OGM : les Socialistes n’ont pas dit leur dernier mot

Depuis plusieurs jours, nous assistons à un casse-tête juridique, à une course contre la montre et à la pression des lobbys semenciers. Pourtant, dans l’ensemble des assemblées, les socialistes sont déterminés à faire interdire la culture des OGM, en particulier des maïs MON810 et TC1507. Le clivage est clair entre la droite et la gauche qui défend la santé des citoyens, l’environnement, les agriculteurs. En effet, l’UMP était contre les OGMlorsqu’elle gouvernait mais fait désormais volte face suite au lobbying des multinationales.

Les Jeunes Socialistes saluent la volonté de la France de porter le débat et l’interdiction des OGM sur la scène européenne. Le vote de refus de 19 États (dont la France) auprès de la Commission européenne n’a pas permis de faire barrage à l’autorisation de la culture d’une nouvelle forme de maïs transgénique, tout comme le vote « contre » – mais seulement consultatif – des députés européens. Face à ce véritable déni de démocratie, les Jeunes Socialistes réaffirment la nécessité de renforcer les prérogatives de l’instance communautaire la plus démocratique : le Parlement européen.

Au gouvernement, les Ministres de l’Agriculture et de l’Écologie ont déposé en urgence un arrêté interministériel pour les faire interdire avant le début des semis en mars. Laura Slimani, Présidente des Jeunes Socialistes, a récemment rencontré les ministres de l’Agriculture Stéphane Le Foll et de l’Écologie Philippe Martin pour leur assurer le soutien des Jeunes Socialistes sur ce dossier.

Au Sénat, la proposition de loi visant à interdire la mise en culture de maïs OGM n’a pas pu être examinée à cause du vote d’irrecevabilité de l’intégralité des sénateurs de la droite avec le concours honteux de 7 sénateurs du groupe RDSE (à majorité PRG). Au-delà des aspects juridiques que le texte soulevait, l’ensemble de la gauche aurait du s’engager fortement contre ces pratiques agricoles inadmissibles. Les sénateurs radicaux doivent clarifier leur position sur les OGM et être fermes face aux lobbys présents sur leurs territoires, notamment dans le Sud-ouest et en Auvergne, fief du quatrième semencier mondial, Limagrain.

A l’Assemblée nationale, Bruno Le Roux a déposé une nouvelle proposition de loi, mais qui ne pourra être débattue qu’après la trêve électorale, début avril.

Les Jeunes Socialistes affirment à nouveau que la culture des OGM représente un danger avéré pour l’environnement, en permettant l’utilisation ou en secrétant directement des insecticides dangereux pour nos sols et pour la biodiversité. Elle constitue une menace de mortalité accrue, prouvée par des expérimentations en France (Séralini) et dans le Monde. Par ailleurs, la culture des OGM est moins chère et appauvrit les terres agricoles, ce qui freine considérablement le développement d’autres formes d’agriculture plus qualitative (paysanne, permaculture, agroécologie…).

Les Jeunes Socialistes souhaitent réaffirmer l’importance du principe de précaution, qui a été jusqu’ici contesté par plusieurs grands laboratoires, pour aller vers une agriculture écologique, respectueuse de l’environnement et de la santé.

Préparez le changement: restez informés!

Commentaires

Soyez le premier à réagir !

Réagissez !

Vous devez être connecté(e) pour rédiger un commentaire.