Le choix ambitieux d’une politique pénale de gauche

Les Jeunes socialistes soutiennent la réforme pénale à venir, et la volonté de pédagogie de la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, qui va être menée par des conférences publique sur tout le territoire français.

Le rapport de la conférence de consensus remis au Premier ministre le 20 février 2013 était déjà très prometteur. Il mettait fin à une pensée du tout-répressif, faisant de la prison l’unique outil de sanction, sans but de société. En portant les propositions du rapport, la ministre de la Justice Christiane Taubira a enfin amenée une politique pénale de gauche.

Le gouvernement prouve sa volonté de ne faire aucun compromis sur la sécurité des citoyens en faisant de la lutte contre la récidive la priorité de sa politique pénale, tout en permettant de meilleures conditions de détention et de réinsertion après la sortie : renforcement des moyens, allègement du travail du personnel pénitentiaire (surveillants, service pénitentiaire d’insertion et de probation…), aménagement des sorties et encadrement des libérations par un dispositif de « libération sous contrainte »… sont autant de mesures qui confirment la détermination du gouvernement à lutter contre la délinquance, loin du laxisme dont l’accuse la droite.

La création de la « contrainte pénale » est une nouvelle réponse pénale plus adaptée que la prison dans de nombreux cas, qui implique différents modes de réparation (médiation, réparation du préjudice, travail d’intérêt général, rencontre auteur-victime) avec un suivi psychologique, social ou citoyen afin de modifier le comportement à l’origine du délit. Avec un travail sur la réinsertion (accès au logement, recherche d’emploi, formation..) cela contribue à réintégrer la personne ayant commis un délit, alors que souvent la prison, avec ses conditions de vie indignes contribuait à casser tout lien social, à déresponsabiliser, à rendre impossible une réinsertion et donc à favoriser fortement la récidive.
63% des anciens détenus sont à nouveau condamnés à une peine de prison ferme dans les 5 ans suivant la fin de leur placement en détention.
Les Jeunes socialistes rappellent ainsi que l’insertion sociale est un des premiers facteurs pour sortir de la délinquance et soutiennent la justice réparatrice, facteur de paix sociale.

Les Jeunes Socialistes saluent également la suppression des peines planchers mises en place sous le quinquennat Sarkozy et qui ont, des années durant, prouvé leur inefficacité, en contrevenant au principe fondamental d’individualisation des peines.

Aussi, les Jeunes socialistes se réjouissent de la volonté du gouvernement de sortir de la politique du laxisme et de l’affichage en matière de sécurité et de justice, grâce aux 5000 postes supplémentaires dans la police et la justice en 5 ans, dont 300 conseillers de probations et d’insertion en 2014.

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