Déclaration du camp d’été de YES – Les Jeunes Socialistes Européens

Suite aux élections fédérales allemandes du 22 septembre 2013 et aux élections législatives autrichiennes du 29 septembre 2013, nous publions la déclaration du 11ème camp d’été des Jeunes Socialistes Européens (YES). Cette déclaration défend une Europe démocratique par le renforcement du Parlement, l’adoption d’une Constitution sociale, la création d’un salaire minimum et la réduction du temps de travail au niveau européen, le refus du traité transatlantique, et l’investissement dans la transition énergétique.

Nous affirmons avec force notre souhait de voir le changement en Europe, car jusqu’ici Angela Merkel a été la Margaret Tatcher de notre génération de l’austérité européenne, génération qui subit de plein fouet la crise : chômage, austérité, coupes drastiques dans les budgets sur l’autel du dogme de l’équilibre budgétaire.

Jeunes Socialistes, nous sommes déterminés avec nos camarades des Jusos, des Jeunes Socialistes autrichiens, et de YES pour dire, comme les peuples européens, Auf Wiedersehen à l’austérité et OUI à une Europe sociale, démocratique et écologiste le 25 mai 2014 !

YES Summer Camp declaration

Drafting committee

Cette déclaration présente les valeurs, les idées et les positions des socialistes et sociaux-démocrates, débattues et développées par les participants du 11eme Camp d’Eté des Jeunes Socialistes Européens à Foça, en Turquie.

En tant que socialistes et sociaux-démocrates, la démocratie est au coeur de notre engagement politique. Nous pensons que les peuples doivent décider par eux-mêmes la société qu’ils souhaitent construire ensemble. Dans une période où les conservateurs tentent d’affaiblir la démocratie en niant l’existence d’alternatives, nous défendons au contraire la nécessité d’un débat politique sur le future que nous souhaitons.

Nous soutenons l’idée d’une démocratie européenne, qui soit ambitieuse, et sommes au côté de tous les mouvements démocratiques sur notre continent et dans le monde. Ainsi, nous soutenons avec force nos camarades turques et arabes, qui se battent pour nos valeurs communes de démocratie, de liberté et d’égalité. Nous croyons que « la démocratie est un processus » et qu’il doit être développé dans toute la société : à l’école, à l’université, dans les entreprises, au travers des réseaux sociaux, par la culture ainsi qu’au travers de toute sorte d’engagements politiques et associatifs. En tant que partie prenante de divers mouvements progressistes et démocratiques, nous croyons au rôle de la société civile et à la mobilisation sociale comme étant partie de ce processus démocratique. Chacun doit pouvoir y participer dans la société, indépendamment de son handicap ou de sa différence. La presse et les médias jouent aussi un rôle important ici et devraient être contrôlés démocratiquement, afin d’éviter l’influence de la finance et de partis politiques sur eux. Leur rôle est d’informer, pas de manipuler. Les partis politiques devraient être organisés démocratiquement et être pleinement transparents dans leurs sources de financement. C’est seulement ainsi, par plus de démocratie, qu’il sera possible de combattre l’extrême droite, en donnant aux gens la possibilité de décider de leur propre futur.

Nous nous engageons pour une économie démocratique : toutes les décisions politiques et économiques doivent être contrôlées par les citoyens européens. Nous voulons une économie qui soit utile à la société et mette les citoyens au premier plan. Ainsi, la finance doit être mise à sa juste place pour éviter toute dépendance des Etats vis-à-vis des marchés financiers. Les décisions non démocratiques ne peuvent pas être acceptées : la Troïka illustre parfaitement le manque de démocratie en Europe aujourd’hui, en imposant des politiques à des institutions, pourtant démocratiquement élues, elles. L’influence des lobbies dans les institutions européennes et nationales doit être régulée et contrôlée. Les pouvoirs financiers d’une minorité ne peuvent pas dicter la loi à la majorité. La corruption doit être combattue avec détermination par l’ensemble de la famille socialiste.

Par ailleurs, nous nous engageons également pour un fédéralisme européen : cela signifie une réelle démocratie européenne. Nous voulons une Union Européenne transparente et politique. La Commission Européenne serait le gouvernement de l’Europe –en respectant les autres échelons démocratiques au niveau local, régional et national-, le Conseil de l’Union Européenne un Sénat- représentant des Etats- et le Parlement Européen, la représentation des citoyens européens. Dans notre vision, la seule institution directement élue, le Parlement Européen, devrait voir ses pouvoirs renforcés : le droit d’initiative législative, ainsi que le droit de codécision sur tous les sujets devraient être accordés au Parlement.

