Taxe sur le Trading Haute Fréquence : soutien aux députés socialistes

Les Jeunes Socialistes soutiennent les députés socialistes qui souhaitent étendre la taxe française sur les transactions financières aux opérations « intra-day » et au « trading à haute fréquence », proposition des Jeunes Socialistes présentée dans leur dossier « Financer, produire, consommer : l’alternative sociale, économique et écologique ».

Le rapporteur général Christian Eckert a en effet présenté un amendement adopté en commission des finances de l’Assemblée Nationale dont la mise en oeuvre permettra d’augmenter le produit de la taxe sur les transactions financières dont le rendement, désormais estimé à 0,6 milliard d’euros, est nettement inférieur à la prévision de 1,6 milliard d’euros. Il contribuera en outre à limiter les transactions déstabilisatrices, qui accentuent la volatilité du marché, en réduisant l’intérêt financier.

Le vote de cet amendement permet à la gauche de respecter les engagements pris par François Hollande lors du discours du Bourget en apportant des réponses concrètes :
– lutter contre la spéculation financière outrancière
– fournir des revenus supplémentaires à l’Etat afin de réduire le déficit public

Nous soutenons pleinement Christian Eckert et les députés socialistes de la Commission des Finances qui, en accord avec les ambitions du Président de la République, souhaitent enfin s’attaquer à la spéculation financière.

Pour information :
Les transactions « intra-day » où « intra-journalières » sont des transactions initiées en cours de séance, et dénouées en fin de journées. Ce sont ainsi des allers-retours réalisés sur des titres au cours d’une journée. Jusqu’ici la taxe française sur les transactions financières ne s’applique qu’au bilan en fin de journée des opérateurs, sans tenir compte du fait qu’un titre a pu être acheté et vendu plusieurs fois pendant la journée, à des fins spéculatives.

  • Les transactions intra-day concernent notamment le Trading à Haute Fréquence qui consiste à transmettre automatiquement et à très grande vitesse des ordres sur les marchés financiers, sans intervention humaine, à l’aide de programmes informatiques complexes.
  • Selon l’Autorité des Marchés Financiers, le trading à haute fréquence représente aujourd’hui 50% des ordres sur actions du CAC 40. Pire, l’AMF rajoute que le marché est plus que concentré au moins que seuls trois membres de marché d’Euronext entrent à eux seuls, en compte propre, 50% des ordres sur actions du CAC.
  • Les effets nocifs du trading à haute fréquence ne sont plus à démontrer. Le trading à haute fréquence augmente considérablement la volatilité des prix et crée l’instabilité économique. Il est par exemple responsable du Flash Krach du 6 mai 2010 aux Etats Unis : en une vingtaine de minutes, un trader avait vendu 75 000 actions pour une valeur de 4,1 milliards de dollars. Cette vente a engendré une perte de valeur monumentale des actifs et incité les autres traders réalisant ce type de transactions à vendre très rapidement. Cet effet domino a entraîné une chute exponentielle des actions américaines, certaines jusqu’au centime de dollar, et leur brusque remontée. Par ailleurs, il réduit la liquidité des marchés car, suite à une simple erreur d’algorithme, il peut conduire de nombreux traders à fuir les marchés électroniques en quelques minutes.

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