Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie : le combat pour l’égalité n’est pas terminé

En cette journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, un constat s’impose : les LGBTphobies progressent en France. Le rapport annuel 2013 de SOS homophobie rapporte 27% de témoignages recensés en plus que l’année précédente. 10 ans de droite et de propos haineux tenus aux plus haut niveau de l’Etat n’ont pas contribués à faire avancer la tolérance. S’ajoute à cela le déferlement de haine à l’initiative des Copé, Fillon, Boutin et Barjot pendant le débat sur le « mariage pour tous ». Il est toujours difficile pour un jeune d’assumer son orientation sexuelle ou son identité de genre, dans une société où même des élus ont entretenu l’homophobie. Le risque de suicide chez les jeunes homos est 13 fois supérieur à celui qui touche les jeunes hétéros en France.

Les LGBTphobies sont présentent partout, qu’il s’agisse de la cour de récré, des études ou du travail. En octobre dernier, Najat Vallaud-Belkacem a lancé un vaste de plan de lutte contre l’homophobie, à tous les niveaux de la société, impliquant l’ensemble des ministères.

Les Jeunes Socialistes se félicitent du travail initié par Manuel Valls et le ministère de l’Interieur dans la formation des agents de police et de gendarmerie aux questions des stéréotypes. Plusieurs sessions de formations sur la question de l’orientation sexuelle et l’identité de genre sont programmées afin d’améliorer l’accueil des victimes dans les commissariats, par les agents de la paix comme des commissaires. Ce sont notamment des membres de l’association Flag (policiers LGBT) qui forment leurs collègues à ces questions. Les commissariats affichent désormais des campagnes d’associations pour inciter les victimes à déclarer les actes homophobes qu’elles subissent.

De la même manière, des modules sur les discriminations et les stéréotypes seront inclues à la formation des futurs enseignants. Dans l’enseignement supérieur, un guide est édité à destination des personnels en contact avec des étudiants pour identifier les victimes d’homophobie, comprendre leur situation et mieux les orienter.

Ce plan national permettra de changer les esprits, et d’enfin faire l’égalité dans les têtes. Le chemin est cependant encore long, et déconstruire des préjugés ancrés profondément est difficile.

En cette journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie (IDAHO), les Jeunes Socialistes restent pleinement mobilisés dans la lutte contre toutes les discriminations. Le gouvernement devra également avancer davantage sur la question trans, pour faciliter le changement d’état civil ou l’ouverture du don du sang aux homosexuels n’ayant pas eu de rapports à risques dans les 6 mois.

Préparez le changement: restez informés!

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