Apprendre l’Égalité au quotidien (2/4)

Cet article est le second d’une série de quatre articles consacrés à la rentrée scolaire 2014-2015 et aux propositions des Jeunes Socialistes pour une école qui combat la reproduction sociale, une école de l’égalité.

Le 30 juin, le gouvernement réaffirmait sa volonté de placer l’école au cœur de la promotion de l’égalité fille-garçon. Puisque les inégalités se forment dans les premières années de la vie, c’est dès le plus jeune âge qu’il faut agir.

Nous assumons que l’école devienne un lieu de promotion de l’égalité entre les filles et les garçons. Parce qu’elle n’est pas un sujet comme les autres mais bien un choix de société, c’est au quotidien, dans les pratiques et dans les enseignements, qu’elle doit être abordée.

1. PROMOUVOIR L’EGALITE FILLE-GARÇON

Donner les mêmes droits aux filles et aux garçons n’est ni idéologique, ni partisan. Notre école doit jouer un rôle fondamental dans la diffusion des valeurs républicaines.
A la rentrée, le plan égalité fille-garçon sera appliqué à l’ensemble des écoles afin de lutter contre « les préjugés et les stéréotypes de genre qui se construisent chez les élèves». Il se base sur les résultats des ABCD de l’Egalité, expérimentés en 2013 dans 275 écoles. Cette première étape avait en effet permis de prendre conscience que les clichés sexistes, véhiculés parfois inconsciemment dans la société, se transmettaient aux enfants. Cette année, l’adoption d’une approche transversale dans les programmes et dans les pratiques, par la mise en place d’outils pédagogiques et de documents de références validés par l’Education nationale, aidera les enseignants dans l’enseignement de réflexes égalitaires.

La formation des enseignants elles-mêmes empêchera qu’inconsciemment les pratiques ne perpétuent les inégalités. Alors qu’hier, seuls quelques centaines d’enseignants étaient formés, l’intégration de modules sur l’égalité fille-garçon dans les écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) et dans la formation continue généralisera l’enseignement des bonnes pratiques.

2. GRANDIR DANS L’EGALITE

Demain, tous les enfants, dans toutes les écoles, seront concernés par la lutte contre toutes les formes de discriminations, par l’école et dans l’école. Grandir dans l’égalité est primordial. Cela permet, sans distinction de sexe, d’ambitionner toutes les opportunités professionnelles, d’avoir les mêmes salaires et d’occuper les mêmes places dans la société.
Seule la lutte contre le sexisme ordinaire réalisera la promesse républicaine d’égalité. C’est pourquoi il faudra que la refonte des programmes s’accompagne d’une révision en profondeur des manuels. Quelque soit la matière enseignée, ceux-ci reproduisent trop souvent les stéréotypes. Ces représentations contribuent à enfermer les enfants dans une société hiérarchiquement organisée au profit des hommes. Les nouveaux programmes devront faire une place plus grande aux femmes en littérature, en français ou en histoire et veiller à ce que les exercices et problèmes scientifiques ne se basent plus sur des situations reproduisant les inégalités de genre.

Enfin, au delà des contenus, l’inscription dans les projets d’établissement de l’égalité filles-garçons et la désignation d’un responsable « égalité » au sein des équipes pédagogiques renforcera au quotidien les pratiques professionnelles d’égalité. En outre, son incarnation par un membre de l’équipe enseignante offrira aux parents un interlocuteur privilégié qui pourra expliquer comment et pourquoi vivre dans un environnement égalitaire bénéficie au développement des enfants.

Les autres articles du dossier «  Une rentrée placée sous le signe de l’Egalité de l’amplification des réformes » :

Article 1 : Augmenter les moyens de l’école pour réduire les inégalités

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