On ne négocie pas avec le climat !

Le Conseil européen des 20 et 21 mars 2014, rassemblant les chefs des Etats membres de l’Union européenne, n’a adopté aucun objectif chiffré du « paquet climat-énergie 2030 » et repousse à octobre 2014 ou début 2015 l’adoption d’objectifs contraignants pour limiter le réchauffement climatique et ses impacts. Le manque de volonté politique est flagrant et cela empêche et retarde d’autant plus la nécessaire transition écologique à opérer. Ce sont notamment les dirigeants polonais, allemand et britannique qui bloquent le processus. L’Union européenne, était pourtant précurseure lors du Protocole de Kyoto, et se doit d’être leader dans la négociation internationale jusqu’à la Conférence de Paris en 2015. Pendant ce temps-là, les dérèglements climatiques s’intensifient et les exigences de justices sociale et environnementale se font de plus en plus pressantes.

Le dimanche 13 avril a été publiée la synthèse du 3ème volet du rapport du GIEC sur les évolutions climatiques, peu après la publication du 2ème volet. Les 235 scientifiques de 57 pays interpellent clairement les pouvoirs publics : si rien n’est fait le réchauffement climatique pourrait atteindre 3,7 à 4,8°C supplémentaires à la fin du siècle, avec tous les dangers que cela comporte. Les famines se multiplieront à cause des baisses de productions céréalières, une diminution des stocks de poisson et une hausse des cours mondiaux, particulièrement en Afrique et en Amérique du Sud. Le bien mondial qu’est l’eau va se restreindre partout dans le monde, provoquant déplacement de populations et augmentant le risque de conflits entre Etats pour l’accès et le contrôle de cette ressource rare. Les aires urbaines côtières d’Asie, d’Europe et d’Amérique latine sont menacées d’inondation. La pauvreté devrait se renforcer dans les zones les plus impactées par les conséquences du réchauffement climatique, notamment l’Asie du Sud-Est et l’Afrique. Enfin, de nombreuses espèces terrestres et marines devraient s’éteindre. L’inaction aura un coût économique et creusera les inégalités. C’est pourquoi il est urgent d’agir et de limiter le réchauffement climatique à 2°C, en réduisant nos émissions mondiales de gaz à effet de serre de 50 à 70% d’ici 2050.

Les Jeunes Socialistes souhaitent de la France qu’elle exige de toutes ses forces que l’accord climatique européen soit contraignant. Les États membres n’ont toujours pas approuvé les recommandations de la Commission concernant la baisse de 40 % des émissions de gaz à effet de serre (par rapport à 1990). Les objectifs concernant les énergies renouvelables doivent également être revalorisés : 27% dans la part d’énergie produite n’est pas suffisant. L’efficacité énergétique est aussi absente des priorités.

Le changement climatique est inexorablement l’un des défis majeurs du 21e siècle. Face à des conservateurs et libéraux alliés de l’aggravement du réchauffement climatique, voter socialiste le 25 mai 2014 c’est voter écologiste.

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