Le gouvernement dit STOP aux violences faites aux femmes

A l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, les Jeunes Socialistes apportent leur soutien au plan interministériel présenté vendredi 22 novembre par Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes.

Au cours des dernières années, sous le gouvernement précédent, la lutte contre les violences faites aux femmes n’a pas été une priorité. 400 000 femmes ont déclaré être victimes de violences au sein de leur couple en 2011 et 2012, et 148 sont décédées suite aux coups de leur conjoint en 2012. En outre, 16% des femmes déclarent avoir déjà subi des rapports sexuels forcés ou des tentatives de rapports forcés durant leur vie. Les pouvoirs publics doivent agir pour aider les femmes à sortir du silence. En effet, seulement 20% des femmes victimes de violences conjugales se rendent à la police ou à la gendarmerie alors que cela concerne 1 femme sur 10.

Il est donc urgent d’agir pour mettre fin à ces violences, et le gouvernement présente un plan global qui bénéficiera d’un suivi dédié :

Un doublement du budget

Les moyens consacrés aux violences faites aux femmes seront doublés, avec 66 millions d’euros déployés sur 3 ans. Cela permettra notamment de mettre en place 1650 nouvelles solutions d’hébergement d’urgence d’ici 2017. Actuellement, un tiers des places créées en hébergements d’urgence est dédié à l’accueil des femmes victimes de violences, comme François Hollande s’y était engagé en 2012.

Un principe de réponse systématique et complète (pénale, sanitaire et sociale) pour chaque violence déclarée

Le plan prévoit de doubler le nombre d’intervenants sociaux en commissariats et en brigades d’ici 2017 afin de le faire passer à 350 pour pouvoir répondre à toutes les questions de la victime dès sa première visite aux forces de l’ordre.

Ce plan réaffirme également le principe de la plainte sur celui de la main courante. De plus, le 3919, nouveau numéro unique d’orientation des femmes victimes de violences verra le jour, il sera gratuit et ouvert 7j/7 de 8h à 22h à partir du 1er janvier 2014. Il sera accompagné d’un téléphone grand danger généralisé pour protéger les femmes victimes de violences conjugales.

Dans le même principe, un protocole national sera mis en place dans chaque région afin de renforcer les liens entre les services de santé, de police et de justice pour que la prise en charge des victimes se fasse dans les délais les plus brefs et avec des démarches facilitées.

La création d’un kit de constatation en urgence des viols

Ce projet est en préparation et sera expérimenté dans plusieurs services d’accueil des urgences. Il vise à constater de la manière la plus précoce le viol et à accompagner chaque victime dès la première visite.

Une mobilisation de la société et la formation des professionnels

Une campagne nationale d’information lancée par le ministère des Droits des femmes est lancée. De plus, la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof) devra créer au cours des 3 prochaines années une formation initiale et continue spécifique aux violences faites aux femmes à destination des forces de l’ordre, des magistrats, des médecins, des sages-femmes, des enseignants et des travailleurs sociaux.

Les Jeunes Socialistes, mouvement féministe, ont participé ce samedi à la Marche contre les violences faites aux femmes et réaffirment tout leur soutien à la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, dans la mise en œuvre du plan interministériel.

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