Cadeau de bienvenue pour le patron de Sanofi : les Jeunes Socialistes attendent des mesures pour interdire les bonus et encadrer les salaires

Une nouvelle fois un bonus indécent accordé au nouveau patron de Sanofi démontre la nécessité de légiférer pour interdire les bonus et encadrer les salaires. Il est inacceptable de voir un groupe qui a supprimé 4000 emplois depuis 2009 se permettre d’offrir un cadeau de « bienvenue »  de 4 millions d’Euros à son tout nouveau patron. Pourtant, rien ne l’interdit, ce qui condamne les responsables politiques à une indignation certes nécessaire mais totalement insuffisante.

En 2013 déjà, les Jeunes Socialistes avaient interpellé le gouvernement pour l’encourager à faire le choix de règles contraignantes en matière de rémunération des dirigeants d’entreprises privées. A l’époque, le gouvernement avait préféré faire confiance à une « autorégulation exigeante » des entreprises, dont on voit bien aujourd’hui qu’elle est inexistante. La limitation des rémunérations indécentes faisait pourtant partie des engagements pris par François Hollande pendant la campagne de 2012. Il en était de même pour la taxe à 75% qui est devenue une mesure temporaire et vidée en grande partie de sa substance.

Les Jeunes Socialistes appellent donc de nouveau le gouvernement à légiférer pour la limitation des écarts de salaires de 1 à 20 dans les entreprises privées comme cela existe déjà dans les entreprises publiques, l’interdiction des bonus dépassant le montant du salaire, et des stock-options, sauf pour les entreprises naissantes. A l’heure où des efforts conséquents sont demandés aux Français, le rôle de la gauche est de faire contribuer chacun au redressement des comptes publics et de réduire les inégalités salariales qui ne font qu’augmenter depuis 30 ans.

 Retrouvez la pétition qui est toujours en ligne. 

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