Se battre pour une démocratie européenne signifie aussi qu’il faut démocratiser les institutions européens, y compris la Banque Centrale Européenne, dont les objectifs et politiques doivent être contrôlées par le parlement européen. Son rôle doit aussi être de mettre un terme à la spéculation des marchés financiers sur la dette souveraine. Nous devons changer les statuts de la BCE en faveur de la croissance et de l’emploi, comme c’est le cas pour la Banque Centrale du Japon et la Réserve Fédérale Américaine. Un contrôle démocratique de la BCE elle-même, par le Parlement Européen est là aussi nécessaire.

En dépit de la crise, l’Europe reste extrêmement aisée dans le contexte mondial. Nous pensons que l’Europe devrait montrer une réelle solidarité avec les pays qui en ont besoin, et pas uniquement quand c’est à l’avantage de l’Europe. Il est clair pour nous, que l’austérité ne résoudra pas la crise. Cependant, nous devons être précautionneux avec les ressources naturelles, qui sont limitées. Par exemple, de grandes quantités de nourriture sont jetées dans la chaîne d’approvisionnement de l’industrie alimentaire. Ceci se produit à une période pourtant, où de plus en plus de personnes peinent à joindre les deux bouts à la fin de chaque mois.

Une Europe fédérale et démocratique signifie donc une Union Européenne capable de finance ses politiques. L’UE nécessite un budget en augmentation au travers de ressources propres. Une taxe sur les transactions financières ou une contribution climat- énergie sont des options concrètes, que nous promouvons en tant que socialistes et sociaux-démocrates. Nous sommes aussi conscients que des normes sociales élevées sont aussi la condition d’une démocratie qui fonctionne. La conséquence des politiques d’austérité sur les services publics et sur les médias publics est inacceptable. L’extrême droite est la seule à y gagner ! Au contraire, nous voulons une Constitution Sociale pour l’Europe, assurant les droits de chacun. L’harmonisation fiscale et sociale vers le haut est au cœur de notre agenda politique. Ensemble avec les syndicats et le mouvement social, nous continuerons à nous battre pour une vie meilleure et améliorer les normes sociales et écologiques.

Nous voulons atteindre ces objectifs au travers d’un militantisme européen, commun et déterminé.

Les élections européennes en 2014 vont nous donner l’opportunité de défendre nos valeurs et l’Europe que nous souhaitons voir émerger. Notre présence dans les réseaux sociaux devra avoir une identité visuelle commune, afin de mener une « campagne de prise de conscience » et tenter ainsi de mobiliser les jeunes pour ces élections. D’autre part, des journées d’action communes, ainsi qu’un grand meeting européen seront un moyen de mener une même campagne. Il nous semble aussi important d’impliquer toutes les organisations membres de YES dans le choix de nos priorités pour cette campagne. Ainsi, notre programme commun sera le résultat d’un processus démocratique, impliquant toutes les organisations. Par ailleurs, nous voulons souligner l’importance ici des partis politiques européens. Ils sont partie prenante de la démocratie européenne que nous souhaitons construire et doivent être plus intégrés et mener de véritables campagnes européennes, en dépit des différences locales, régionales ou nationales qui peuvent exister.

Pour finir, nous croyons que dans une démocratie, il existe toujours une alternative. Aujourd’hui, face aux conservateurs et libéraux, les socialistes et sociaux-démocrates représentent une alternative politique ambitieuse.

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En tant que socialistes et sociaux-démocrates, nous croyons avec force que le développement de l’égalité dans toute la société doit rester au coeur de toutes les politiques et de tous nos objectifs. Nous nous battons pour le respect de tous, et pas seulement pour la tolérance de la différence.

L’égalité en Europe signifie pour nous une intégration renforcée et l’harmonisation de nos normes sociales, environnementales et fiscales. En tant que Jeunes Socialistes Européens nous défendons un salaire minimum et une harmonisation fiscale par le haut. Une taxe sur les transactions financières, un taux d’imposition minimum sur les sociétés, ainsi qu’une imposition minium sur les revenus faciliteraient notre progression vers une intégration sociale plus forte.

Par ailleurs, le capital doit être taxé au même niveau que le travail. En tant que socialistes et sociaux-démocrates nous croyons en la progressivité de l’impôt. Selon nous, un impôt juste doit redistribuer les richesses en donnant aux gens la possibilité de mener une vie décente. L’égalité entre les territoires au travers de fonds de cohésion plus importants doit être assurée. Nous voulons harmoniser les conditions de vie tout en respectant les ressources naturelles. La solidarité et l’intégration sont des valeurs fondamentales de la famille socialiste.

