Le projet de loi pour l’Egalité entre les Femmes et les Hommes adopté au sénat par une large majorité : une première étape vers une ère de « l’Egalité concrète »

Le projet de loi pour l’Egalité entre les Femmes et les Hommes a été adopté très tôt ce matin, en première lecture, par une large majorité de sénateurs, au terme d’une longue soirée de débat. Seule l’UMP a voté contre ce texte après avoir fait preuve une nouvelle fois de propos rétrogrades et conservateurs.

Les Jeunes Socialistes saluent un projet de loi innovant par sa transversalité. Le volontarisme vers l’ère de l’Egalité concrète entre les Femmes et les Hommes s’illustre véritablement à travers la prise en compte de cette problématiques dans toutes ses dimensions : qu’il s’agisse de répondre aux enjeux démocratiques par l’accès des femmes aux responsabilités, de lutter efficacement contre les violences faites aux femmes et de mieux protéger les victimes, de faire progresser l’égalité professionnelles, d’apporter des solutions aux femmes en situation de précarité ou de permettre un partage plus équilibré entre les parents dans l’éducation des enfants. L’interdépendance est une réalité et lutter contre une inégalité peut avoir des effets positifs pour d’autres, de même que ne pas agir sur une peut bloquer la réussite d’une autre.

Les Jeunes Socialistes saluent également les avancées permises pas le travail parlementaire sur ce texte, parmi lesquelles :

  • le droit à un accompagnement à l’issu d’un congé parental pour faciliter le retour vers l’emploi
  • la création d’une obligation unique de négocier sur l’égalité professionnelle dans l’entreprise, intégrant l’objectif de réduction des écarts de rémunération
  • la création d’un indicateur suivant les écarts de promotion permettant de mieux lutter contre les plafonds de verre
  • l’ouverture du téléphone d’urgence aux victimes de viol
  • l’élargissement du champ du délit d’entrave à l’IVG (par l’introduction d’une sanction pour toute tentative de blocage des centres empêchant une information sur l’IVG)
  • l’interdiction des concours de mini-miss pour les enfants de moins de 16 ans, qui ne sont organisés que pour les petites filles (jamais pour les petits garçons) et qui participent à la construction de la marchandisation du corps de la femme.

Lors de la rencontre avec Najat Vallaud Belkacem à la Rochelle, les Jeunes Socialistes avaient formulé quelques remarques et propositions pour améliorer encore ce texte s’agissant notamment de l’introduction de droits d’absences pour les futurs-pères pour assister aux examens prénataux. Celles-ci pourront désormais être soumises aux députés, qui auront à leur tour vocation à améliorer ce texte dans les semaines à venir.

Préparez le changement: restez informés!

Commentaires

Soyez le premier à réagir !

Réagissez !

Vous devez être connecté(e) pour rédiger un commentaire.