Lutte contre le SIDA : objectif zéro CDD

Le 1er décembre est la journée mondiale de lutte contre le SIDA, cette année encore le mot d’ordre est « Zéro contamination, zéro décès, zéro discrimination » (zéro CDD).

Les Jeunes Socialistes affirment en 2014 leur volonté d’être la dernière génération à connaître l’épidémie de SIDA. Ainsi, l’objectif de l’ONUSIDA est d’éradiquer l’épidémie à l’horizon 2030. Il est atteignable si les efforts mondiaux se conjuguent avec ambition et des moyens conséquents ces prochaines années.

En 2013, 35 millions de personnes vivent avec le SIDA dans le monde, dont 2,1 millions de nouvelles infections, et le décès de 1,5 million de personnes. Si des progrès sont à noter avec un nombre de nouvelles infections en chute de 38% depuis 2001, et des décès qui ont baissé d’un tiers depuis 2005, les jeunes (10-19 ans) sont aujourd’hui les plus touchés avec une mortalité en hausse de 50%.

En France, 6000 personnes découvrent leur séropositivité chaque année, dont 58% de personnes ayant eu des relations hétérosexuelles. Plusieurs études montrent un inquiétant relâchement dans l’usage du préservatif chez les moins de 30 ans.

Pour mettre fin à la pandémie, les Jeunes Socialistes soutiennent une approche globale de la réduction des risques sanitaires. Ainsi, l’essai IPERGAY mené en France par l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida a prouvé l’efficacité de la prévention combinée : usage du préservatif, dépistage régulier et traitement pré et post-exposition.

Utiliser tous les leviers de la prévention est la clé dans la réussite de la lutte contre le SIDA : relancer les campagnes d’information et développer l’accès gratuit au préservatif pour les jeunes ; développer les TROD (tests rapides d’orientation diagnostique) sur les lieux d’études et de prise de risques ; augmenter les fonds alloués aux campagnes de circoncision dans les pays pauvres à propagation élevée ; élargir les outils de prévention par la mise à disposition de tou.te.s de la prophylaxie pré-exposition (traitement préventif).

Le dépistage est un élément majeur car au plus tôt on connaît le statut sérologique, au plus tôt on réduit les risques sanitaires personnels et les risques de contamination (les personnes traitées à un stade précoce ne transmettent plus le virus).

Le président François Hollande a annoncé l’année dernière le maintien de la contribution annuelle de 360 millions d’euros de la France au Fonds mondial de lutte contre la tuberculose, le sida et le paludisme. Les Jeunes Socialistes souhaitent une hausse à 400 millions pour se mettre au niveau du Royaume-Uni, financée par une partie de la taxe sur les transactions financières et le maintien de la taxe sur les billets d’avion. En attendant la découverte d’un vaccin, les Jeunes Socialistes appellent les pouvoirs publics français et mondiaux à renforcer leurs efforts en direction des jeunes générations dans la prévention, le dépistage et le traitement du SIDA.

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