En tant que socialistes et sociaux-démocrates nous croyons aussi en légalité de tous les êtres humains. Toute discrimination contre certains groupes de personnes en raison de leur pays d’origine est inacceptable. La mobilité géographique tout comme la mobilité sociale sont des droits basiques. Les droits de l’Homme et l’accès aux biens communs de l’humanité doivent être respectés en permanence comme des droits fondamentaux. L’accès à l’eau, aux énergies, au logement, de même qu’à l’éducation, à la culture ou bien à l’intégration sociale et économique pour chacun est un devoir de la société. Pour toutes ces raisons, nous nous opposons fermement à toute sorte de libéralisation ou privatisation d’entreprises publiques, tout particulièrement concernant l’eau et l’énergie. La récente initiative européenne de milliers de citoyens d’empêcher toute directive en faveur de la privatisation de l’accès à l’eau a montré que la volonté des peuples pouvait vaincre quand nous sommes unis. Cet exemple montre que l’égalité reste un combat, que nous sommes prêts à mener.

Estimant que chaque être humain a le droit à une vie décente, nous défendons l’égalité des droits pour les personnes LGBTIA (lesbiennes, gay, bisexuelles, transexuelles, intersexuelles ou asexuelles), tout comme l’égalité Femme- Homme. Ceci nous semble non- négociable et est doit être mis en place au nom de nos valeurs démocratiques. Notre priorité doit être de mettre fin à toutes les sortes de discriminations pouvant exister. C’est là notre rôle aussi, en tant que socialistes et sociaux-démocrates de pousser ce débat dans la société. Nous voulons des salaires égaux, les mêmes conditions, le même temps de travail et les mêmes perspectives de carrière pour chacun, indépendamment de ses origines réelles ou supposées, de son orientation sexuelle, de son identité, de son handicap ou de son genre. L’inégalité salariale Femme- Homme doit être réduite par tous les moyens. Mais au-delà, la question de l’inégalité entre femmes et hommes doit aussi nous rappeler que quotidiennement des femmes meurent sous les coups d’un homme. Ce combat est l’une de nos priorités : nous devons soutenir la société civile et les associations qui défendent ces mêmes valeurs. Des quotas féminins dans les entreprises sont une solution à moyen- termes pour obtenir un changement de long- termes des esprits. L’Etat devrait forcer la mise en place d’un congé parental égalitaire entre femmes et hommes. Les femmes ne doivent ainsi plus subir une quelconque discrimination, du fait de leur capacité à porter des enfants.

Nous reconnaissons les nombreuses discriminations auxquelles doivent faire face les personnes handicapées dans notre société actuelle, et nous exprimons ici notre profonde inquiétude à ce sujet et demandons à nos partis respectifs de faire de ce combat une priorité dans nos campagnes à venir, ainsi que des nos travaux et nos activités militantes. En tant que socialistes nous croyons au rôle fondamental de l’inclusion et de la participation de toutes les personnes handicapées dans nos activités, dans nos organisations et au sein de notre famille politique. L’accessibilité des infrastructures devrait être garanties en permanence. Nous devons nous engager désormais à porter résolument ce combat.

Pour atteindre davantage d’égalité, l’éducation reste notre principal instrument pour changer les mentalités, briser les déterminismes sociaux et partager nos valeurs communes et ainsi construire une société ouverte et juste. Chaque personne devrait avoir le droit et la possibilité d’obtenir un diplôme. L’éducation doit être gratuite et publique. Dès la maternelle ces valeurs d’égalité devraient être établies. Il est nécessaire que l’accès à une garde d’enfant soit égal pour tous. Les écoles ne sont pas uniquement des lieux de professionnalisation ou pour développer des compétences. C’est un lieu pour bâtir de réels citoyens, conscients des enjeux de la démocratie et d’une culture multiculturelle. Par ailleurs, nous ne reconnaissons pas de hiérarchie entre les études ; de même les enfants d’origines diverses devraient être dans des mêmes classes aussi longtemps que possible, afin de promouvoir la cohésion sociale. Une éducation hautement qualifiée pour tous est un objectif pour nous : aucune université de « deuxième classe » ne devrait jamais être acceptée. Les frais d’inscription n’appartiennent pas à notre vision d’un système d’éducation juste et ouvert. De plus, nous pensons que le financement du système d’éducation devrait être l’un des premiers postes budgétaires des budgets nationaux. Des moyens spécifiques devraient être utilisés pour les écoles, où les besoins sont supérieurs- particulièrement dans les zones les plus défavorisées du territoire.

