Les Jeunes Socialistes soutiennent Cécile Kyenge face aux attaques de l’extrême-droite italienne

«L’immigration c’est le génocide des peuples ! Kyenge démission». Ce sont ces mots haineux qui ont été placardés mercredi soir à Rome par le parti d’extrême droite Forza Nuova. Près de ces pancartes, trois mannequins couverts de faux sang censés symboliser les ravages de l’immigration sur la société. Les Jeunes Socialistes s’indignent et condamnent avec la plus grande fermeté cette démonstration de violence et de haine xénophobe.

Depuis sa nomination au gouvernement, la ministre de l’intégration d’origine congolaise est la cible d’une série d’attaques à caractère raciste et sexiste. Fin Juillet, un sénateur membre du parti anti-immigration La ligue du Nord compare Cécile Kyenge à un orang-outan. Un mois plus tôt, c’est un responsable local du même parti qui appelle à violer la ministre afin qu’elle comprenne ce que ressentent les victimes de crimes commis par les étrangers. La présidente de la Chambre des députés, Laura Boldrini, qui a pris sa défense, s’est vue recevoir des messages d’insultes sexistes. L’insulte raciste n’étant pas un délit en Italie, les auteurs de ces de ces propos n’ont été ni contraints à la démission, ni condamnés.

Ces nombreuses attaques font suite à la déclaration de la ministre de l’intégration en faveur d’une réforme du droit du sol. En Italie, actuellement, un étranger doit passer au moins dix ans en situation légale dans le pays avant de pouvoir prétendre à la nationalité italienne. D’autre part, les enfants nés en Italie de parents étrangers n’obtiennent pas automatiquement la nationalité italienne. C’est donc l’ensemble de cette situation qu’aspire à changer Cécile Kyenge: «En 1990, le pays comptait environ 1,5 million d’immigrés contre 5 millions aujourd’hui. Les Italiens n’en ont pas pris conscience. Il faut une loi en mesure refléter la nouvelle photographie de la péninsule.»

«Ni pitié, ni injure, juste une société tolérante». C’est l’espoir et l’objectif de Cécile Kyenge.

En Italie, le seuil de saturation raciste et sexiste est désormais largement dépassé, les Jeunes Socialistes appellent à signer la fin de l’acte. Nous souhaitons un sursaut contre ces comportements qui font honte à l’humanité. Pour les Jeunes Socialistes, une des manières de lutter contre les idées véhiculées par l’extrême-droite en Europe, c’est d’assumer une politique migratoire qui soit de gauche, par exemple en facilitant les naturalisations comme a commencé à le faire en France le ministre de l’Intérieur. C’est également régulariser plus de sans-papiers et développer un véritable accueil linguistique, social et culturel pour les populations.

Nous ne devons jamais nous résoudre à ce que les idées et pratiques nauséabondes de l’extrême-droite aient une place dans notre Europe démocratique.

Préparez le changement: restez informés!

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