Agir pour l’emploi des jeunes : les contrats de génération

Le ministère du Travail a fait la semaine dernière un point d’étape sur le déploiement du contrat de génération suite aux chiffres publiés pour le mois de septembre. Si la montée en charge du dispositif est progressive, il faut rappeler que la loi n’a été votée que le 1er mars 2013 et qu’elle demande à être popularisée.

Les premières lignes sont tout de même très encourageantes : près de 13 000 demandes d’aides individuelles ont été enregistrées dans les entreprises de moins de 50 salariés, ce qui concerne 25 000 salariés jeunes et seniors, et près de 2000 accords ou plans d’actions d’entreprise ont été signés dans les entreprises de plus de 50 salariés. 83% des salariés couverts par un contrat de génération le sont par un accord, c’est-à-dire que la négociation entre dirigeants d’entreprises et syndicats s’est conclue sur des objectifs communs, ce qui montre la vitalité du dialogue social.

L’obligation pour les entreprises d’effectuer un diagnostic sur leurs salariés, comportant âge, sexe, type et durée d’emploi occupé, perspectives… amène la plupart d’entre elles à articuler cette démarche avec des négociations autour de la pénibilité, l’égalité professionnelle et l’insertion des jeunes. Ainsi des plans d’action axés sur la formation des salariés, l’aménagement des postes, des cellules d’écoute et d’orientation sont mis en œuvre à cette occasion.

Les Jeunes Socialistes soutiennent les points forts du contrat de génération : embaucher des jeunes de moins de 26 ans en CDI, alors que l’âge moyen du premier emploi stable se situe désormais à 28 ans. Les jeunes actifs sont exposés aux risques des stages et des emplois précaires qui retardent leur accès à l’autonomie et constituent un « effet cicatrice » qui marquera leur carrière professionnelle. Le dispositif du contrat de génération est donc pertinent pour faciliter l’insertion durable dans l’emploi des jeunes tout en bénéficiant de la transmission des compétences d’un senior de plus de 57 ans maintenu dans l’emploi.

Alors que le contrat de génération n’avait pas de ciblage, près de 63% des jeunes avaient un niveau inférieur au bac sur l’ensemble des contrats signés, ce qui montre la force d’intégration dans l’emploi de cette mesure sans laquelle ces jeunes auraient eu beaucoup plus de difficultés pour y accéder.

La gauche met toute son action au service de la bataille pour l’emploi, et notamment des jeunes. Les Jeunes Socialistes seront aux côtés du gouvernement pour que le contrat de génération profite à l’intégration de 500 000 jeunes dans l’emploi stable d’ici 2017.

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