Mieux vivre ensemble: les jeunes s’engagent pour un Paris solidaire

Tribune initialement publiée sur le Huffington Post.

Quand la gauche a gagné Paris, nous avions 10 ans. Et nous avons grandi avec la sensation qu’une nouvelle façon de penser notre ville était en marche.

Paris, ville monde, ville cosmopolite, ville riche d’un fabuleux patrimoine historique. Accueillant tous les projets et toutes les cultures, classiques et avant-gardistes, éphémères et durables. Elle a su réconcilier toutes les générations, unies dans la volonté de mieux vivre ensemble.

Dans une période où les citoyennes et les citoyens et, particulièrement les jeunes, se sentent délaissés par la classe politique et ont parfois le sentiment que leurs voix comptent peu, cette campagne est l’occasion pour nous de nous emparer des sujets qui nous préoccupent pour voir se réaliser une ville, vectrice de cohésion sociale.
Nous sommes conscients des discriminations et inégalités qui minent la République, du développement de la pauvreté ou encore de la stigmatisation des immigrés.

C’est donc à nous, jeunes Parisiens, de nous mobiliser pour la ville que nous désirons et dont nous rêvons. À nous de défendre notre vision de Paris, menacée par une pensée conservatrice et rétrograde bien éloignée des aspirations des Parisiens.

On peine à croire que la dynamique de la ville se résume à des problèmes de propreté, bien fantasmatiques quand on sait que chaque rue est nettoyée cinq à sept fois par semaine ou le tout aussi hypothétique déficit de sécurité, alors que la ville a largement augmenté sa participation au budget de la Préfecture de Police et développé une politique volontariste de prévention et de médiation dans les quartiers.

Face à une droite désunie qui agite de ridicules chiffons rouges et entretient la nostalgie d’un passé désormais révolu, nous souhaitons une ville solidaire, audacieuse, une ville innovante et généreuse qui continue d’offrir des services publics de qualité pour tous.

L’invention et la création, voilà où bat le cœur de Paris. Un mouvement qui passe tout autant par la rénovation des campus universitaires que par le développement des pépinières de jeunes entrepreneurs.

Le projet urbanistique multiple dessiné autour de l’avenue Foch est le symbole de cette ville innovante.
En plus d’une végétalisation, expression d’une volonté de créer un espace lié à la culture et aux loisirs, ce projet souhaite voir aboutir la création d’un campus universitaire, accueillant étudiants et chercheurs, un véritable espace de vie distribué entre logements sociaux, commerces de proximité et pépinières d’entreprise.

L’avenue Foch appartient aux Parisiens et non à quelques possédants campés sur leurs biens et figés dans leurs certitudes. Si nous voulons un Paris qui aille de l’avant, bousculons les archaïsmes, qui lui nuisent en l’immobilisant peu à peu.

Ville en perpétuel mouvement, Paris s’échappe, se lance, ose, se transforme.
L’ouverture des voies sur berges à tous les Parisiens en est l’illustration parfaite. Tout comme notre volonté de réaménager la place de la Bastille, en créant une descente piétonne du Génie au pont de l’Arsenal, une promenade qui permettra la redécouverte du lieu.

Bien évidemment, qui dit piétonisation, dit développement des transports en commun.
Tous les Parisiens le savent, et le disent, circuler rapidement et facilement est une de leurs préoccupations quotidiennes. Paris doit être avant tout une ville mobile. Les chiffres le prouvent : depuis 2001, l’usage des transports collectifs a augmenté de 16%, celui du vélo a doublé.

Le panorama des transports doit évoluer et l’offre se diversifier. Plus confortables, plus fréquents, mieux adaptés à la demande, les transports «classiques», doivent permettre des déplacements plus faciles, moins fatigants, à un coût abordable. La prolongation de certains métros est nécessaire, le tramway doit être développé. Les transports nocturnes posent question : on doit apporter une réponse aux besoins grandissants sans mésestimer les contraintes réelles du fonctionnement du réseau et des conditions de travail des agents.

Les nouveaux modes de circulation, avec en tête les vélib’ et les autolib’ devront être encouragés, développés. Nous voulons plus de pistes cyclables sécurisées, permettant à tous les usagers de cohabiter harmonieusement.
Une ville où l’on circule facilement de nuit comme de jour est aussi une ville plus sûre, moins stressante. Tel doit être le mot d’ordre de la nouvelle mandature.

Enfin, nous qui aimons Paris, nous souhaitons y vivre et y loger.
Quand les dépenses liées au logement ne cessent d’augmenter, et qu’elles obligent les Parisiens à quitter Paris, il faut agir. La demande est trop forte alors que tant d’immeubles et de bureaux restent inoccupés.
C’est pourquoi la rénovation et la construction de logements sociaux et étudiants doivent se poursuivre. Soyons ambitieux, dépassons les obligations légales et portons l’objectif à 30% de logements sociaux et plus aucun sans abris à Paris en 2020.

Les nouvelles constructions doivent être des espaces de mixité, garantie d’un mieux vivre ensemble enrichissant. On imagine de nouveaux bâtiments qui pourraient intégrer à la fois des logements étudiants, des logements sociaux et du privatif.

Nous, jeunes Parisiennes et Parisiens, faisons le rêve éveillé d’une ville consciente, lucide quant à la réalité de la vie des Parisien(ne)s, mais également clairvoyante et pleine d’espoir face à son potentiel et à sa richesse. L’avenir ne peut qu’être celui d’une ville solidaire, centrée avant tout sur le mieux vivre de ces habitants, une ville accessible où nous nous voyons étudier, construire des projets, vivre.

Un Paris qui nous ressemble, c’est un Paris plus innovant, plus solidaire, un Paris qui incarne la force de conviction, l’audace et la générosité de sa jeunesse.

C’est celui de la candidature d’Anne Hidalgo.

Signataires :

Karim Boursali
Clara da Silva
Anne Sol
Anne Pernet

Illa Giannotti (13e arrondissement)
Aurélien Flaugnatti (18e arrondissement)
Ophélie Wattier (18e arrondissement)
Manon Cochenec (18e arrondissement)
Victor Colombani (13e arrondissement)
Lucile Bourre (15e arrondissement)
Simon Aguillela (20e arrondissement)
Anthony Cabrera (5e arrondissement)
Ewen Huet (7e arrondissement)
Simon Martin-Gousset (10e arrondissement)
Marion Le Du Bretonnnière (12e arrondissement)
Boris Corlorbé (17e arrondissement)
Kadiatou Coulibaly (18e arrondissement)
Manar Gueddaoui (16e arrondissement)
Sylvain Indjic (19e arrondissement)
Basile Hacourt (12e arrondissement)
Benjamin Lepez (5e arrondissement)
Léa Martinovicz (12e arrondissement)
Stéphanie Vovor (8e arrondissement)
Clémence Delaméa (1er arrondissement)
Léa Charbonnier (13e arrondissement)

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