Le Workers’ Youth Festival : Rise-up pour un changement en Allemagne et en Europe !

L’Europe s’enfonce dans une situation dramatique : un chômage des jeunes qui explose, une désindustrialisation qui n’en finit plus, et une logique de libéralisation aussi effrénée qu’absurde de nos économies. Dans ce contexte, nos camarades des JUSOS et des FALKEN ont organisé du 9 au 12 mai le Workers Youth Festival à Dortmund. L’occasion de rassembler 4000 jeunes venus de toute l’Allemagne, d’Europe et même du reste monde pour un véritable moment de militantisme commun.

Il était urgent de porter un message d’alternative face à une Europe si influente sur le cours de nos vies, mais si pauvre en solidarité et si prompte à défendre des intérêts financiers.

Il devient impératif de changer cette Europe sur le fond : son fonctionnement, déjà. Vers plus de démocratie, le renforcement des pouvoirs du Parlement Européen et de vraies élections continentales. En matière économique et sociale, aussi, par une harmonisation fiscale par le haut, une BCE permettant la relance et une transition énergétique, pauvre en carbone et riche en emploi.

Mais, c’est aussi notre façon de militer qu’il faut aujourd’hui repenser : Si cette Europe est si influente sur nos vies, notre rôle, alors, est d’influer le cours des choses à cette échelle : par un véritable militantisme européen.

Dans ce but, nous avons multiplié les points de délégation lors du festival, notamment avec nos camarades Belges et Espagnols, pour rappeler l’urgence de cette autre Europe. Nous avons poursuivi notre campagne commune « Rise Up » et soutenons nos camarades allemands pour un changement de majorité en Allemagne. C’est aussi comme cela que nous préparerons l’alternance lors des Européennes de 2014.

Les nombreux ateliers de réflexion, souvent participatifs, les plénières sur la politique étrangère européenne, la lutte contre l’extrême-droite, le féminisme ou encore l’impératif écologique ont contribué à nourrir nos perspectives. La grande manifestation du samedi après-midi a là aussi été l’occasion de partager nos convictions et d’échanger sur la façon de rendre l’Europe plus concrète, et éviter le repli nationaliste, qui naît de l’incapacité du politique à changer le réel.

Sigmar Gabriel, chef de file du SPD, l’a dit lors de sa venue : si les socialistes ont pu connaître des échecs ou des défaillances dans leurs 150 ans d’histoire, ils n’ont pas pour autant à rougir de leurs combats. De la lutte contre l’extrême-droite à la défense des travailleurs, les combats d’hier sont toujours ceux d’aujourd’hui. A nous à présent de les porter en Europe, d’autant plus forts et déterminés que nous serons unis par ce nouveau militantisme européen.

Préparez le changement: restez informés!

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