Explosion des inégalités, la réalité : le bilan des années Sarkozy


« Les inégalités dans les pays de l’OCDE n’ont jamais été aussi élevées depuis que nous les mesurons », a déclaré, jeudi 21 mai à Paris, le secrétaire général de l’Organisation de la coopération et du développement économique, Angel Gurria, en présentant le rapport « tous concernés, pourquoi moins d’inégalité bénéficie à tous » publié par l’OCDE. À la lecture de cette publication, le constat est sans appel : les inégalités se sont creusées en France et dans les pays de l’OCDE entre 2007 et 2013.

Les mauvais résultats français

Dans les pays de l’OCDE, les 10% les plus riches gagnent 10 fois plus que les plus pauvres. En France, les inégalités ont « augmenté plus nettement entre 2007 et 2011 ». C’est-à-dire qu’avec la droite française, l’augmentation des inégalités a été plus forte qu’en Allemagne, au Royaume-Uni ou qu’en Italie. Les conséquences de ces inégalités sont toujours les mêmes : ce sont les plus pauvres qui payent. Ceux-ci ont vu leur revenu baisser (moins 1% par an en moyenne) tandis que celui des riches augmentait (+2% par an en moyenne) en France, contre 1% dans les pays de l’OCDE.

C’est le bilan des années Sarkozy : des cadeaux fiscaux pour les plus hauts revenus ou encore le bouclier fiscal pour éviter aux plus riches de contribuer à la redistribution des richesses. C’est le bilan également des exonérations d’impôt sur les successions qui ont favorisé la reproduction sociale et celui des exonérations de cotisations sur les heures supplémentaires, mesure qui alimentait le chômage de masse. C’est aussi le résultat d’une politique sociale de précarisation des salariés où la droite cautionnait les contrats précaires, et restait sans réponse face au temps partiel souvent imposé par les recruteurs, subi par les travailleurs et surtout par les travailleuses.

Les Jeunes Socialistes ont souvent dénoncé les effets dramatiques – validés aujourd’hui – de ces mesures injustes au regard des inégalités générées et inefficaces pour endiguer la crise.

Femmes, jeunes : toujours les mêmes victimes

En 2013, 1/3 de la population occupait un emploi précaire. 63% de ces emplois l’étaient par des femmes, 43% par des jeunes de 15 à 29 ans. Pour mettre fin à cette fuite en avant, les Jeunes Socialistes militent pour généraliser les temps complets et que le recours au CDI soit systématique. Ces deux leviers permettraient d’éviter le cumul de petits boulots sous-payés et la précarité. C’est l’assurance d’un revenu fixe à la fin du mois, une vraie sécurité de l’emploi et la seule possibilité pour accéder actuellement à la propriété ou pour emprunter et réaliser ses projets.

Par ailleurs, une réelle réforme fiscale doit être mise en oeuvre en fusionnant l’impôt sur le revenu et la Contribution sociale généralisée, pour créer un seul impôt, prélevé à la source et plus progressif. Une réforme plus forte de la fiscalité du patrimoine, des successions et du capital contribuerait également à la réduction des inégalités et permet de lutter efficacement contre la société de rentiers et d’héritiers qu’a voulu mettre en place la droite. Enfin, la mise en place d’un SMIC européen, l’augmentation des minimas sociaux au niveau des seuils de pauvreté, l’augmentation des moyens de l’éducation, sont autant de solutions pour l’Égalité.

Alors que l’UMP vient de changer de nom pour tenter de redorer son image et tirer un trait sur ses erreurs passées, les Jeunes Socialistes leur rappelle que se prétendre « Républicains » est incompatible avec un tel bilan !

Préparez le changement: restez informés!

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