Dans notre analyse de la société, nous pensons que la lutte entre classes perdure. C’est de l’ordre du fait que des conflits sociaux existent encore, quand les plus riches s’enrichissent davantage, alors que les plus pauvres continuent à devoir se battre au jour le jour pour une vie décente. Des droits sociaux ont été conquis par le combat des générations précédentes, mais il est de notre ressort d’aller plus loin en refusant toutes les inégalités. Le faux débat sur la « classe moyenne » a rendu la compréhension de notre société plus complexe, puisque aucune définition exacte ne peut en être faite. Cela a essentiellement affaibli nos propres partis en flouant notre message politique lui-même.

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L’histoire de notre continent est l’histoire de rencontres entre cultures, d’un dialogue entre les différences. C’est une longue histoire de migration et d’échanges. Les guerres et les conflits ont marqué cette histoire commune, mais notre volonté de dépasser cela par notre unité, tout en respectant notre diversité, a été notre force. Au lieu d’une « Europe forteresse », nous voulons une Union Européenne ouverte, défendant ses valeurs et son modèle social unique.

Trop souvent l’immigration est décrite comme un problème ; en tant que socialistes et sociaux-démocrates, nous croyons au contraire qu’elle peut être une chance. L’intégration et la participation devraient être mis en place systématiquement et être notre réponse commune. De façon similaire, nous ne craignons pas l’élargissement de l’UE comme c’est le cas des conservateurs. Nous ne voyons pas non plus l’élargissement comme une façon d’affaiblir la construction sociale et politique de l’UE, contrairement à la perspective des libéraux. L’intégration et l’élargissement définissent ensemble notre vision de l’Europe.

Une Europe ouverte n’est pas une Union Européenne imposant des accords de libre- échange contre la volonté des pays du sud. Nous pensons sincèrement que le droit à une vie décente et le développement durable sont des objectifs pour tous, pas uniquement les Européens. Notre politique commerciale, ainsi que notre politique étrangère et de sécurité commune, tout comme notre politique migratoire doivent refléter ces valeurs.

Ces dernières semaines, une discussion sur un traité transatlantique entre les USA et l’UE a été annoncée, remettant en cause la construction européenne que nous souhaitons. Le contenu de ces négociations se concentrera sur les « barrières non- tarifaires », c’est-à-dire sur les règles économiques, sociales et écologiques qui sont au cœur de l’intégration européenne.

En tant que socialistes et sociaux-démocrates, nous ne voulons pas négocier toute la construction européenne. Nous croyons en la convergence de nos Etats- providence et en une intégration politique accrue, qui doit rester notre objectif. L’harmonisation fiscale et sociale deviendrait pratiquement impossible au travers d’un tel traité. En supprimant les normes et en baissant nos standards européens, qui sont pourtant la raison pour laquelle nos produits sont achetés, nous perdrions nos capacités d’export au lieu de les améliorer.

Nous sommes partisans de la démocratie et de la transparence. De ce fait, l’espionnage de nos données par les services américains à la demande d’entreprises multinationales, interroge le contrôle démocratique de nos données et de notre identité sur internet.

Les lobbies pro- gaz de schiste ou pro- OGM ont déjà pesé de tout leur poids pour limiter la souveraineté politique des Etats européens, afin de continuer à exploiter davantage encore de ressources naturelles, ignorant les conséquences catastrophiques sur notre environnement ou bien nos conditions de travail. Au contraire, nous voulons préserver nos choix démocratiques et continuer avec détermination notre combat contre le changement climatique, au travers d’une transition énergétique ambitieuse. A une époque de récession, de pertes d’emplois, quand l’écart entre revenus du travail et du capital continue à s’accroître, il est impératif de défendre plus que jamais notre modèle social. Le processus d’intégration européen ne devrait pas être affaibli ou ralenti de quelconque manière. Pour toutes ces raisons, les européens doivent mettre un terme aux négociations avec les USA sur la question d’un accord de libre-échange.

Nous ne pensons pas que la libéralisation des marchés créera des emplois, là où à l’inverse la défense et l’extension de nos normes sociales et environnementales, aussi dans nos accords de libre-échange, pourrait y remédier. Nous ne pensons pas davantage que l’harmonisation fiscale doive être atteinte par le dumping, mais bien par la mise en place de règles communes. Nous ne pensons pas que la planète et notre écosystème seront protégés par les grandes multinationales, le « capitalisme vert » ou le « greenwashing », mais au travers de règles contraignantes et des investissements massifs dans les énergies renouvelables. Au dogme du libre-échange, nous opposons le socialisme et la solidarité. Selon nous, la seule institution directement élue de l’UE, le parlement européen, doit faire entendre sa voix sur cette question.

