L’école au cœur du combat pour l’égalité femme-homme

Lundi 30 juin, le gouvernement a réaffirmé sa volonté de voir l’école jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’égalité femme-homme. Puisque les inégalités se forment dans les premières années de la vie, c’est dès le plus jeune âge qu’il faut agir.

Trop souvent, les manuels scolaires reproduisent les stéréotypes de façon flagrante. Quelques soient les matières enseignées, les femmes sont sous-représentées et infériorisées. Par exemple, les manuels de mathématiques font intervenir cinq fois plus d’hommes que de femmes dans leurs exercices. Également, en histoire, la place des femmes reste largement minorée, moins de 4% de personnes célèbres. Une femme ne peut ainsi jamais être présentée sans son mari, à l’image de Marie Curie. Ces représentations contribuent à enfermer les enfants dans une société hiérarchiquement organisée au profit des hommes. Seule la lutte contre le sexisme ordinaire pourra réaliser la promesse républicaine d’égalité.

C’est dans ce cadre que l’expérimentation dans 247 écoles des « ABCD de l’égalité » a vu le jour. Cette première étape a permis de prendre conscience des clichés sexistes véhiculés parfois inconsciemment dans la société et qui se transmettent aux enfants.

Après six mois d’expérimentation, l’inspection générale de l’éducation nationale a souligné la nécessaire amélioration du dispositif notamment en ce qui concerne les ressources mises à disposition, l’accompagnement des enseignants et l’explication des dispositifs mis en œuvre.

Il faut aujourd’hui maintenir ce cap et réaliser une nouvelle étape dans l’égalité.

Non, l’égalité fille-garçon n’est pas un sujet comme les autres, c’est un choix de société ! A ce titre, les Jeunes Socialistes se félicitent de l’adoption d’une approche transversale dans les programmes. Sans cette transversalité, le risque était élevé que d’une école à l’autre, faute de temps pour finir les programmes, certaines séances sur l’égalité ne soient abandonnées au profit de cours de sciences ou de français. La mise en place d’outils pédagogiques et documents de références validés par l’Education nationale aidera les enseignants dans l’enseignement des réflexes égalitaires.

De plus, la formation des enseignants eux-même empêchera qu’inconsciemment leurs pratiques ne perpétuent ces inégalités. De quelques centaines d’enseignants aujourd’hui, l’intégration de modules sur l’égalité filles-garçons dans les écoles supérieures du professorat et de l’éducation (Espé) permettra de former 30.000 étudiants en 2014-2015. À terme, il est nécessaire que la formation continue soit également axée sur cet enjeu afin de former les 330 000 enseignants du 1er degré.

Au delà, il faudra sensibiliser les enseignants et les parents au fait que plus on vit dans un environnement égalitaire, plus c’est bénéfique pour le développement des enfants. Dans cette optique, les Jeunes Socialistes souhaiteraient que dans le cadre de l’inscription dans les projets d’établissement de l’égalité filles-garçons, les écoles désignent leur responsable « égalité » au sein de l’équipe pédagogique.

Un gouvernement de gauche est un gouvernement qui donne les mêmes droits, les mêmes chances, aux filles et aux garçons. Dans ce combat, l’école doit jouer un rôle fondamental.

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