Clément Pradille, candidat dans les Hautes-Pyrénées

À l’occasion des élections départementales, les Jeunes Socialistes vous proposent de découvrir quelques uns des jeunes candidats socialistes. Aujourd’hui, nous faisons le portrait de Clément Pradille, âgé de 24 ans et candidat dans les Hautes-Pyréenées  sur le Canton de la Haute-Bigorre.

  • Ton engagement en quelques mots…

J’ai depuis longtemps pris goût à défendre mes idées, d’abord au sein du Conseil municipal des jeunes de ma ville, Bagnères-de-Bigorre, puis au sein de mon collège et de mon lycée.

Je ne me suis cependant décidé à m’engager qu’à la suite des élections européennes du 25 mai 2014. Les plus de 70 % d’abstention chez les moins de 35 ans ainsi que le score du Front national m’ont beaucoup marqué et m’ont convaincu de la nécessité d’un engagement.

Ma motivation essentielle est donc double. Mon engagement s’inscrit clairement en opposition à la démagogie du Front national et à tout type de populisme qui pourrait apparaitre sur le terreau de la crise dans les prochaines années. Pour lutter contre ce discours clivant, je pense que les militants ont la responsabilité de faire œuvre d’une grande pédagogie concernant l’action politique, et les femmes et hommes politiques celle de l’honnêteté et de la franchise.

Par cet engagement, je n’ai pas la prétention de représenter toute la jeunesse, je souhaite simplement agir pour mon territoire, car je suis convaincu que, lorsqu’elles sont bien menées les politiques publiques peuvent avoir un impact important localement.

 

  • Comment vas-tu convaincre pendant la campagne ?

Mon principal argument réside dans la force de nos propositions.Notre ticket comporte deux titulaires expérimentés connaissant particulièrement bien le fonctionnement des collectivités territoriales et de deux jeunes motivés et plein d’idées. Cette combinaison fonctionne bien, car nous partageons une communauté de valeurs humanistes ainsi qu’un profond attachement à notre territoire

Si ces valeurs sont déterminantes dans le choix qui sera fait par les électeurs lors de l’élection, je pense que notre force de persuasion réside avant tout dans la franchise de notre discours et du programme que nous proposons. J’ai beaucoup insisté pour que cette sincérité soit notre valeur cardinale durant la campagne, notre slogan de campagne est d’ailleurs “la gauche en toute franchise”.

Je suis donc particulièrement fier du programme que nous présentons. Ce dernier a pour objectif de réunir les conditions permettant de favoriser une réelle dynamique économique sur notre territoire, afin de favoriser les solidarités sous toutes leurs formes.

  • Quelle proposition concrète veux-tu mettre en oeuvre dans ton département ?

Plusieurs propositions me tiennent à cœur, notamment concernant une transparence accrue du fonctionnement des institutions départementales permettant de s’assurer de l’absence de conflit d’intérêts dans lors de la prise de décisions des élus.

Une autre politique qui me semble essentielle concerne le développement de l’activité économique liée au tourisme sur notre territoire. Le potentiel touristique est, en effet, énorme dans les Hautes-Pyrénées, où le territoire, en dehors des circuits classiques que représentent les stations de ski, est encore faiblement exploité. Or, beaucoup d’initiatives locales ont été développées par les citoyens, mais ne sont malheureusement que trop peu encouragées par les pouvoirs publics.

Enfin, la particularité de notre canton est qu’il s’agit une vallée, ce qui limite le système de transport. Il m’apparaît donc nécessaire d’améliorer les infrastructures ainsi que les moyens en place afin d’encourager le désenclavement.

De manière pratique, cela pourrait passer à court terme par la mise place d’une liaison en bus entre la gare TGV de Tarbes et la station de ski du grand Tourmalet le week-end durant la saison d’hiver. À plus long terme, cela passe par une utilisation rationnelle du budget affecté au transport afin de libérer les capitaux nécessaires à l’aménagement et la sécurisation des principaux axes routiers.

 

  • Ton département dans 6 ans ?

Dans six ans, mon département commencera à retrouver une réelle dynamique économique. Il attirera les jeunes actifs, les familles et les entreprises. Le caractère rural et la solidarité qui l’accompagne seront une force pour ce dernier et la qualité de vie que nous avons su conserver sera un argument exploité permettant de développer une nouvelle forme de tourisme.

Les réformes entreprises nationalement auront remis la France sur la voie de la croissance, ce qui permettra également à l’État d’envisager de nouveaux projets d’infrastructures territoriales telles que l’amélioration des routes ou de la desserte ferroviaire entre Tarbes et Bordeaux.

En parallèle, les communautés de communes commenceront, en coopération avec le conseil départemental et le conseil régional, à exploiter leur potentiel en matière de tourisme.

De même, sera favorisée la prise en compte d’une nécessaire meilleure protection de la nature au niveau des stations de ski, ainsi qu’une construction plus raisonnée et répondant à la demande de prestations, existantes dans ce type de structure.

Ce développement économique nous permettra alors de conforter notre système social de solidarité et de protection des plus faibles, rempart essentiel dans la lutte contre les populismes et les divisions entre citoyens.

Préparez le changement: restez informés!

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