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L’Europe fait face actuellement à une récession économique. L’austérité a été le principal instrument politique pour lutter contre cette crise. Il semble pourtant clair que les coupes budgétaires dans toutes les sphères de la société ne produiront pas les efforts escomptés. Investir dans le présent et le future des jeunes générations doit être la priorité de l’Europe. Nous devons créer de l’emploi, de la cohésion sociale et de la solidarité dans la société.

Il est temps de prendre le chômage des jeunes en considération, pas seulement comme une question symbolique dont l’on discuterait, mais comme une réelle priorité de la classe politique européenne. YES a défendu la mise en place de la garantie jeune depuis 2009. En 2013 nous sommes fiers que l’UE ait repris cette mesure, en demandant qu’elle soit appliquée dans tous les Etats-membres. YES continue donc d’attirer l’attention de leaders européens dans la mise en place de la Garantie Jeune. Pour la rendre efficace et juste, ils doivent prendre en compte les différents défis, auxquels font face les jeunes sur le marché de l’emploi. Nous devons développer des politiques qui vont améliorer l’employabilité des jeunes et assurer le progrès de différentes régions. Nous avons besoin d’une stratégie d’emploi qui devra permettra de façon simultanée la croissance dans les différentes régions d’Europe. Ceci aidera l’UE a mené des programmes de mobilité réussis, au lieu de l’actuelle la fuite migratoire, de la fuite des cerveaux, actuelle.

Nous devons donner les mêmes opportunités aux jeunes d’Europe. La mise en place de mesures comme un Salaire Minimum européen peut améliorer la cohésion sociale entre les Etats-Membres. Nous pensons aussi que ce n’est pas en rallongeant l’age de la retraite que nous résoudrons la crise, mais qu’au contraire nous rendrons encore plus difficile pour les jeunes de trouver un emploi.

YES demande à la classe politique de l’UE de mettre en tête de toutes ses priorités la création d’un nouveau plan Européen pour l’emploi, basé sur des investissements massifs dans l’économie verte. Nous nécessitons plus d’emplois dans la future transition énergétique, que nécessite l’Europe. L’approvisionnement en énergie ainsi que les industries vertes qui en découleront, créeront des milliers d’emplois qui seraient relocalisés. C’est notre devoir de développer sans attendre les énergies renouvelables en Europe, pour réduire notre dépendance au nucléaire, au pétrole et au gaz. L’Europe doit investir dans la transition énergétique.

Les jeunes en Europe sont les premiers affectés par le chômage. Nous voulons de l’emploi pour tous. Les Etats ayant le moins de chômage sont aussi ceux ayant le temps de travail hebdomadaire le plus court (en incluant les temps-plein et temps-partiel). Le Camp d’été de YES 2013 en appelle donc à la réduction du temps de travail hebdomadaire, à salaire constant. Nous voulons réduire le temps de travail dans toute la société, afin d’avoir de meilleures conditions de travail pour tous les travailleurs européens. L’Europe doit viser un taux d’emploi maximum, mais sans que cela se fasse aux dépends des conditions de vie. Nous rejetons sans hésitation le concept de « travailleur pauvre », crée par des mesures comme les « mini jobs » allemands. Dans un futur proche, l’introduction d’un salaire minimum européen sera une étape nécessaire pour sauvegarder les conditions de vie de tous les européens.

Le Camp d’été 2013 de YES en appelle à trouver des solutions au dumping social. Les employeurs devraient ainsi toujours se soumettre à la législation sociale locale du pays, où ils produisent (et non le pays où est basé l’entreprise). Les salariés devraient aussi être payés au même salaire (en incluant les cotisations sociales) que les salariés locaux, afin d’assurer une juste compétition entre les pays.

Les élections européennes en 2014 nous donnerons l’opportunité de nous battre pour nos valeurs et positions. C’est un moment important pour YES et ses organisations membres pour exprimer leur engagement en faveur d’une démocratie sociale au niveau européen. Ce sera l’occasion pour nous d’apporter une réponse au manque de participation des jeunes générations aux élections européennes. Nous ferons campagne pour plus de jeunes Députés Européens, et plus encore, pour une alternative politique en Europe.

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