvez l’argumentaire sur le Droit aux vacances

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