Supprimer la notation pour refonder l’école de la République

Le Ministre de l’Education, Benoit Hamon, a lancé ce mardi 24 juin une Conférence nationale pour construire la nouvelle politique d’évaluation des élèves. Il est en grand temps d’agir pour mettre fin à la double peine. En effet, en renforçant les déterminismes sociaux, la notation favorise au quotidien la reproduction sociale.

Depuis plusieurs années, nous nous sommes prononcés en faveur de la suppression de la notation à l’école. Nos campagnes sur la rentrée scolaire, ont été l’occasion de rappeler que trop d’élèves souffrent des effets négatifs d’une notation « sanction », uniquement fondée sur la compétition scolaire et la mise en avant des lacunes. Années après années, les rapports PISA montrent que notre système d’évaluation par l’échec décourage les élèves dans leurs apprentissages, davantage que dans d’autres pays.

Au contraire, l’exemple de la Finlande, pays qui connaît les meilleurs résultats éducatifs, nous montre comment la réussite est possible lorsque c’est la progression même de l’élève qui est évaluée, plutôt que celle-ci par rapport aux autres enfants de sa classe.

Nous devons mettre fin à des procédures d’évaluation dont les codes sont maîtrisés par les plus aisés. Cette phase de consultation annoncée par le ministre doit être l’occasion d’améliorer les conditions d’apprentissage de tous les élèves, en donnant à chacun les outils pour progresser dans ses acquis et se construire un avenir personnel et professionnel. En parallèle de cette discussion devra avoir lieu une réflexion tout aussi importante sur la formation des enseignants ainsi que sur les contenus des programmes scolaires.

Supprimer la notation précoce au profit d’une connaissance objective et compréhensible par les parents des acquis de leurs enfants constitue une étape indispensable de la refondation de l’école de la République.

Préparez le changement: restez informés!

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