Discours de Laura Slimani lors du rassemblement des Secrétaires de Section

Contrairement à la droite, les municipalités, socialistes comprennent ma génération, une génération qui galère en fin de mois, mais qui veut créer, qui veut l’égalité, une génération numérique, culturelle et festive.

Quand on est jeune, vivre dans une ville de gauche c’est du pouvoir d’achat en plus, des transports pour tous, des études facilitées.

Alors que quand on est jeune, vivre dans une ville de droite, c’est de la dette en plus, des logements sociaux en moins et les études seulement pour certains.

Les Jeunes Socialistes se battront donc pas par sectarisme, ni même par idéologie, mais parce que quand l’austérité en Europe plonge 25% des jeunes au chômage, quand ils n‘ont pas accès au RSA, quand nos marges de manœuvre à l’échelle nationale sont limitées – et ça on l’a compris, vivre dans une ville de gauche, ça fait la différence.
Ca fait la différence pour ce garçon de 14 ans qui pratique le sport qu’il veut même si ses parents n’ont pas les moyens.
Ca fait la différence lorsque cette étudiante de 18 ans et qui emménage dans un studio pas cher.
Ca fait la différence ce couple veut une place en crèche pour que tous deux puissent continuer de travailler.

Mais j’entends parfois que nos bilans seuls seraient suffisants pour gagner. Qu’il faudrait s’appuyer uniquement sur la légitimité des sortants.

Il faut le faire bien sûr. Je le vois dans ma ville, à Rouen, car quand Valérie Fourneyron et Yvon Robert créent plus de 600 logements étudiants en 6 ans, que tous mes amis sont unanimes pour dire que la culture y est diverse et accessible, qu’on attire toujours plus de nouveaux habitants et qu’on n’a jamais été aussi solidaires et écologiques, oui, le bilan, il compte.

Mais nos bilans, aussi bons qu’ils soient, ils n’iront pas, avec leurs petites jambes, voter pour nous les 23 et 30 mars.

La vraie question c’est comment faire, pour que toutes celles et ceux qui ont voté socialiste en 2008, 2009, 2010, 2011 et 2012 votent socialiste en 2014.

Il faudra en frapper des portes, peut être encore plus que lors de l’élection présidentielle, dans les cités-U et dans les quartiers. Il faudra en faire des chapiteaux, des stand-up, des actions coup de poing, des concerts militants, pourquoi pas des tournées des bars le soir, pour faire en sorte que nos électeurs se déplacent les 23 et 30 mars prochains.

Vous me direz que quelque chose a changé par rapport à d’habitude.

Je vous le confirme, nous sommes au pouvoir. Et je ne pense pas qu’il soit particulièrement judicieux de faire comme si de rien n’était.

Et chers camarades, nous avons de quoi être fiers : nous MENONS une politique de gauche.

Car notre politique, ce n’est pas seulement le CICE, ce n’est pas seulement le pacte de responsabilité, ce n’est pas seulement la réforme des retraites.

Notre politique, c’est avant tout 60 000 postes dans l’éducation nationale, un grand plan pour l’éducation prioritaire et les emplois d’avenir professeurs.

Notre politique, c’est avant tout l’extension de la CMU, l’action de groupe et l’encadrement des stages.

Notre politique c’est avant tout, à l’échelle européenne, l’encadrement de la directive travailleurs détachés, la garantie jeunes et, car je connais la détermination du gouvernement et je sais que l’ennemi du Président de la République, c’est la finance, une ambitieuse taxe sur les transactions financières en Europe.

Chers amis notre politique ce sont, aussi, et nous en sommes fiers, les ABCD de l’égalité et le remboursement à 100% de l’IVG.

Et nous rappellerons que le silence de Jean-François Copé de ces derniers mois il est coupable.
Coupable lorsqu’il ne condamne pas la réforme Gallardon en Espagne, ni le déremboursement de l’IVG porté par des députés UMP.

Proposition qui, je le rappelle, était jusqu’alors uniquement défendue par un parti en France, le Front National.

Le COPE, COLLE, c’est la nouvelle mode à l’UMP.

Socialiste, je suis féministe. Et je le dis ici, tranquillement, parce que nous devons assumer, les différences entre les femmes et les hommes ne sont pas uniquement innées, mais aussi socialement construites. Oui, le genre ça existe, cela change nos manières d’enseigner, et c’est tant mieux, parce que ça veut dire plus d’égalité.

En parlant d’égalité, quelle fierté d’avoir mis fin à 10 ans de politique du chiffre en matière migratoire, avec en 2013 plus de naturalisations, plus de régularisations et moins d’expulsions.

Comme nos bilans et nos projets, notre politique est un argument de campagne. Notre politique elle est de gauche, elle est socialiste et nous ne laisserons personne dire qu’elle ne l’est pas.

Chers amis les Jeunes Socialistes sont présents, sur tous les territoires, pour vous accompagner et se faire les porte voix des jeunes dans ces élections. Ils ont fait des propositions, à Belfort où j’étais hier, Cherbourg, Niort ou Marseille. Ils portent des projets qui inventeront les villes de demain, comme la fin de l’hégémonie de la grande distribution, les régies publiques pour l’eau et la tarification progressive, la transition énergétique, le partage les pouvoirs, les transports gratuits, l’égalité entre les femmes et les hommes, l’expérimentation de l’attestation de contrôle d’identité.

Les jeunes ont des idées mais ils veulent aussi prendre des responsabilités. Ils sont candidats, et je pense à Mélanie à Nice, Mehdi à Saint Etienne, Ada à Strasbourg, Malek à Caen, Mahaut à Nantes. Ils sont parfois têtes de liste, je pense à Rama à Mantes, à Florian à Nouzonville, à Clémentine à Bénouville et à Dimitri à Troyes.

Ils sont près de 200, alors, vous m’en excuserez, je ne les nommerai pas tous mais vous pourrez, grâce à un site internet, savoir qui sont ces jeunes militants et tout ce qu’ils veulent apporter à leur territoire.

Et le renouvellement, même si tout le monde est pour bien sûr, ce sera encore plus évident maintenant qu’on a le non cumul des mandats.

Chers amis, chers secrétaires de sections et chères têtes de listes, utilisez les tous ces jeunes socialistes. Soutenez les, incluez les, montrez les et faites en des étendards, car le FN n’a pas, et n’aura jamais, le monopole de la jeunesse.

Car cette élection, sera aussi celle du combat contre l’extrême droite. Ne laissons pas ces gestionnaires calamiteux, ces corrompus, ces adversaires de l’égalité s’enraciner et tenter de s’offrir une quelconque légitimité. Démasquons les en permanence et renvoyons les aussi à leurs bilans passés.

Soyons une famille politique jeune, ambitieuse et fière de sa nouvelle génération.

Partons au combat, face à une droite radicalisée.

Allons de porte en porte et disons qu’en 2014, si vous voulez voter écologiste,
Si vous voulez voter solidaire,
Si vous voulez voter république,
Si vous voulez voter humaniste,
Si vous voulez voter antiraciste,
Si vous voulez voter efficace, démocrate, et féministe,

Il faut voter Socialiste.

Préparez le changement: restez informés!

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